Pour la première édition de Franco-Été, l'artiste Boubé a enflammé la scène de ses rythmes entraînants. Photo : Laetitia Dogbe/ONFR
Culture

Un large public torontois répond présent à la première édition de Franco-Été

Pour la première édition de Franco-Été, l'artiste Boubé a enflammé la scène de ses rythmes entraînants. Photo : Laetitia Dogbe/ONFR

TORONTO – Ce samedi soir, la toute première édition de Franco-Été, organisée par l’ACFO-Toronto, a rassemblé organismes, conseils scolaires, artistes et francophones de la Ville Reine pour une soirée de retrouvailles au cœur de performances artistiques et musicales.

L’événement, pensé comme un « mini-festival », a proposé une succession de prestations de slam, de poésie, de musique et de danse. De nouveaux visages ont profité de l’occasion pour se faire connaître auprès de la communauté.

Pour le jeune slameur, Ilyas Moffadel, c’était là l’occasion de se produire sur scène pour la première fois : « J’aime la poésie et j’aime l’exprimer sur scène. J’avais entendu parler de cet événement et j’avais envie d’y participer et de partager quelques-uns des poèmes que j’ai écrits. »

Ayant grandi au Québec et installé à Toronto depuis trois ans, il baigne désormais dans la culture anglophone. Il souhaitait également profiter de l’événement pour découvrir la diversité de la communauté francophone.

Le slammeur franco-torontois Ilyas Mofaddel sur scène. Photo : Laetitia Dogbe/ONFR

La première édition de Franco-Été a fait salle comble. Photo : Laetitia Dogbe/ONFR

Le Centre de santé communautaire TAIBU renforce ses efforts de communication auprès de la communauté. Photo : Laetitia Dogbe/ONFR

L’artiste et chorégraphe de danse orientale Eden Fieldstone. Photo : Laetitia Dogbe/ONFR

L’autrice et dramaturge franco-ontarienne primée A.M. Matte. Photo : Laetitia Dogbe/ONFR

Plusieurs organismes communautaires étaient présents pour l’occasion. Photo : Laetitia Dogbe/ONFR

Pour l’Université de l’Ontario français (UOF) : « C’était important pour nous d’être présents ce soir, car nous sommes au cœur de la communauté et chaque événement est une occasion de mieux comprendre ses besoins pour déterminer les programmes universitaires qui répondent aux réalités et aux attentes de la communauté franco-ontarienne », avance l’ambassadrice de recrutement, Ghislaine Tchoupou Kuete.

Par ailleurs, un défilé de mode de la marque de prêt-à-porter « Orikrea », créée par la styliste franco-torontoise, Oriane Diebou, a permis de présenter les toutes nouvelles créations, portées par des personnalités de la communauté.

L’occasion pour les organismes de gagner en visibilité

Mardakore Adili Brahim, ambassadeur communautaire des programmes francophones du Centre de santé communautaire TAIBU, reconnaît que l’organisation doit encore améliorer sa communication, alors même que de nombreuses activités y sont proposées.

« Nous sommes là pour nous rapprocher de la communauté, pour promouvoir et vulgariser nos services et nos programmes. Nous misons sur l’impact. »

Mardakore Adili Brahim est l’ambassadeur communautaire des programmes francophones de l’organisme TAIBU. Photo : Laetitia Dogbe/ONFR

« Qui dit TAIBU dit la communauté, qui dit la communauté dit TAIBU », affirme M. Brahim.

Point Ancrage Jeunesse était aussi présent : « C’est la mission de l’ACFO de rassembler les partenaires communautaires. On se devait d’être là pour leur apporter notre soutien lors de ce premier rassemblement de Franco-Été », lance la présidente et directrice générale de l’organisme, Edwige Ngom.

Une première placée sous le signe de l’inclusion

Le promoteur de l’évènement, Jean-Claude N’da, a remercié tous les leaders des associations et conseils scolaires pour leur engagement et leur mobilisation : « L’ACFO est là pour représenter tous les organismes francophones. »

Il a décrit Franco-Été comme un événement qui se veut inclusif, pluriel et rassembleur, et qui engage toutes les communautés.

Maïmou Wali, vice-présidente de l’ACFO-Toronto et Jean Claude N’DA, président de l’organisme. Photo : Laetitia Dogbe/ONFR

Pour cette première édition, quelques pépins techniques ont nécessité des ajustements dans le déroulement de la soirée, mais n’ont pas empêché l’événement de se dérouler avec succès.

« Aujourd’hui, nous faisons nos premiers pas. On peut tomber, mais nous allons nous relever et faire vibrer la francophonie à Toronto », a conclu M. N’DA.