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Finissants franco-ontariens : un événement « historique » pour les encourager à continuer en français

Temps de lecture : 3 minutes

À la fin du mois de novembre, les 12 400 élèves francophones de 11e et 12e année seront la cible d’une importante campagne de séduction des universités et collèges offrant des programmes en français. D’une même voix et pendant une semaine, ces institutions francophones et bilingues vont tenter de les convaincre de poursuivre leur parcours en français.

« C’est un combat de tous les jours de s’assurer que nos francophones poursuivent leurs études en français. Qu’ils poursuivent en français vers le collège, l’université ou des milieux de travail bilingue ou francophone. L’objectif est clair  : que la province puisse profiter d’une main-d’œuvre qualifiée en français », affirme Lise Frenette qui a eu le mandat d’organiser l’événement pour le compte du ministère de l’Éducation de l’Ontario grâce aux fonds de l’Entente Canada-Ontario avec le fédéral.

« Jamais en Ontario on a vu un événement d’envergure provincial pour les 11e et 12e année qui rassemble autant de personnes et la diversité des partenaires et des exposants », affirme-t-elle.

La date limite pour s’inscrire à l’Université est le 15 janvier prochain. Si certains élèves ont déjà fait un choix, ce n’est pas le cas de tous.

« La majorité des jeunes ne sont pas décidés, car plus que jamais ils voient toutes les options disponibles et ils hésitent. Ils sont séduits par les arts numériques, l’intelligence artificielle… ils veulent tout faire ! Cette foire peut faire la différence pour eux », affirme Mme Frenette, qui est habituellement responsable des projets spéciaux du Collège La Cité.

Le site internet de la foire organisée pour séduire les finissants francophones au www.fpdp2020.com. Montage ONFR+

Du 23 au 27 novembre, l’ensemble des collèges et universités bilingues ou francophones vont présenter leurs programmes lors d’un des 120 ateliers offerts aux jeunes. Des discussions en direct, des conférences en direct et des visites de campus sont prévues. Des entreprises offrant des postes en français seront aussi présentes pour expliquer leurs besoins.

Le Collège Boréal, le Collège La Cité, le Collège universitaire dominicain, l’Université de Hearst, l’Université de Sudbury, l’Université de l’Ontario français, l’Université d’Ottawa, l’Université Laurentienne, l’Université Saint-Paul et le campus bilingue de Glendon de l’Université York participeront à l’événement.

De mèche avec les conseils scolaires, les institutions postsecondaires francophones et bilingues vont profiter d’un avantage compétitif de taille lors de cet événement : elles pourront courtiser les jeunes pendant leurs heures de classe.

« Les conseils pourront permettre aux élèves d’assister à un certain nombre de séances pendant la semaine. Que les jeunes soient à l’école est important pour leur permettre à tous d’avoir accès à un ordinateur et à une connexion internet pour y assister », affirme Mme Frenette. « Avec l’enseignant, l’élève devra faire une réflexion avant d’y aller et savoir quels ateliers vont lui permettre de préciser ses choix », ajoute-t-elle.

Jusqu’à 50 % des finissants aboutissent en anglais

Selon certaines études, près de 50 % des étudiants ontariens qui ont le français comme langue maternelle vont décider d’étudier en anglais au postsecondaire. Cela peut s’expliquer par une plus large gamme de programmes disponibles en anglais, notamment.

La création de l’Université de l’Ontario français (UOF) devait entre autres répondre à cette réalité dans le Centre-Sud-Ouest. Face aux autres institutions plus connues, la future UOF ne sera-t-elle pas en situation difficile pour attirer l’attention lors de la foire de novembre ?

« Je dirais que notre foire offre une chance égale à toutes les institutions. Chacune peut donner des ateliers, chacune a un kiosque virtuel sur la plateforme. Tout le monde a un espace égal. Pour l’UOF, c’est une première chance d’être présentée aux élèves au même titre qu’une université bien implantée. Présentement, on ne sent pas l’esprit de compétition », affirme Lise Frenette.

Sur les 12 400 étudiants ciblés, les organisateurs espèrent que 80 % d’entre-eux vont participer aux ateliers. Les écoles vont procéder à leur inscription au cours des prochains jours.

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