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Transformation du système de santé provincial : les premiers éléments à savoir

Temps de lecture : 2 minutes

TORONTO – Depuis plusieurs mois, le projet était dans les cartons du gouvernement progressiste-conservateur. La ministre de la Santé et des Soins de longue durée, Christine Elliott, a dévoilé, mardi matin, son plan pour la transformation du système de santé provincial. Voici quelques-uns des premiers éléments.

SÉBASTIEN PIERROZ
spierroz@tfo.org | @sebpierroz

Super agence de santé

C’est dorénavant officiel, il y aura bien une super agence de santé. Cette décision met de fait fin aux 14 réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS). Créés dans une Loi de 2006 par le gouvernement libéral de Dalton McGuinty, les RLISS géraient 30 milliards de dollars par année, issus du ministère de la Santé et des Soins de longue durée, qu’ils répartissaient dans les hôpitaux, les centres de santé communautaires ou encore, les centres de soins de longue durée. Aucun échéancier ne semble encore prévu pour leur fin.

Plus de regroupements

La ministre Elliott encourage, par ailleurs, les regroupements d’institutions de santé, comme les hôpitaux, les résidences de soins de longue durée et les autres fournisseurs de services, à mettre leur force en commun. « Intégration de plusieurs organismes provinciaux et programmes provinciaux spécialisés en un seul organisme afin de créer un point central de responsabilisation et de supervision du système de santé. Cela améliorerait les directives cliniques, le soutien offert aux fournisseurs et permettrait d’offrir des soins de meilleure qualité aux patients », peut-on lire dans le communiqué. Ils travailleront davantage ensemble au sein de groupes nommés Équipes Santé Ontario. Il devrait y en avoir entre 30 et 50 dans la province, à terme. Certaines verront le jour dans une région particulière, d’autres selon la clientèle qu’elles servent (aînés, personnes ayant troubles de santé mentale,…).

Les entités épargnées

Les Franco-Ontariens attendaient particulièrement ce plan à long terme. La raison ? La possible sauvegarde des six entités de planification francophones conseillant les désormais ex-RLISS sur les questions des services de santé en français. « Nous avons un engagement que les six entités restent », a dit Mme Elliott lors de la mêlée de presse. « Les services en français vont s’améliorer pour les Franco-Ontariens. Ils seront mieux coordonnés », a t-elle ajouté.

Économiser de l’argent ?

Lors de son arrivée au pouvoir en juin dernier, M. Ford a toujours visé la réduction des dépenses gouvernementales. Avec un budget annuel de plus de 50 milliards de dollars, le ministère de la Santé et des Soins de longue durée est de loin le plus « coûteux ». Christine Elliott refuse pourtant le terme d’économies, préférant parler du « patient au cœur du système ». « L’Ontario investit 3,8 milliards de dollars sur 10 ans afin de mettre en place un système global et interconnecté pour le traitement des problèmes de santé mentale et de dépendances, et d’ajouter 15 000 nouveaux lits de soins de longue durée sur cinq ans et 30 000 lits sur 10 ans », affirme le gouvernement dans son communiqué.

Flous sur les suppressions d’emploi

Par ailleurs, la ministre s’est montrée flou quant à l’avenir des employés des RLISS, et de possibles suppressions d’emploi. Mme Elliott a affirmé que ces employés travaillant dans les 14 RLISS seront nécessaires en première ligne. La transition entre le modèle actuel avec 14 réseaux de la santé en Ontario (RLISS) vers un seul réseau, Santé Ontario, prendra au moins 3 ans, sinon plus, ont révélé à la presse des hauts-fonctionnaires du ministère de la Santé.

Avec la collaboration d’Étienne Fortin-Gauthier, à Queen’s Park

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