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Dyane Adam «optimiste» pour l’Université de l’Ontario français

La présidente du conseil de gouvernance de l'Université de l'Ontario français, Dyane Adam. Crédit image: Jackson Ho

TORONTO – Alors que la date fatidique du 15 janvier approche à grands pas, la présidente du conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français (UOF), Dyane Adam, explique que plusieurs scénarios sont sur la table pour assurer le maintien du projet.

BENJAMIN VACHET
bvachet@tfo.org | @BVachet

Dans six jours, le financement provincial de l’UOF prendra fin. Et alors que le temps des fêtes a marqué une pause dans les négociations, Mme Adam assure que le conseil a, depuis, déjà repris son travail.

«On travaille sur plusieurs scénarios avec le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral afin de nous assurer que le projet demeure. J’ai eu plusieurs discussions avec le bureau de la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney et avec Patrimoine canadien. Mais pour l’instant rien n’est encore finalisé. On devrait en savoir plus d’ici le 15 janvier.»

Bien que le temps presse, l’ancienne commissaire aux langues officielles se montre confiante.

«Je suis optimiste. Même si la fenêtre de temps est limitée et que les fêtes nous ont ralentis, il y a de la volonté de tous les côtés, des gens qui sont engagés dans le projet. Et donc, même si je ne veux pas spéculer, je garde encore bon espoir. Tout peut aller très vite en politique quand il y a une volonté humaine.»

 

L’AFO presse le gouvernement d’agir

Ce mercredi, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) a de nouveau pressé le gouvernement de l’Ontario d’agir pour sauver l’institution franco-ontarienne. L’AFO demande au gouvernement de l’Ontario de déposer une demande de financement au gouvernement du Canada et d’assurer la rétention du personnel de l’université après le 15 janvier.

Sans cette intervention, «l’Université de l’Ontario français ne sera qu’un conseil des gouverneurs sans employés et sans artisans», déplore le président de l’AFO, Carol Jolin.

Depuis l’annonce de l’abandon du projet, en novembre, puis de sa remise à plus tard, le gouvernement fédéral a invité à plusieurs reprises le gouvernement progressiste-conservateur à faire une demande pour obtenir un financement partiel du projet.

Après avoir longtemps fait la sourde oreille, la ministre Mulroney a ouvert la porte à cette éventualité en décembre, mais depuis peu de choses ont bougé.

«Nous n’avons reçu aucune confirmation que la province et le gouvernement fédéral ont conclu une entente sur l’UOF», reconnaît M. Jolin.

Selon le président de l’organisme porte-parole des Franco-Ontariens, l’absence d’une université de langue française risque de contribuer à l’assimilation des francophones de l’Ontario, surtout ceux du Centre-Sud-Ouest.

«Malheureusement, les universités bilingues ne sont pas en mesure de garantir l’enseignement en français tout au long d’un programme. Voilà pourquoi les francophones de l’Ontario revendiquent une université de langue française depuis un demi-siècle.»

L’AFO encourage les citoyennes et citoyens à manifester leur appui à l’Université de l’Ontario français en devenant membre du mouvement de La Résistance.

 


POUR EN SAVOIR PLUS:

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Benjamin Vachet
Benjamin Vachet
bvachet@tfo.org @BVachet

Originaire de France, Benjamin Vachet vit au Canada depuis plus de douze ans. Titulaire d'un baccalauréat en Administration économique et sociale et d'une maîtrise de journalisme, il a commencé sa carrière en France, avant de la poursuivre au Canada. Il a travaillé pour les hebdomadaires Le Reflet, puis L’Express Ottawa et pour la radio francophone d’Ottawa, Unique FM. Il a rejoint le Groupe Média TFO en 2014. Passionné de politique ontarienne, fédérale et internationale, Benjamin cumule plus de treize années d’expérience en presse écrite, radio et télévision.