Passer au contenu Passer au pied de page

Le Théâtre du Nouvel-Ontario à la croisée des regards

Temps de lecture : 3 minutes

SUDBURY – Le Théâtre du Nouvel-Ontario (TNO) lance sa nouvelle saison 2022-2023 avec pour thématique À la croisée des regards. Au cours de l’année, dix spectacles variés seront présentés au public de la Place des Arts.

« Je me réjouis de vous proposer une première programmation théâtrale complète dans notre nouvelle maison, La Place des Arts ! » s’est exclamée sur les planches Marie-Pierre Proulx, directrice artistique du TNO, promettant de « passionnants moments de théâtre avec la communauté sudburoise au sein de ce lieu rassembleur ».

La saison du TNO dévoilée ce mercredi soir ouvrira en septembre avec la lecture publique de Nickel City Fifs : une épopée queer sudburoise sur fond de trous. Il s’agit du premier projet théâtral d’Alex Tétreault à l’occasion de l’événement Feuilles Vives.

« On aurait pas pu être présenter ce spectacle dans la salle où on était avant faute d’espace », explique Mme Proulx en entrevue avec ONFR+.

Marie-Pierre Proulx, directrice artistique au Théâtre du Nouvel-Ontario, lors du dévoilement de la saison. Crédit image : Inès Rébéi

Le mois suivant, le TNO mettra en scène 40 interprètes du partout au Canada dont Chloé Thériault, France Huot et Caroline Raynaud à l’occasion d’une production à grand déploiement : Un. Deux. Trois.

Il s’en suivra du premier spectacle jeunesse de la saison. Danse, peinture en direct et chants marins sont à prévoir avec L’Écho de l’écume.

« On avait envie de laisser la voix à plusieurs paroles artistiques très différentes au niveau des approches ainsi que des thématiques », raconte Mme Proulx. Parmi ces thèmes, il est question de l’esprit de solidarité des Franco-Ontariens avec la pièce humoristique Vache, the musical.

En février, ce sera Mononk Jules, de Jocelyn Sioui, qui reconstitue avec humour, imagination et intelligence l’histoire des Autochtones du 20e siècle. Puis, en mars, la pièce Intrusions, l’histoire d’une femme raconte son attente de transfert vers une résidence pour personnes âgées avec son mari.

Le public jeune pas oublié

En avril, deux représentations jeunesse autochtones seront sur les planches : Toqaq mecimi puwiht, une coproduction du Théâtre montréalais Ondinok pour les 5-9 ans, puis G’zaagiin maleńki, une production de Voyageurs Immobiles, pour les moins de 6 ans.

La directrice artistique se dit impatiente de s’immerger dans le nouvel espace de la Places des Arts, ouverte depuis avril dernier. « On n’a pas encore eu la chance de vraiment vivre l’espace avec les artistes et le public. On a juste pu y présenter un spectacle communautaire et un accueil. Donc c’est un peu notre saison inaugurale à la Place des Arts. »

Le public est venu découvrir la nouvelle programmation du TNO, ce mercredi, à la Place des Arts. Crédit image : Inès Rébéi

« On garde les spectacles intimes tout en les offrant à un public plus vaste » – Marie-Pierre Proulx

Et de souligner les avantages du site : « On est au centre-ville, les gens peuvent aller prendre un verre et manger avant. Il y a le bistro où on peut se rencontrer. Les artistes ont accès à des installations à la fine pointe de la technologie dans deux salles de spectacle. On a la chance d’avoir des spectacles à plus grand déploiement dans une salle plus grande. On garde les spectacles intimes tout en les offrant à un public plus vaste. »

Elle qualifie cette nouvelle saison de « très diversifiée, où chaque spectateur pourra en trouver à son goût, à la fois dans les approches artistiques et les thématiques abordées ».

Une dizaine de productions et coproductions ont été dévoilées. Crédit image : Inès Rébéi

Vous aimez ? Faites-le nous savoir !