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Trois nouveaux centres de dépistage dans l’Est ontarien

Temps de lecture : 2 minutes

Les autorités médicales de l’Est ontarien ont confirmé que trois nouveaux centres d’évaluation et de dépistage de la COVID-19 ouvriront leurs portes d’ici la fin de la semaine prochaine à Cornwall, Winchester et Casselman. 

Ces cliniques spécialisées s’ajouteront à celle de Hawkesbury, récemment inaugurée. Si les quatre centres devaient être débordés, les autorités médicales se réservent le droit d’en ouvrir un cinquième à Alexandria.

Tout cela s’inscrit dans le cadre d’une offensive majeure qui a atteint son paroxysme, jeudi, avec la déclaration officielle de l’état d’urgence dans les Comtés unis de Stormont, Dundas et Glengarry (SDG), les Comtés de Prescott et Russell (CUPR) et à Cornwall.

« Juste de savoir qu’il y a un centre de dépistage dans leur communauté, ça rassure les patients et ça leur fait comprendre qu’on est là pour prendre soin d’eux », laisse entendre Caroline Prévost, directrice de l’Équipe de santé familiale de Plantagenet. 

Depuis le début de la crise virale, quatre patients ont été déclarés porteurs du coronavirus dans l’Est ontarien, dont trois hommes. Trois de ces personnes sont dans la soixantaine et toutes sont présentement en auto-isolement.

Trois de ces cas sont reliés à des voyages récents. Tous sont domiciliés dans les Comtés unis de Prescott et Russell. Mais les résultats de plus de 300 autres tests sont attendus sous peu.

Le but derrière ces nouvelles cliniques extra-hospitalières est de réduire la pression sur la ligne d’urgence 911, les ambulanciers paramédicaux et les urgences d’hôpitaux, déjà trop fortement sollicités. On veut aussi limiter les risques de propagation du virus dans les cliniques externes, les hôpitaux et les cabinets de médecin.

« Si tous ceux qui ont certains symptômes se présentaient à notre clinique, c’est sûr qu’un jour ou l’autre, on serait à court de masques et d’autres équipements et lorsqu’une personne vraiment atteinte arriverait chez nous, on l’accueillerait avec de l’équipement manquant », résume Mme Prévost. 

Aucun cas lourd, aucun cas léger

Les centres d’évaluation de COVID-19, comme celui de Hawkesbury, visent directement une clientèle médiane : aucun cas lourd et aucun cas de citoyens victimes de petits malaises. Les premiers, s’ils sont en pleine détresse respiratoire ou autre, devront se diriger vers les urgences, les seconds sont encouragés à demeurer à la maison ou consulter d’autres ressources.

Les centres d’évaluation et de dépistage n’accueilleront donc que les patients répondant à ces critères ou souffrant de ces symptômes : une toux ou une fièvre récente, ou qui s’aggrave, la confirmation d’un voyage à l’étranger au cours des derniers jours, ou le contact avec une personne victime de la COVID-19.

Et même une fois sur place, la décision d’accepter ou non un visiteur « sera fondée sur les symptômes, les antécédents de voyage et l’historique des contacts » du patient, avertit le Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO) dans un communiqué.

« Si on avait à recevoir des patients malades et prendre des échantillons de COVID-19, on mettrait le reste de notre clientèle à risque. (…) Ça nous a enlevé de la pression de savoir que ces gens-là vont être pris en charge ailleurs », explique la Dre Marie-Josée Forgues, médecin de famille à Plantagenet.

Le centre d’évaluation et de dépistage de COVID-19 de Hawkesbury niche directement à l’Hôpital général de Hawkesbury. Dans les régions non desservies par des centres d’évaluation du genre, les hôpitaux locaux ou les établissements de soins primaires assurent ces services.

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