Cinq façons de souligner les 50 ans du drapeau franco-ontarien
Des dizaines d’événements ont lieu chaque année le 25 septembre, pour souligner le Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes. En 2025, les célébrations sont encore plus significatives, puisqu’elles marquent les 50 ans du drapeau franco-ontarien. Voici quelques façons de souligner cette journée.
À Sudbury, là où tout a commencé
L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), l’Université de Sudbury et l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO) du Grand Sudbury organisent l’événement officiel du cinquantenaire du drapeau vert et blanc.
Un rassemblement aura lieu dès 9 h 45 à la Place des fondateurs de l’Université laurentienne. À l’image des Acadiens qui en ont fait une tradition, les Franco-Ontariens ont l’intention de faire du bruit, créant un grand tintamarre qui les mènera jusqu’à l’Université de Sudbury.
C’est là qu’aura lieu le lever du drapeau, au même endroit où il a été hissé pour la toute première fois, le 25 septembre 1975.
Cet événement solennel est parrainé par la première Franco-Ontarienne à occuper le poste de lieutenante-gouverneure, Edith Dumont.

Un BBQ communautaire préparé par la Police provinciale de l’Ontario (PPO) suivra. En soirée, c’est au Collège Boréal qu’aura lieu le traditionnel Banquet des Franco-Ontariens de l’ACFO-Sudbury, qui décernera son Prix de la francophonie. Le Collège fête lui-même son 30e anniversaire cette année.
Le lendemain, La Slague et le Théâtre du Nouvel-Ontario organisent une soirée d’activités franco-ontariennes au bar Le Lounge 390, incluant un jeu-questionnaire et la pièce Mourir de trop gueuler, de Créations In Vivo.
Et à la veille du Jour des Franco-Ontariens, soit le 24 septembre, TFO lancera sa programmation dans un événement animé par deux de ses vedettes de la saison, Barbada (Drag d’la tête aux pieds) et Evelyne Roy-Molgat (Les apprentis).
À North Bay, avec les compositeurs des hymnes franco-ontariens
Dans la ville d’origine de Michel Dupuis, co-créateur du drapeau, on ne lésine pas sur les moyens de fêter le cinquantenaire. La communauté, qui célèbre elle-même son 100e anniversaire cette année, a recruté les compositeurs des deux hymnes franco-ontariens : François Dubé (Notre place) et Brian St-Pierre (Mon beau drapeau) pour s’occuper de l’ambiance musicale. Ils seront précédés par la formation Hey, Wow et le crieur public Daniel Richer.

Il s’agit du dernier lever de drapeau temporaire devant l’hôtel de ville de North Bay, qui sera prochainement équipé d’un mât supplémentaire afin de faire flotter le trille et le lys en permanence.
Les francophones tentent aussi de faire cheminer le drapeau à 400 km de là, alors que des leaders étudiants et communautaires en feront une présentation pour la première fois devant le conseil municipal.
À Ottawa, avec une panoplie d’artistes
L’ACFO Ottawa et plusieurs partenaires réalisent un grand coup en réunissant plus d’une quinzaine d’artistes franco-ontariens impliqués dans la région de la capitale et dans l’Est ontarien. Sous la direction artistique de Marc-Antoine Joly (JOLY records), ils offriront un concert unique à l’aréna de la Place TD.
Parmi les musiciens présents, on retrouve DJ UNPIER, Kimya, Makhena Rankin-Guérin, Céleste Lévis, Mélissa Ouimet, Gabrielle Goulet et Mimi O’Bonsawin.

Au-delà de la musique, « le Cinq Zéro proposera une programmation familiale où se côtoieront prestations artistiques, animations, capsules historiques et moments de reconnaissance », selon l’annonce de l’ACFO-Ottawa.
L’événement est gratuit, mais il faut réserver des billets à l’avance.
En après-midi, une version pour le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) réunira 8000 jeunes spectateurs de la troisième à la 8e année pour le spectacle Ensemble, toujours debout, également à la Place TD. L’événement sera diffusé sur les ondes d’Unique FM et de TV Rogers dès 10 h 30.
Partout en province, dans un des nombreux rassemblements locaux
Évidemment, le drapeau franco-ontarien sera hissé devant Queen’s Park, un autre événement officiel de l’AFO.
Des levers de drapeaux auront aussi lieu un peu partout, dans les petites et les grandes communautés, souvent accompagnés de performances musicales. On retrouve ce genre d’activités à Elliot Lake, Timmins, Hearst, Sault Ste. Marie, London, Hamilton, Welland, St. Catharines, Port Colborne, Niagara Falls, Chatam, Alfred, Hawkesbury, Embrun, Cumberland, Red Lake (le 27 septembre), etc.

Seulement à Ottawa, on retrouve des activités à l’Université d’Ottawa, Au Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO), au Rendez-vous des aînés francophones (RAFO), au Centre Espoir Sophie et à la plage Britannia pour le Carrefour des Femmes et Familles et le Centre des femmes immigrantes en action (le 26 septembre). Damien Robitaille donnera un concert à guichet fermé au Centre des arts Shenkman, dans le cadre de la programmation du MIFO, le 26 septembre.
Certains organismes présents dans la capitale en profitent pour raconter l’histoire et le patrimoine. Le Centre Pauline-Charron accueille une conférence du conseiller en patrimoine Jean-Yves Pelletier, tandis que le Réseau du patrimoine franco-ontarien (RPFO) offre une conférence de Félix Saint-Denis (le 28) et que la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) lance le livre L’histoire d’Orléans d’hier à aujourd’hui (le 28).

Dès 16 h, le 25 septembre, le Carré de la francophonie de Vanier s’animera avec un BBQ gratuit et des performances d’Hélo Rose et de l’Ensemble folklorique de la Gatineau. Une soirée jeu-questionnaire aura ensuite lieu au Muséoparc Vanier. Les deux événements sont indépendants, mais se combinent bien.
À Whitby, le Conseil des organismes francophones de la région de Durham (COFRD) en profite pour lancer sa programmation dans un événement consacré au drapeau le 27 septembre. L’artiste torontois Abel Maxwell sera présent.

Également, le Jour des Franco-Ontariens tombant un jeudi, les conseils scolaires souligneront l’identité franco-ontarienne à grands traits. Toutes les écoles francophones de la province feront un tintamarre à 10 h 30, plusieurs menant les élèves vers des organismes locaux où se tiendront les levers de drapeaux.
Chez soi, avec un documentaire ou une chanson
En plus de la nouvelle version de Mon beau drapeau qui risque de résonner un peu partout, les plus petits peuvent chanter au son de la nouvelle chanson de TFO, Lève ton drapeau. Elle est écrite par Josée LeBlanc, bien connue des mini-téléspectateurs. Ils sont d’ailleurs nombreux à avoir participé au tournage du vidéoclip, à Sudbury.
TFO donne également la parole aux jeunes dans le documentaire Raconte-moi. Cette production originale commandée à la compagnie Slalom pose la question : « Et si on laissait les enfants d’aujourd’hui nous raconter cette histoire des années 1970, ça donnerait quoi? »
Les jeunes participants décrivent le drapeau et ce qu’ils en comprennent. Ils rencontrent aussi Isabelle Bourgeault-Tassé, fille du co-créateur du drapeau, Yves Tassé. Elle témoignera de son attachement au symbole et à son identité franco-ontarienne. Le documentaire d’une vingtaine de minutes est ponctué de salutations et de clins d’oeil venant d’élèves et de personnalités publiques de toute la province. C’est le chanteur et comédien Stef Paquette qui raconte l’histoire du drapeau dans les portions historiques de Raconte-moi.
De son côté, l’Université d’Ottawa lancera le 25 septembre son nouveau balado Parlez-moi de l’Ontario français, « qui donnera la parole à ses chercheuses et chercheurs ainsi qu’à des membres de la communauté » pour explorer « les multiples visages de la francophonie et les défis qui l’animent aujourd’hui », selon le site web de l’université.
Enfin, Mehdi Cayenne, lui-même en spectacle à Kingston le 25 septembre, vient de lancer la chanson Les poings en l’air, truffée de références franco-ontariennes. L’artiste la qualifie de « Petit cadeau de luttes communes pour ce 50e du drapeau franco-ontarien ».