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Une Académie des arts culinaires à l’École secondaire catholique de l’Innovation

Temps de lecture : 3 minutes

OTTAWA – En partenariat avec le restaurant de prestige, le 1 Elgin du Centre national des Arts à Ottawa (CNA), le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) a annoncé, ce 18 janvier, l’ouverture de son nouveau programme  : l’Académie des Arts culinaires à l’École secondaire catholique de l’innovation. Un cursus destiné aux élèves de la 9e à la 12e année.  

L’Éole secondaire catholique de l’innovation comme son nom l’indique, innove encore. Après la création de l’Académie Esports en 2020, c’est autour de l’Académie des arts culinaires de voir le jour. Le nouveau programme ouvrira ses portes à la rentrée prochaine, en août.

Il s’agit du seul programme avancé en cuisine au niveau secondaire dans la région d’Ottawa. « Nous avions un focus culinaire puis les élèves nous ont fait part à de nombreuses reprises qu’ils souhaitaient que ça dure plus longtemps », explique Mathieu Gagné, directeur de l’école.

« Ils ont peut-être semé la graine », reprend-il.

Un programme complet et équilibré

Bien que l’apprentissage de la cuisine fasse partie du programme, l’étendue du cursus est, lui, plus large. Il est question des arts culinaires, et donc d’apprendre le service en restauration jusqu’à la présentation des plats dans la restauration de luxe. Les élèves seront amenés à découvrir les cuisines du monde et autochtones, mais aussi la gastronomie. Dans ces cours, il sera question d’entrepreneuriat et de gestion, sans oublier les rudiments du métier, la collaboration avec l’agriculture locale et l’environnement.

« On ratisse large », concède le directeur d’école, « on parle de nutrition, d’entrepreneuriat et d’un point de vue francophone, c’est rafraîchissant. On veut des chefs francophones, mais aussi des entrepreneurs francophones ».

L’Académie des arts culinaires ouvrira ses portes en août prochain. Crédit image : Lila Mouch

Marc Bertrand, le directeur de l’éducation du CECCE, se ravit qu’un tel programme voir le jour. « On va travailler la pâtisserie, le chocolat, mais aussi la gastronomie, la cuisson sous vide, végétarienne et végétalienne », énumère-t-il. « Les élèves pourront vraiment profiter d’une expertise, dans un espace contextualisé », ajoute M. Bertrand.

Nya Njeuga, surintendant de l’éducation du CECCE, considère que ce programme professionnalisant pourra servir les élèves dans leur façon d’appréhender la cuisine à travers des thématiques telles que la diversité et l’inclusion, à la découverte d’autres cultures.  

De plus, « même s’ils ne poursuivent pas dans cette carrière, ils apprendront les bases d’une alimentation saine ».

Durant le lancement du programme, la députée libérale Lucille Collard a salué cette initiative en faisant la promotion d’une bonne alimentation : « On pourrait mettre fin au Kraft Diner », a-t-elle évoqué sur le ton de la blague, mais sous couvert de vérités.

En effet, pour Mathieu Gagné, c’est aussi important d’avoir des « francophones qui s’alimentent bien ».

Lucille Collard, députée d’Ottawa-Vanier, a participé au lancement du nouveau programme avancé de cuisine. Crédit image : Lila Mouch

Un cursus cohérent avec le marché du travail

Nya Njeuga admet que le problème de main-d’œuvre est de notoriété publique. D’ailleurs, « le précédent programme, Focus sur les arts culinaires, était très populaire, donc avec ce programme approfondi. C’est inévitable, les élèves vont construire une sérieuse expérience ».

En effet, ce cursus permettra aux élèves d’obtenir un diplôme à la fin de leurs études. Ils pourront faire des stages, poursuivre dans des études postsecondaires ou intégrer directement le milieu du travail.

« Les élèves qui passeront dans ce programme auront de l’avance pour intégrer des écoles de renoms », estime M. Bertrand. « Il y aura des collaborations avec plusieurs chefs à travers le Canada ou encore l’école Le Cordon bleu à Ottawa. »

L’Académie des arts culinaires est le seul programme avancé de cuisine offert au niveau secondaire dans la région d’Ottawa, a déclaré Nya Njeuga, surintendant de l’éducation du CECCE. Crédit image : Lila Mouch

Les solutions passent souvent par l’éducation, pense M. Gagné, estimant qu’avec le reste des cours obligatoires, les élèves de son école seront adaptés au marché du travail. 

Enfin, Nya Njeuga pense aussi que ces nouvelles notions offriront des opportunités pour bien comprendre les enjeux locaux, climatiques et du monde agricole dans notre région. Un programme scolaire dans l’air du temps.

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