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Un second volet pour les services en français dans les commerces

Il y aura bien une seconde vie pour le projet Bonjour/Welcome. L’initiative qui vise à encourager les commerces à offrir des services en français et les francophones à les demander va redémarrer. 

« Nous avons signé une nouvelle entente il y a quelques semaines », assure le directeur général de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Peter Hominuk. « On parle là de 90 000 $ de Patrimoine canadien, lesquels seront répartis pour huit mois. »

Une différence certes avec la première campagne lancée en 2017, et qui elle misait sur 360 000 $ sur deux ans. Sur le terrain, les fonds seront distribués aux différents associations des communautés francophones de l’Ontario (ACFO) intéressées par le projet.

Dans un second temps, les ACFO remettront notamment aux commerces un kit d’autocollants, d’affiches, d’épinglettes et un lexique pour répondre aux clients.

« C’était un succès à date, on voit quand même sur les réseaux sociaux qu’il y avait eu beaucoup de mentions. La vidéo qu’avait fait le groupe Improtéine sur le sujet avait été vue 100 000 fois », laisse entendre M. Hominuk.

Joie à Cornwall, grise mine à Sudbury

Sur le terrain, les huit ACFO concernées par l’événement ont obtenu toutefois des résultats contrastés. À Cornwall, tout s’est bien passé par exemple, nous dit en substance l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO) de Stormont, Dundas, et Glengarry.

« Nous sommes arrivés à convaincre une quarantaine d’entreprises d’afficher en français… Si on reçoit d’autres sous, c’est sûr que l’on va continuer », assure la présidente Diane Poirier.

Ces entreprises et commerces qui offrent déjà des services en français sont alors tenus d’afficher ce bilinguisme sur la porte de l’établissement afin d’identifier le service dans la langue de Molière.

« Il nous manque encore des choses et du financement pour aller plus loin. Par exemple, nous n’avons pas répertorié ces entreprises sur notre site web. »

La satisfaction à Cornwall n’a manifestement pas été la même du côté de Sudbury. « La campagne a planté », lâche Joanne Gervais, directrice générale de l’ACFO du grand Sudbury.

« Quand l’AFO reçoit du financement, il y a certes une aide, mais il peut arriver qu’il n’y ait personne sur le terrain en mesure de faire de travail… Malheureusement, nous n’avions pas les capacités pour le faire pleinement du fait du fort taux de roulement à l’AFO. Nous avions besoin de fonds supplémentaires pour mener le projet à bien. »

Le défi est pourtant grand à Sudbury où malgré la présence de 30 % de francophones, beaucoup de commerces, restaurants et dépanneurs, traînent les pieds pour afficher en français.

Depuis plusieurs années, l’oganisme porte-parole des francophones dans la région de Sudbury s’est vu refuser des subventions de la Fondation Trillium, puis de l’organisme de développement régional fédéral de l’Ontario, FedNor, pour développer les services en français.

 


POUR EN SAVOIR PLUS :

L’AFO veut encourager les services en français dans les commerces

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