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Trèva Cousineau lauréate du Prix Bernard-Grandmaître

Temps de lecture : 4 minutes

OTTAWA – L’enseignante et diététiste, Trèva Cousineau, a reçu, lundi, le Prix Bernard-GrandMaître de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO).

« Je suis comblée ! », a lancé la lauréate.

« Je partage ce prix avec tous ceux avec qui j’ai travaillé pendant des années parce qu’on ne réussit rien seule. Les spécialistes disent que faire du bénévolat garde jeune, faites-en ! », a-t-elle ajouté.

Décerné annuellement depuis 1999, le prix souligne le dévouement exceptionnel des leaders de la francophonie ottavienne. Animé par Claude Andréa Bonny et accompagné des prestations du R Premier, les Twins Flames et Jacobus, le Gala a été tenu en présentiel au grand plaisir des participants.

Surnommée « le bouclier de la francophonie » par le chroniqueur Denis Gratton, Trèva Cousineau a œuvré pendant un demi-siècle pour la promotion de la langue française aux niveaux local, provincial, national et international.

Figure de proue des Franco-Ontariens

Née à Timmins en 1937, Trèva Cousineau y a été conseillère scolaire de 1969 à 1983. C’est durant cette période qu’elle a le déclic de se dévouer à la francophonie alors qu’elle participe à des réunions du conseil se déroulant en anglais alors que huit des neuf membres étaient francophones.

Organisatrice chevronnée, Mme Cousineau a également fondé un centre pour alcooliques à Timmins en 1985 puis a été coordonnatrice des services en français de l’Hôpital Sudbury Algoma de 1986 à 1988.

Cette expérience mène Trèva Cousineau à présider, en 1990, le Groupe consultatif sur la gestion de l’éducation en langue française. Le rapport de la « Commission Cousineau » sera à l’origine de l’établissement de 12 conseils scolaires francophones en Ontario.

Déménagée à Ottawa au début des années 1990, l’infatigable militante prend la direction du Conseil d’éducation catholique pour les francophones de l’Ontario. En 1997, elle devient présidente de l’Association canadienne-française de l’Ontario. Trèva Cousineau sera également la directrice générale de la Fédération nationale des conseils scolaires de langue française.

Son dévouement pour le fait français lui vaudra de nombreux prix notamment en 2001 où a elle été décoré de l’Ordre de la Pléiade.

Porteuse de grandes ambitions pour le français, elle a occupé la vice-présidence de l’organisme « Richelieu International » de 2003 à 2008 visant la promotion de la francophonie aux quatre coins de la planète. En 2010, elle est élue au conseil d’administration du Centre de la francophonie des Amériques.

Visant à faire reconnaître le caractère bilingue d’Ottawa, Trèva Cousineau a été présidente du Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO). En 2006, elle devient membre du comité organisateur du projet des « Monuments de la francophonie d’Ottawa ». Les six premiers monuments rendant hommage aux figures historiques d’expression française d’Ottawa ont été construits sous son impulsion. En 2012, elle sera présidente du projet du Monument de la francophonie de l’Université d’Ottawa qui sera inauguré l’année suivante.

Son inspirant parcours lui a par ailleurs valu le Prix d’excellence 2018 de l’Ontario pour les personnes âgées.

Les autres gagnants

Le 22e Gala des Prix Bernard-Grandmaître a également mis à l’honneur différents acteurs de la francophonie ottavienne. Voici les lauréats dans les différentes catégories.

  • Organisme de l’année : Patro d’Ottawa

Le Patro d’Ottawa est un organisme communautaire venant en aide aux jeunes, aux nouveaux citoyens et aux aînés vivant avec des besoins spéciaux. Il s’est mérité le prix notamment pour son adaptation lors de la pandémie.

  • Allié.e de la francophonie de l’année : Véronica Roy

Véronica Roy est la directrice générale du festival d’art urbain House of Paint (HoP) depuis cinq ans. Bien qu’elle ne s’exprime pas en français, Mme Roy a toujours fait des efforts importants pour mettre de l’avant des artistes francophones dans la programmation du festival.

  • Intervenant.e en santé de l’année : Anthony Di Monte

D’origine montréalaise, Anthony DiMonte est un Ottavien qui a toujours eu le souci de rejoindre la population de la capitale nationale dans les deux langues officielles du pays.

  • Jeunesse de l’année : Logan Hussein

Né en 2008 avec une pneumothorax, Logan Hussein a survécu grâce aux soins intensifs de l’unité néonatale du Centre Hospitalier de l’Est de l’Ontario. Il a lancé le programme « Kids Helping Kids » qui a récolté plus de 223 000 $ au cours des dernières années au profit du CHEO.

  • Jeune leader de l’année : Ama Ouattara

Ama Ouattara s’implique depuis de nombreuses années pour l’épanouissement de la francophonie dans toutes ses facettes multiculturelles. Elle s’est notamment impliquée dans le concours « Histoires d’immigrations », des expositions d’arts pour les jeunes francophones et des chroniques participatives comme T’es-Tu ?

  • Intervenant.e en éducation de l’année : Éric Barrette

Éric Barrette est membre du conseil d’administration de la Nouvelle Scène et de l’ACFO-Ottawa. De plus, il est collaborateur à l’émission L’effet Pogonat, diffusée à l’échelle nationale sur les ondes d’ICI-Musique, et il fait des interventions culturelles récurrentes sur les ondes d’Unique FM, en plus d’être l’instigateur du podcast historique Assis Devant.

  • Nouvel.le arrivant.e de l’année : Ayoub Jlila

Venu du Maroc, Ayoub Jlila est journaliste pour les Éditions André Paquette. Il est également coordonnateur des communications du Réseau de soutien à l’immigration francophone de l’Est de l’Ontario. 

  • Citoyen.ne de l’année : Solange Fortin

Main sur le cœur, Solange Fortin a dédié sa vie à venir en aide aux gens vivant dans des communautés vulnérables. Elle a notamment fait partie du Centre Pauline-Charron, la Société Saint-Vincent de Paul – Conseil central d’Ottawa, la Conférence Trinité de la Saint-Vincent de Paul et le Comité paroissial de pastorale de la Communauté chrétienne St-Frère-André. Elle a également mis sur pied, un projet d’envoi de conteneurs de produits alimentaires et autres produits de nécessité pour les familles inuites habitant Rankin Inlet au Nunavut. 

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