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Le maire de Casselman retrouve son fauteuil après trois jours de flottement

Temps de lecture : 2 minutes

CASSELMAN – La vacance du poste de premier magistrat de la ville de l’Est ontarien aura été de courte durée. Contraint de se retirer pour se mettre en conformité avec la loi, Daniel Lafleur, seul candidat à sa succession, a été réinvesti, tandis que le conseil municipal se cherche toujours un directeur général.

C’est l’épilogue d’une étrange situation administrative qui s’est joué ce jeudi, lors d’une réunion extraordinaire du conseil municipal. Les élus ont scellé, à l’unanimité, le retour du maire qui avait dû démissionner, lundi dernier, car il cumulait depuis deux mois son poste d’élu avec celui de directeur général, en violation de la Loi sur les municipalités.

Joint par ONFR+, le maire a qualifié ce cumul d’« erreur » qu’il était important de rectifier en laissant son siège vacant. À l’approche des prochaines échéances électorales, il ne se prononce pas sur l’impact que pourrait avoir cette situation passagère. « Toute élection est ouverte. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Moi, je fais mon travail et j’ai fait du mieux que je pouvais au cours des trois dernières années et je vais continuer à travailler fort pour les citoyens de Casselman. »

M. Lafleur ajoute que ce retour va lui permettre de poursuivre d’importants projets, dont l’aménagement du côté sud de la 417 et celui du sentier pédestre.

Nommé directeur général par intérim, mi-septembre, afin de pallier le départ de l’ancienne directrice générale, le maire s’était retrouvé dans une situation inconfortable. Dans une lettre de mise en garde, le ministère des Affaires municipales et du Logement avait conseillé à la municipalité, début novembre, de se rapprocher de son avocat pour étudier les options qui s’offraient à elle afin de ne pas contrevenir à la loi.

L’article 258 prévoit qu’un employé d’une municipalité n’a pas le droit de détenir mandat de membre du conseil de la même municipalité. L’article 259 prévoit que le poste de membre du conseil d’une municipalité devient vacant si le membre devient inhabile à occuper ce poste en vertu de l’article 258. L’article 263 offre des options pour combler une vacance au sein du conseil.

Le conseil municipal se cherche toujours un directeur général. Un comité administratif composé des trois directeurs de services, du greffier et du maire, se charge des décisions administratives jusqu’à ce que le poste soit comblé.

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