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Le Village d’antan franco-ontarien vise la forêt Larose à Limoges

Temps de lecture : 3 minutes

Le Village d’antan franco-ontarien (VAFO) vise un nouveau site. Faute d’avoir réussi à s’entendre avec la direction de la Fromagerie St-Albert, les organisateurs aimeraient désormais s’installer à Limoges dans la forêt Larose.

« On regarde plus comme un Village qui serait un parc thématique », explique le président du VAFO, Robert Laplante. « La question d’entretenir 25 bâtisses comme nous voulions au début n’est plus d’actualité. Il y aurait plusieurs salles. On regarde pour le site dans la région de Limoges, du côté de la forêt Larose. »

Située au cœur de l’Est ontarien, la forêt Larose s’étend sur plus de 11 000 hectares, et comprend plus de 200 kilomètres de routes et de sentiers. Les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) en sont les propriétaires.

À l’origine, le projet du VAFO s’apparentait à la réplique d’un village typique de l’Ontario français pendant les années 1850 à 1900, et devait avoir une quinzaine de maisons, un pavillon d’accueil, avec la possibilité d’un « village indien ». Le tout sur le terrain de la Fromagerie St-Albert.

« On voudrait maintenant présenter l’histoire de manière virtuelle, avec dans certains cas des lunettes spéciales, montrer ce que l’institutrice voyait à l’extérieur de l’école. Ces présentations visuelles de l’histoire franco-ontarienne pourraient aussi présenter le feu qui autrefois a détruit Casselman et Limoges, mais aussi évoquer la traite de fourrures. »

Et de poursuivre : « Nos objectifs sont plus conformes à la réalité. Les jeunes dans les écoles ne veulent plus des présentations orales à n’en plus finir qui ne les intéressent pas. Ils veulent des projections. »

Pas de date d’ouverture

Robert Laplante est formel : aucune date d’ouverture n’est cochée. Et pour cause, le projet a accumulé les pépins depuis son lancement officiel, au point de repousser toutes les dates d’ouverture aux calendes grecques.

Les retards dans l’objectif financier avaient forcé les organisateurs à revoir sans cesse le plan à la baisse. Quelque huit millions de dollars étaient réclamés pour le projet initial imaginé en 2012.

Pour ne rien arranger, les organisateurs n’avaient rien reçu des 5,9 millions dollars offerts par l’Office des affaires francophones (OAF), au moment au 400e anniversaire de présence française en Ontario.

Mais difficle encore de prédire le montant de la nouvelle formule du VAFO.

« Avec la pandémie de COVID-19, il est difficile de rencontrer un investisseur dans le contexte actuel », renchérit M. Laplante.

Autre précision de la part du président du VAFO : le parc Calypso, situé à Limoges, ne serait pour l’instant pas inclus dans le projet.

Une partie de la forêt Larose. Source : site web www.routechamplain.ca

Les CUPR, en partenariat avec le VAFO, tentent en tout cas de « préparer les subventions » pour « monter le projet ».

« Nous sommes dans l’attente d’une subvention de financement afin de procéder au plan d’affaires et ensuite de trouver un site », laisse entendre Carole Lavigne, directrice du développement économique et touristique des CUPR.

La responsable se montre plus prudente sur le choix final de la forêt Larose. « Elle pourrait être dans les cartes. »

Un circuit touristique ? 

Le directeur général de l’Association canadienne-française de l’Ontario de Prescott et Russell (ACFO-PR), Jacques Héroux, se réjouit de l’intérêt de la forêt Larose.

« Elle a un cachet spécial, a abrité le spectacle de L’Écho d’un peuple, la ferme Drouin est aussi là. C’est une attraction touristique en soi. À la Table de concertation de l’Est, on avait parlé de développer un projet à la fois régional, patrimonial et culturel, comme un circuit touristique pour l’Est ontarien, avec les plaques, des affiches et un baladodiffuseur. Le Village d’antan pourrait faire partie de ce circuit. »

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