Carol Jolin reçoit le Prix Bernard-Grandmaître pour son engagement franco-ontarien
OTTAWA – L’ancien président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Carol Jolin, a remporté vendredi soir la plus haute distinction du Gala des Prix Bernard-Grandmaître. Au total, neuf prix ont été remis par l’ACFO Ottawa afin de souligner l’engagement de membres et d’organismes de la communauté francophone d’Ottawa.
« C’est un bel hommage de recevoir un prix aussi prestigieux que le Prix Bernard-Grandmaître. Mais quand on s’implique dans la francophonie, on ne le fait pas pour les honneurs. On le fait pour essayer de changer les choses et d’améliorer la situation de la communauté francophone », a affirmé Carol Jolin, vendredi soir, après avoir reçu le prix.
Nommée en l’honneur de Bernard Grandmaître, grand défenseur des droits des francophones en Ontario, cette distinction récompense l’engagement et la contribution de personnalités qui participent au rayonnement de la francophonie dans la capitale fédérale.
Celui qui a dirigé l’AFO pendant six ans, de 2016 à 2022, estime surtout que cette reconnaissance souligne un travail collectif mené avec plusieurs équipes et organismes.
Cette 26e édition du gala, la première depuis le décès de Bernard Grandmaître en octobre dernier, a aussi été l’occasion de lui rendre hommage. Grand bâtisseur de la communauté francophone d’Ottawa, il a inspiré toute une génération de leaders francophones, ont rappelé plusieurs intervenants.
Parmi les réalisations dont M. Jolin est le plus fier, il cite la mobilisation franco-ontarienne de 2018 contre les compressions du gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford.
Cette « résistance de 2018 » visait notamment à contester la décision du gouvernement ontarien d’annuler le projet de l’Université de l’Ontario français et d’abolir le poste de commissaire aux services en français.
« Il y a énormément de travail qui a été fait. Le niveau d’engagement et de stress était très élevé. Les enjeux étaient très élevés », rappelle l’actuel président du Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO).
Selon lui, l’appui de la communauté franco-ontarienne a joué un rôle déterminant dans l’issue du mouvement.
« La communauté a répondu présente et nous a appuyés dans nos démarches pour être capables d’aller rechercher le projet de l’Université de l’Ontario français et le poste de commissaire aux services en français », dit-il.
Carol Jolin poursuit son implication bénévole dans plusieurs organismes franco-ontariens, notamment au sein du MIFO, qui pilote actuellement un projet de construction évalué à 56 millions de dollars sur la rue Carrière.
Il souligne également le travail réalisé avec la Société franco-ontarienne de l’autisme. « Ce sont des accomplissements dont je suis très fier, avec les équipes qui m’ont aidé dans ces dossiers », affirme-t-il, annonçant aussi qu’il s’est récemment joint au conseil d’administration de l’Université Laurentienne.
La francophonie ottavienne à l’honneur
Au total, neuf prix ont été remis vendredi soir par l’ACFO Ottawa afin de souligner l’engagement de membres et d’organismes de la communauté francophone d’Ottawa.
En plus du prix Bernard-Grandmaître remis à Carol Jolin, Renée Champigny a reçu le prix Claudette-Boyer – Citoyen.ne de l’année, tandis que Mosaïque Interculturelle a été nommée organisme de l’année.
Jean-François Boulanger, directeur de l’éducation du Consortium Centre Jules-Léger, a été récompensé comme intervenant en éducation de l’année. Bernard Leduc, ancien président-directeur général de l’Hôpital Montfort, a quant à lui été nommé intervenant en santé de l’année.
Du côté de la relève, Nour Harb a remporté le prix Gisèle-Lalonde – Jeunesse de l’année (13 à 18 ans), alors que Diana Ombe s’est vu décerner le prix Jeune leader de l’année (19 à 30 ans). Elisa Gilet a pour sa part été reconnue comme nouvelle arrivante de l’année, tandis que Patricia Toll a reçu le prix Alliée de la francophonie de l’année.