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Laurentienne : réconciliation entre « L’Orignal déchaîné » et l’AEF

Temps de lecture : 3 minutes

SUDBURY – L’Association des étudiants francophones (AEF) a annoncé ce lundi matin, lors du lever du drapeau franco-ontarien à l’Université Laurentienne, une entente de réconciliation avec le journal étudiant francophone L’Orignal déchaîné, après un été de conflit entre les deux instances.

« Je sais que vous attendez tous le moment du lever de drapeau, mais avant ça je vous annonce que nous avons conclu une entente de réconciliation avec le journal étudiant L’Orignal Déchaîné », a lancé le vice-président politique de l’AEF, Nawfal Sbaa, sous les applaudissements de l’assemblée.

« On est définitivement plus puissants quand on s’unit », a confié en entrevue Olivier Bonin-Ducharme, rédacteur en chef du journal créé en 1987.

La nouvelle intervient au lendemain de la journée des Franco-Ontariens, une date symbolique selon M. Sbaa qui a décidé d’un commun accord avec l’équipe du journal d’en faire la médiatisation ce matin.

« La nouvelle qu’on a eue aujourd’hui est formidable. Elle en fait sourire beaucoup », ajoute de son côté le conseiller spécial pour le Bureau des affaires francophones de l’université, Roch Gallien, qui assure ne pas avoir interféré dans le processus et avoir rencontré pour la première fois les membres de l’AEF aujourd’hui.

Il rappelle que les liens entre les deux entités phares des francophones de l’établissement remontent au moment de la création de l’université et que la liberté éditoriale du journal est essentielle.

Une bonne nouvelle pour les francophones de l’établissement qui ont étés particulièrement touchés par les coupes de programmes lors de la crise qui a secoué l’établissement au printemps dernier.

« Je peux vous dire que l’avenir est très prometteur », affirme Roch Gallien.

Fin d’un conflit de plusieurs mois

Un comité spécial indépendant a été mis sur place et, en fin août dernier, un vote unanime en faveur de la reprise du financement et de futures planifications a été plébiscité par le Conseil des délégués (CDD) de l’AEF au cours d’une réunion spéciale qui s’est tenue à huis-clos.

C’est donc la fin d’un conflit qui opposait les deux organismes de l’établissement depuis cet été, quand on apprenait que l’AEF souhaitait mettre un terme au financement du journal en mai dernier.

Une décision qui avait été prise par la directrice de l’AEF de l’époque, Hemliss Konan, à la grande surprise des membres du journal.

Celle-ci a été congédiée lors d’une réunion du CDD le 29 août dernier au cours de laquelle les membres ont voté à l’unanimité une motion de destitution de la présidente, selon un communiqué envoyé aux membres de l’AEF.

Nawfal Sbaa, vice-président politique de l’AEF. Crédit image : Inès Rebei.

Son renvoi est lié « en partie à cause de ce conflit, mais pas seulement », a confié cependant Nawfal Sbaa.

Le financement du journal provenait des frais afférents payés par les étudiants de l’établissement, une cotisation de 10 $. L’AEF avait justifié le choix de ne plus financer le journal, car elle estimait qu’elle s’éloignait de son mandat de couvrir les actualités du campus en l’élargissant aux nouvelles autour de la ville en général.

Les détails du financement ne sont pas encore connus, selon les informations de l’AEF.

Plusieurs levers de drapeau

Comme la veille à l’Université de Sudbury, la pluie s’était invitée sur la Place des fondateurs de l’Université Laurentienne et une trentaine de personnes étaient réunies pour l’événement organisé par l’AEF.

L’ambiance était bon enfant sur la Place des fondateurs pour fêter, en retard d’une journée, la journée des Franco-Ontariens. Crédit image : Inès Rebei.

Parmi elles des étudiants francophones et francophiles et la directrice par intérim du Bureau des affaires francophones de l’université, Charlotte Primeau.

Précédant celui des Franco-Ontariens, c’est le drapeau des Premières Nations qui a été hissé par Nawfal Sbaa et un représentant anishinabé après quelques mots en anglais de ce dernier. Un choix qui se justifie par la volonté de respecter le mandat triculturel de l’établissement selon Roch Gallien.

S’en est suivi le lever du drapeau canadien sur l’hymne national, dans ses deux versions. Le moment du lever de drapeau franco-ontarien est donc arrivé en dernier sur fond du chant Notre Place, hissé symboliquement par Olivier Bonin-Ducharme et Nawfal Sbaa.

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