Le Festival franco-ontarien met fin à son partenariat avec Alto
OTTAWA – À quelques heures de l’ouverture de sa 51e édition, le Festival franco-ontarien (FFO) a annoncé mettre fin au partenariat conclu avec Alto, le promoteur du projet de train à grande vitesse reliant Toronto, Ottawa, Montréal et Québec. La décision survient après plusieurs jours de critiques et de mobilisation de citoyens opposés au projet.
Dans un communiqué publié jeudi, le FFO indique avoir convenu avec Alto de mettre un terme à leur collaboration à la suite de discussions menées au cours des derniers jours.
« Cette décision a été prise dans un esprit de respect mutuel et de dialogue constructif », écrivent les deux organisations.
Le Festival souligne que les échanges entourant cette commandite ont connu « une importante escalade » au cours des 48 dernières heures, tant sur le terrain que dans les médias et sur les réseaux sociaux.
« Devant cette situation, le Festival et Alto ont convenu qu’il était préférable de mettre fin à leur collaboration afin d’éviter que ce débat ne prenne davantage de place durant l’événement », précise le communiqué.
L’annonce survient après une vague de critiques provenant notamment de citoyens et de propriétaires fonciers de l’Est ontarien qui s’opposent au tracé envisagé du futur train à grande vitesse.
Le directeur général du Festival, José Bertrand, affirme que l’organisation souhaite désormais recentrer l’attention sur la mission de l’événement.
« Notre priorité demeure de faire du Festival franco-ontarien un espace accueillant, inclusif et rassembleur. Nous avons entendu les préoccupations exprimées par la communauté et nous croyons que cette décision permettra de recentrer l’attention sur ce qui nous unit : la culture francophone et le plaisir d’être ensemble », a-t-il déclaré.
Le FFO poursuit ses préparatifs en vue de l’ouverture du festival et invite le public à participer aux festivités « dans un esprit de rassemblement, de dialogue et de convivialité ».