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Paul Ruban et Véronique Sylvain remportent les prix littéraires Trillium

Temps de lecture : 2 minutes

À condition exceptionnelle pour cause de COVID-19, la cérémonie des prix littéraires Trillium était pour la première fois virtuelle. Chez les francophones, Paul Ruban a remporté le sésame, tandis que Véronique Sylvain a gagné le prix de poésie.

Réalisateur de profession, le Franco-Torontois Paul Ruban avait vu son livre Crevaison en corbillard être publié par Flammarion Québec, l’an passé.

Ce premier livre pour l’auteur franco-ontarien s’apparente à une trentaine de nouvelles à l’humour tragi-comique.

« Je ne m’y attendais pas du tout. Ça reste irréel. Après la liesse d’hier soir, aujourd’hui fut un retour à un train-train plus prosaïque, comme sortir les poubelles, récupérer l’auto chez le garagiste, s’occuper des flots », commente avec humour le lauréat.

« La cérémonie était effectivement virtuelle. J’aurais aimé serrer la main aux finalistes, mais en même temps, je n’aime pas être sous les feux de la rampe. Ça m’arrangeait donc. Je pouvais être nu-pieds, sans me soucier des apparences. Sur scène, au moment de recevoir mon prix, j’aurais été comme un cerf pétrifié sous les phares d’une auto ! »

Et pourquoi avoir choisi un recueil de nouvelles ?

« La nouvelle est un genre littéraire qui me plait énormément, car on peut voyager d’une époque à l’autre, d’un personnage à l’autre. C’est un formidable laboratoire narratif. »

Parmi les autres finalistes pour le plus prestigieux des prix littéraires de l’année en Ontario : Jean Boisjoli pour Moi, Sam. Elle, Janis, (Éditions David), Claude Guilmain pour AmericanDream.ca (Les Éditions L’Interligne), et Aristote Kavungu pour Mon père, Boudarel et moi (Les Éditions L’Interligne).

La quête d’identité de Véronique Sylvain

Dans la catégorie poésie, c’est aussi le premier prix littéraire remporté par Véronique Sylvain. Pour l’auteure originaire de Kapuskasing, ce recueil de poésies Premier quart, publié aux Éditions Prise de parole, représentait également son premier livre.

« Je travaille dans le milieu d’édition pour les Éditions David, donc j’ai eu l’occasion d’aller auparavant aux cérémonies des prix Trillium, et je partageais la même nervosité que les auteurs. Quand j’ai commencé à écrire mon livre, je ne me disais pas que j’allais gagner des prix », explique Mme Sylvain en entrevue pour ONFR+.

« C’est une belle surprise, surtout dans les temps qu’on vit en ce moment ! »

Les influences de la poète sont diverses, de Patrice Desbiens, à Pierre Albert, en passant par Michel Dallaire, mais aussi les haïkus japonais.

« C’est un premier recueil, donc il est beaucoup basé sur mon identité, des lieux tout d’abord qui font partie de mon cheminement, comme le Nord de l’Ontario où j’ai vécu une grande partie de ma vie, mais aussi le Bas-Saint-Laurent, et Ottawa où je travaille aujourd’hui. Dans ce recueil, la langue française est aussi importante ainsi que le sentiment amoureux. »

L’autre finaliste dans la catégorie poésie était Daniel Groleau Landry.

Un prix remis depuis 33 ans

Chez les anglophones, Téa Mutonji, et Roxanna Bennett dans la catégorie poésie, ont remporté les prix.

Créé en 1987, le Prix Trillium récompense les meilleurs livres provinciaux dans les deux langues officielles du Canada. Tous les genres sont représentés : romans, études et essais, œuvres dramatiques, livres pour enfants et poésie.

Un jury composé d’écrivains et d’autres membres de la communauté littéraire juge toutes les candidatures et choisit les lauréats.

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