#Francophonie, #Ontario

Le nouveau Centre culturel La Ronde espéré pour son 50e

L'emplacement où serait construit le nouveau Centre culturel La Ronde, à Timmins.Crédit image: Benjamin Vachet
L'emplacement où serait construit le nouveau Centre culturel La Ronde, à Timmins.Crédit image: Benjamin Vachet

TIMMINS – Démoli le 6 février dernier, le Centre culturel francophone La Ronde pourrait renaître de ses cendres en 2018, année de son cinquantième anniversaire. C’est en tout cas l’espoir de la présidente du conseil d’administration, Josée Duquette. Mais il reste encore du travail à faire.

BENJAMIN VACHET
bvachet@tfo.org | @BVachet

Près de deux ans, jour pour jour, après avoir été touché par un incendie qui a convaincu la communauté franco-ontarienne de Timmins de détruire l’ancien édifice, le Centre culturel La Ronde poursuit le long chemin qui le mène vers la reconstruction.

«On parle de reconstruire au même emplacement un édifice de 10 000 pieds carrés, avec une salle multifonctionnelle de 300 personnes, dont 250 places assises. On n’aura plus le plus grand centre culturel francophone de l’Ontario, mais on aura le plus beau. On va rebâtir notre place!», a lancé Ludger Cloutier, le mardi 7 novembre, lors de l’assemblée générale annuelle de La Ronde.

En entrevue à #ONfr, ce dernier reconnaît toutefois qu’il reste encore du chemin à parcourir.

«On vient d’engager une firme d’architectes de Timmins. C’est une première étape, mais il reste encore des choses à faire. On a une bonne idée de ce qu’on veut, mais il n’y a rien de définitif. On doit trouver des fonds. On parle d’un projet de 4,5 millions de dollars. On a déjà des dons garantis et avec les assurances, il nous reste à aller chercher 2,5 millions de dollars.»

Le consultant Ludger Cloutier. Crédit image: Benjamin Vachet
Le consultant Ludger Cloutier. Crédit image: Benjamin Vachet

M. Cloutier juge toutefois réaliste d’envisager la première pelletée de terre au printemps prochain, en comptant sur les paliers provincial et fédéral pour compléter la somme qui sera récoltée auprès de la communauté. Un espoir que partage la présidente du conseil d’administration, Josée Duquette, qui se montre prudemment optimiste.

«Notre souhait le plus sincère, c’est d’avoir notre 50e anniversaire dans les nouveaux locaux. Les choses bougent, il va y avoir des consultations. Mais je pense que c’est faisable.»

 

Plus petit édifice

Le Centre culturel La Ronde occupait l’édifice du centre-ville de Timmins depuis le début des années 70. L’incendie qui a touché principalement le restaurant voisin La Chaumière n’avait que partiellement affecté le centre francophone. Mais la décision a été prise, malgré tout, de détruire l’édifice.

«Nous avons consulté nos membres en leur présentant les options. Mais les coûts d’exploitation et de rénovation du vieux centre étaient importants et nos membres ont choisi de construire un nouveau centre», explique Mme Duquette.

Une analyse que partage M. Cloutier, qui a été directeur général du centre culturel pendant de nombreuses années.

«On avait 35 000 pieds carrés, c’était beaucoup trop grand. Les frais de fonctionnement étaient de 143 000 $ par année. Le nouvel édifice, selon nos plans, coûterait environ 50 000 $ par année, avec les mêmes services, dans un édifice moderne, avec plus de stationnements. Cela assurerait également la pérennité du centre.»

 

Maintien des activités

En attendant d’éventuellement s’installer dans son nouvel édifice, le Centre culturel La Ronde a réussi à maintenir la quasi-totalité des activités pour ses quelque 2 100 membres en louant temporairement des locaux dans l’ancienne école St-Charles. Le centre a toutefois dû réduire son personnel.

La présidente du Centre culturel La Ronde, Josée Duquette. Crédit image: Benjamin Vachet
La présidente du Centre culturel La Ronde, Josée Duquette. Crédit image: Benjamin Vachet

«Après le feu, nous avions vu une diminution de la participation à nos activités, car les gens pensaient que celles-ci avaient cessé, mais progressivement ça revit. La garderie va bien, tout comme nos activités culturelles.»

Vous aimez ? Faites-le nous savoir !

Benjamin Vachet
Benjamin Vachet
bvachet@tfo.org @BVachet

Originaire de France, Benjamin Vachet vit au Canada depuis plus de douze ans. Titulaire d'un baccalauréat en Administration économique et sociale et d'une maîtrise de journalisme, il a commencé sa carrière en France, avant de la poursuivre au Canada. Il a travaillé pour les hebdomadaires Le Reflet, puis L’Express Ottawa et pour la radio francophone d’Ottawa, Unique FM. Il a rejoint le Groupe Média TFO en 2014. Passionné de politique ontarienne, fédérale et internationale, Benjamin cumule plus de treize années d’expérience en presse écrite, radio et télévision.