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Salon du livre de Hearst : « Plus personne ne trouve folle l’idée du Salon »

Temps de lecture : 2 minutes

[ENTREVUE EXPRESS]

LE CONTEXTE :  

Le Salon du livre de Hearst débute ce jeudi pour trois jours. Depuis son lancement en 2000, l’événement qui se déroule tous les deux ans en alternance avec le Salon de Sudbury attire des milliers de fidèles dans ce « village gaulois ». 

QUI :

Jean-Pierre Boutin est le coprésident du Salon du livre de Hearst, un titre qu’il partage avec Suzanne Rheault. Ce résident de Hearst nous partage ses ambitions pour l’événement.

L’ENJEU :

Pour sa 10e édition, le Salon du livre de Hearst réunira une trentaine d’écrivains dont Jean-Marc Dalpé, Mario Cyr ou encore Gabriel Osson. Cette année, les thématiques policières et franco-ontariennes seront particulièrement mises en avant.

« Quels vont être encore une fois les objectifs du Salon qui débute ce jeudi ?

C’est toujours la volonté de faire la promotion du livre et de la lecture, d’encourager les jeunes à lire. On va aussi continuer le mariage de la programmation scolaire et le Salon, c’est-à-dire que les auteurs vont visiter les élèves dans les écoles primaires et secondaires. Les auteurs seront aussi présents à la bibliothèque publique mais aussi dans toutes sortes d’organismes de la ville. C’est le cas de l’agronome Lili Michaud qui expliquera comment faire son compost constitue un bon geste pour la Terre, le tout au Centre Inovo.

Pourquoi choisir le thème du roman policier cette année ?

Il y a un intérêt vraiment. C’est une littérature populaire, et il y a toujours eu un snobisme vis-à-vis de cette littérature. Aussi, on n’avait jamais mis ce thème en avant durant les neuf éditions précédentes. Il y aura plusieurs conférences, dont celle « l’univers du polar » d’André Jacques jeudi à 19h30, et plusieurs tables rondes également sur le sujet, dont une « mes coups de cœurs policiers » qui était ce jeudi matin avec André Jacques, Jean Jacques Pelletier et Marie-Ève Bourrassa. Ils rediscuteront samedi matin autour du thème « le détective récurrent dans le roman policier ».

Qu’est ce qui change vraiment pour cette année ?

D’une part, c’est seulement la deuxième fois que l’on va avoir un président d’honneur en la personne de Jean-Marc Dalpé. Ça n’arrive pas souvent ! Et puis, notre Salon est devenu naturel. En 2002, pour notre deuxième édition, l’auteur Gil Courtemanche s’était fait demander pourquoi aller à notre Salon. Il avait répondu qu’on méritait d’être encouragé. Aujourd’hui, plus personne ne trouve folle l’idée du Salon du livre de Hearst !

Est-ce qu’attirer les auteurs dans une ville comme Hearst, plutôt isolée sur la carte, représente un défi ?

Oui, bien entendu, mais par contre, je pense qu’avec les années, la chaleur, le dynamisme des petits salons en région est très apprécié. On vise les gens de Hearst, mais aussi des visiteurs des communautés environnantes comme Kapuskasing ou Moonbeam. Les années précédentes, on a même vu des gens de Longlac ou Timmins venir ! »

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