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Marie-France Lalonde : « rebâtir le parti » ou aider à « conserver Orléans »

TORONTO – Le décompte est enclenché, mais la décision n’est pas prise, affirme Marie-France Lalonde. La député libérale provinciale est plus que jamais tentée de faire le saut au niveau fédéral, mais elle prend aussi davantage conscience de ce qui est en jeu, pour elle et sa famille politique si elle fait ce choix.

Marie-France Lalonde doit prendre une décision. Et elle expose plus clairement que jamais le choix qui se présente devant elle : « rebâtir le parti » libéral provincial ou aider les libéraux fédéraux à « conserver Orléans », confie la députée provinciale, réélue dans Ottawa-Orléans, il y a moins d’un an.

Plusieurs médias ont questionné, le mercredi 8 mai, Marie-France Lalonde sur sa décision à venir. Crédit image : Étienne Fortin-Gauthier

Lundi, elle fera une annonce, soit à Ottawa, soit à Toronto. Sa décision à venir fascinait bien des intervenants à Queen’s Park, en journée. Malgré les questions insistantes des médias, la principale intéressée demeurait prudente sur la conclusion qu’aura sa réflexion.

« Je le dis très candidement, je suis en réflexion. Je le considère. Localement, il y a une grande excitation », lance-t-elle. Du même souffle, elle affirme maintenant que sa décision aura de grandes répercussions sur ses employés dans sa circonscription et à Queen’s Park. Si elle fait le saut au fédéral, ils pourraient en payer le prix indirectement, dit-elle.

Des Rosiers pas intéressée par un saut au fédéral

Nathalie Des Rosiers, qui exclut de faire un jour de la politique fédérale, affirme que les libéraux provinciaux vont continuer de se battre avec acharnement pour les Franco-Ontariens, même si Mme Lalonde devait quitter son siège de députée.

La députée d’Ottawa-Vanier affirme qu’un éventuel successeur à Marie-France Lalonde devrait maîtriser le français. « De bien représenter la communauté d’Orléans exige de pouvoir parler français », dit-elle, sans détours.

« Ils ne sont pas heureux »

Pour plusieurs, les hésitations de Marie-France Lalonde témoignent des difficultés du Parti libéral provincial à conserver le moral au sein des troupes.

« Ils ne sont pas heureux », lance France Gélinas, députée du Nouveau Parti démocratique au sujet des élus libéraux. « Il reste sept députés libéraux. Après il va y en avoir six. On peut voir qu’ils ne sont pas trop heureux. La session est difficile. Ils ne sont pas souvent en chambre », ajoute-t-elle. « J’ai toujours été dans l’opposition. On peut faire beaucoup dans l’opposition. Notre système démocratique marche avec un gouvernement et une opposition. L’opposition a un travail à faire et on peut faire une différence », renchérit-elle.

Pour Mme Gélinas, il n’y a pas de doute, Marie-France Lalonde va faire le saut sur la scène fédérale. « Les rumeurs sont suffisamment nombreuses que c’est chose faite, elle va laisser la politique provinciale et aller au fédéral », dit-elle.

Invités à commenter l’annonce à venir de Marie-France Lalonde, les élus progressiste-conservateurs se sont fait avares de commentaires. Un porte-parole du parti a affirmé qu’une déclaration serait faite une fois l’annonce de la députée libérale.

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