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Les acteurs Jo-anne Donoghue, Emile Boudreau et Colin Masterso.

Rougeneck, une comédie identitaire pour les Franco-Ontariens

Temps de lecture : 3 minutes

OTTAWA – Suspendu à l’apport de nouveaux fonds, le tournage d’un film lié à la communauté pourrait prochainement voir le jour. Son réalisateur espère trouver une issue pour mener à bien son projet, intitulé Rougeneck et qui prendra la forme soit d’un long-métrage, soit d’une production audiovisuelle. Il a dévoilé une bande-annonce pour convaincre d’éventuels investisseurs et donateurs.

En 2015, une idée bien cocasse surgit de la tête de Nathan Estabrooks. Écrire un projet à l’image des Franco-Ontariens, des bilingues et de la relation entre les francophones et les anglophones. Une incubation d’idées en lien avec son expérience personnelle mais aussi de celle de Ben Hoksyn, le coproducteur.

Marié à une Franco-Ontarienne et avec des enfants franco-ontariens, le réalisateur dit avec grande fierté : « À la maison c’est le français, je suis une Anglo-franco-ontarien ! »

Nathan Estabrooks, réalisateur. Gracieuseté

Définitivement un allié de la francophonie, il nous raconte que, sans le français, il aurait été difficile d’entretenir des liens avec sa belle-famille et sa belle-mère, « elle ressemble beaucoup au personnage d’Edith dans Rougeneck ». Il reprend : « Elle m’a aidé et m’a fait sentir le bienvenu dans les deux langues. Et c’est là que le concept est né, un anglophone adopté par une famille francophone ». « Après tout on habite Vanier ! », renchérit-il.

La drôle de cohabitation anglo-franco

Le projet cinématographique de Rougeneck se déroule à Vanier et met en scène les Rioux, une famille franglaise. Nathan Estabrooks explique notamment : « Ce qui m’a frappé c’est que les gens de Vanier parlent français et anglais dans la même phrase, c’est propre à cet endroit. »

C’est ainsi que Nathan Estabrooks et Ben Hoskyn ont senti que ce projet – en plus d’être un portrait de leur quotidien serait aussi une opportunité de représenter cette population. « J’ai senti que cette partie des Franco-Ontariens avait besoin de représentation et que ça pourrait peut-être aider aussi », poursuit Nathan.

Dans l’œil de la caméra de tournage : la famille Rioux. Gracieuseté

Les deux producteurs se réjouissent du nombre de retour positif concernant ce projet. « Nous prenons cela très au sérieux. Puis, si ça touche les gens de notre région, c’est peut-être aussi l’histoire des Franco-Ontariens ou bilingue de Sudbury ou de Thunder Bay. Je pense qu’il y a de la demande dans notre région. »

Dans l’équipe du tournage, nous retrouvons d’ailleurs des acteurs francophones, anglophones et bilingues même si la majorité se veut francophone. Un casting fidèle au projet.

Un long métrage ou une production télévisuelle

« Évidemment pour faire notre production nous avons besoin de demander des fonds et nous l’avons fait auprès d’Ontario création. »

Ben Hoskyn, précise que Rougeneck n’est pas un projet excessif. « Notre budget est modeste et Ottawa coûte bien moins cher que Toronto, mais nous sommes toujours à la recherche de subventions. »

Le scripte rédigé en 2015 a eu l’aide de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO) et d’Ottawa Bilingue, pour réaliser la bande-annonce.

« Cette bande-annonce est essentiellement une tentative d’attirer des fonds pour réaliser le long métrage ou la production télévisuelle, j’aime l’idée de télévision ou web-série », explique Nathan Estabrooks.

Pour Ben Hoskyn, « cette histoire pourrait être déclinée en tellement de façons, les personnages sont si variés, nous chercherons des investissements pour aller plus loin, c’est sur ». Le projet Rougeneck n’est qu’aux prémices de son élaboration, une réalisation prometteuse, qui sans aucun doute contribue au rayonnement de la francophonie.

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