L'hôpital Notre-Dame-de-Hearst. Photo : Archives ONFR+
Société

Le directeur de l’Hôpital Notre-Dame de Hearst quitte ses fonctions

L'hôpital Notre-Dame-de-Hearst. Photo : Archives ONFR+

À peine entré en poste, le directeur général de l’Hôpital Notre-Dame de Hearst a quitté ses fonctions, quelques jours après que sa nomination a été décriée en raison de son unilinguisme anglophone.

Sarvesh Mohan « a démissionné de ses fonctions, à compter de maintenant », a indiqué par voie de communiqué, mardi, le conseil d’administration de cet établissement du Nord de l’Ontario.

« Nous lui sommes profondément reconnaissants pour son dévouement, son leadership et sa contribution à notre hôpital au cours de son passage. Nous le remercions sincèrement pour son service et lui souhaitons tout le meilleur pour l’avenir », ajoute l’hôpital.

Sarvesh Mohan avait été embauché en juillet à titre de directeur général par cette institution désignée en vertu de la Loi sur les services en français, qui sert une clientèle en majorité francophone. Originaire de l’Inde et arrivé en provenance de Cornwall, ce dernier ne parle pas français et avait pris ses fonctions à la mi-août.


L’absence d’un gestionnaire francophone à la tête de l’établissement de santé avait suscité de vives inquiétudes dans cette municipalité du Nord, composée à plus de 90 % de francophones.

« La capacité de l’hôpital à offrir des services en français est une responsabilité organisationnelle permanente qui ne dépend pas de la langue parlée par un seul membre de l’équipe de direction », s’était défendue la direction de l’Hôpital Notre-Dame au cours des derniers jours.

Des membres de la communauté avaient notamment interpellé le conseil d’administration.

« C’est une véritable gifle pour notre communauté », avait déploré à titre personnel le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, Fabien Hébert, qui habite à Hearst et qui a travaillé au sein de l’institution il y a une trentaine d’années.

« C’est venu résonner dans ma fibre francophone de savoir qu’une institution comme Notre-Dame, qui est vraiment une institution phare au niveau du nord de l’Ontario, au niveau de la francophonie, se retrouve maintenant avec une direction générale anglophone », jugeait-il.