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Philippe Landry

Vague de sympathies après le décès de Philippe Landry

Temps de lecture : 2 minutes

OTTAWA – Ancien journaliste, militant franco-ontarien et administrateur d’une des pages Facebook les plus populaires en Ontario français, Philippe Landry s’est éteint mercredi à l’âge de 76 ans. Il avait notamment participé au mouvement C’est l’temps, emprisonné avec d’autres activistes pour n’avoir pas payé une contravention unilingue.

Le directeur de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Peter Hominuk, a salué un « grand gardien et défenseur de la francophonie ontarienne, (…) une personne dévouée et passionnée par son bénévolat avec le groupe Fier d’être franco-ontarien(ne) qu’il gérait avec brio ».

Tout comme lui, de nombreux Franco-Ontariens ont rendu hommage sur les réseaux sociaux à Philippe Landry. Ce résident de l’Est ontarien était connu pour être le taulier du groupe Fier d’être franco-ontarien qui dépasse les 12 000 membres et dont il gérait les publications avec une extrême attention.

« Guerrier pour la francophonie en Ontario », selon les mots de sa fille, Geneviève, M. Landry s’était engagé dans le mouvement C’est l’temps, un engagement qui l’a mené en prison à la suite d’un refus de payer une contravention unilingue.

Diego Elizondo, autre administrateur d’une autre page Facebook, Franco-Ontarien(nes) d’Orléans, reconnaît en lui « un militant franco-ontarien convaincu de la justesse de notre cause (…) qui a pris part le 24 octobre 1975 au Mouvement c’est l’temps », une campagne de désobéissance civile ».

Né en 1945, Philippe Landry a consacré une grande partie de sa carrière au journalisme, notamment au quotidien d’Ottawa-Gatineau Le Droit, puis au sein du diffuseur public Radio-Canada.

Être journaliste était plus qu’un emploi pour lui. C’était un apprentissage et une découverte permanente. « J’ai adoré ce métier. Qui d’autre a la chance d’être payé pour aller à l’école tous les jours », avait-il confié à ONFR+ en juillet 2019. Il continuait d’ailleurs de cultiver cette passion pour l’actualité en sélectionnant des articles de presse liés à la francophonie ontarienne qu’il diffusait sur son groupe Facebook.

M. Landry était aussi attentif à d’autres causes comme celle des femmes, un engagement souligné par Soukaina Boutiyeb : « Merci d’avoir été également un allié sur l’amélioration de la cause féminine », a réagi sur Facebook la présidente de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO) et directrice générale de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC).

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