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Société

Abolition de cinq postes au CSPNE : le syndicat demande l’arbitrage

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NORD-EST – Une section locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP 4865) veut lancer une procédure d’arbitrage après l’abolition de cinq postes de secrétaires dans cinq écoles secondaires par le Conseil scolaire public du Nord-Est de l’Ontario (CSPNE). La durée de ces postes a été écourtée, passant de douze mois à dix. Les personnes concernées ont d’ailleurs déposé un grief individuel et le syndicat, un grief de principe, tous deux refusés par le CSPNE.

Le lundi 6 juillet, le SCFP 4865 a avisé le CSPNE par le biais d’une lettre obtenue par ONFR qu’il souhaitait lancer une procédure d’arbitrage. Le syndicat laisse toutefois une ouverture à la médiation si le conseil scolaire l’accepte. Ce différend s’inscrit dans le cadre de l’abolition de cinq postes de secrétaires, confie Mitch Gagnon, le président du syndicat.

C’est au début du mois de mai qu’il a appris que des postes pourraient être supprimés. Quelques semaines plus tard, le CSPNE lui confirme les faits par courriel. Les personnes affectées verront leurs postes de douze mois réduits à dix mois, une décision qui entrera en vigueur dès le 31 août 2026.

Pour le président du syndicat, ce sont surtout les motifs apportés par le CSPNE qui ne passent pas. « Le conseil dit que c’est dû à une réduction d’effectif d’élèves alors que notre conseil est en croissance. Il n’y a aucune réduction d’élèves, » affirme-t-il.

Le président confie que le CSPNE aurait également choisi de retirer deux mois d’été dans les cinq contrats sous prétexte que cette période ne requiert pas de travail des secrétaires. Avec cette mesure, les personnes concernées devront désormais fournir le travail d’été pendant l’année scolaire. « Ils sont déjà surchargés de travail. Cela va causer des ennuis aux secrétaires. Il y aura des burn-outs. »

Quand le CSPNE a informé le syndicat de potentielles coupures au début du mois de mai, il a mentionné comme cause principale la baisse de financement provincial. « Ils nous avaient avertis d’une possibilité de coupures parce que le gouvernement leur coupait des fonds » explique-t-il, « Nous avons demandé des chiffres, le conseil a refusé de nous les donner ».

Le CSPNE n’a pas souhaité s’exprimer sur la situation.

Des griefs refusés

Pour faire face au conseil, le syndicat a déposé un grief de principe, soit une plainte déposée pour dénoncer une omission ou un non-respect de la convention collective. Des secrétaires concernés ont également déposé des griefs individuels. À la mi-juin, le syndicat s’est entretenu avec le CSPNE afin de contester ces coupes qu’il considère à l’encontre du contrat de travail. « Dans la convention collective, c’est très clair. Les secrétaires au niveau du secondaire sont à douze mois, et non à dix mois. » Les griefs ont été refusés, le CSPNE reste sur sa décision, raconte M. Gagnon.

Bien que le SCFP 4865 reconnaisse le sous-financement des conseils scolaires par la province, il dénonce notamment les priorités d’embauche et les écarts salariaux entre la direction et les employés du personnel éducatif de première ligne. « Les directeurs ont eu une belle augmentation de salaire cette année », déclare-t-il. D’après le président, les équipes de direction et de ressources humaines ne font que grandir, avec l’ajout récent de deux postes au niveau de la direction.

Il assure que les abolitions de postes ciblent exclusivement le personnel d’éducation de première ligne — secrétaires, aides-enseignants, éducateurs spécialisés — et ce, à l’échelle provinciale. « Cette année, les secrétaires de 12 mois du secondaire dans presque tous les conseils en Ontario ont les mêmes coupures », explique le président du syndicat, « Éventuellement le système d’éducation francophone va s’affaiblir ».