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COVID-19 : la province étend la troisième dose aux 50 ans et plus

Temps de lecture : 3 minutes

TORONTO – Les Ontariens âgés de 50 et au-delà pourront s’inscrire, dès le 13 décembre, sur le portail provincial afin de prendre rendez-vous et recevoir leur troisième dose de vaccin. Le Dr Kieran Moore, médecin-hygiéniste en chef de l’Ontario, croit que cette mesure apportera une « couche de protection supplémentaire » contre la COVID-19 et ses variants.

Les personnes sous dialyse sont également admissibles à recevoir une troisième dose si 56 jours se sont écoulés depuis leur deuxième dose. En outre, en vigueur dès aujourd’hui, la province recommande une nouvelle vaccination avec une série primaire du vaccin après une transplantation pour les personnes qui reçoivent une greffe de cellules souches hématopoïétiques, une greffe de cellules hématopoïétiques et les personnes qui reçoivent une thérapie par CAR‑T, en raison de la perte d’immunité après la thérapie ou la transplantation.

Ces annonces interviennent dans un contexte de progression du variant Omicron, qui a contraint le Canada à fermer ses frontières avec une partie du continent africain. Le manque de recul et de données sur ce variant ne permet pas encore à la santé publique de savoir si les vaccins actuels sont suffisamment efficaces mais le Dr Moore croit qu’une troisième dose est un outil préventif à saisir.

« Je voudrais vous dire que le vaccin nous protège contre le variant Omicron mais je dois être tout à fait honnête : nous n’avons pas les preuves scientifiques pour établir cette affirmation. Ceci dit, je m’attends à un certain niveau de protection », a déclaré e conférence de presse le Dr Moore qui compte sur le système de laboratoires ontariens et le suivi des cas contacts pour contribuer à contenir sa progression du virus.

Kieran Moore, médecin-hygiéniste en chef de l’Ontario. Capture d’écran ONFR+

Il a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts de vaccination des enfants de 5-11 ans au cours des prochaines semaines pour limiter la transmission durant le temps des fêtes.

« On est en train de bâtir la capacité de vaccination de troisième dose pour le prochain groupe de population vulnérable, les 60 et plus », a-t-il ajouté. « Si cette capacité n’est pas complètement utilisée, on l’ouvrira progressivement aux autres groupes d’âge. »

À partir de janvier, l’Ontario élargira encore l’admissibilité aux doses de rappel en fonction de l’âge et du risque, avec un intervalle de six à huit mois à partir de la deuxième dose.

Une thérapie orale expérimentale en cours de développement

« Indépendamment de ce que nous apprenons sur le variant Omicron, l’Ontario est prêt à réagir rapidement à tout scénario pour protéger la santé et la sécurité des Ontariens », a surenchéri Christine Elliott. La ministre de la Santé la martèle régulièrement : « Les vaccins continuent d’être notre meilleure protection contre la COVID-19, et j’encourage chaque personne à prendre rendez-vous pour recevoir sa première, sa deuxième ou sa dose de rappel dès qu’elle est admissible. »

Christine Elliott, ministre de la Santé. Source Twitter Fordnation

Le vaccin unidose de Johnson & Johnson a par ailleurs commencé à être déployé ce jeudi pour les personnes âgées de 18 ans ou plus qui présentent une allergie ou une contre-indication aux vaccins à ARNm.

Des essais cliniques du molnupiravir sont aussi en cours à Toronto et Hamilton. Si elle est approuvé, cette thérapie expérimentale deviendra un traitement oral de cinq jours pour les patients non vaccinés à risque élevé atteints de la COVID-19 légère à modérée et pourrait être le premier traitement de ce type à être pris en dehors d’un établissement de santé. L’Ontario prépare une stratégie pour le déploiement de traitements approuvés, afin d’en assurer l’accès aux endroits où ils sont le plus nécessaires dans la province.

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