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L’église ou l’école: Val Rita doit choisir

VAL RITA-HARTY – Afin de décider ce qu’adviendra de l’édifice de l’ancienne l’École catholique Ste-Rita, la municipalité de Val Rita-Harty fait appel à un planificateur urbain. Glenn Tunnock reçoit ainsi la tâche de mettre à jour le plan de développement communautaire de la municipalité et d’envisager la création d’une coopérative alimentaire dans l’édifice en question.

DIDIER PILON
dpilon@tfo.org | @DidierPilonONFR

L’École Ste-Rita a fermé ses portes en 2016 en raison d’une baisse importante du taux d’inscription. Le conseil municipal avait alors suggéré de transformer l’édifice en logement pour personnes âgées, mais l’étude de faisabilité n’était pas favorable à l’idée. Depuis, la municipalité délibère à savoir si elle prendra possession de l’édifice.

«Mardi dernier, j’ai longuement discuté avec les conseillers municipaux du sujet de l’ancienne école», affirme Johanne Baril, mairesse de Val Rita-Harty. «Nous avons décidé d’engager un planificateur urbain professionnel afin de mettre à jour notre plan de développement communautaire. Le plan actuel a déjà 20 ans.»

Glenn Tunnock a établi sa compagnie, Tunnock Consulting Ltd., en 1988 et travaille présentement avec la municipalité de Fauquier-Strickland.

«C’est quelqu’un avec qui nous avons déjà fait affaire et qui a 35 à 40 ans d’expérience dans le domaine», ajoute-t-elle. «Nous ne sommes pas des spécialistes des questions de zonage, donc nous faisons appel à ses services pour les questions du genre.»

Mme Baril prévoit présenter la première ébauche du nouveau plan en mai, lors d’une consultation publique.

 

Val Rita considère une coopérative alimentaire

Même si la mairesse avoue être incertaine quant au futur de l’immeuble, la municipalité explore l’idée d’y établir une coopérative alimentaire.  Il n’y a pas de magasin d’alimentation à Val Rita. Les habitants du village se déplacent donc soit vers le supermarché de Kapuskasing, ou vers l’Épicerie coopérative de Moonbeam.

«La coopérative serait physiquement dans l’édifice, mais avant la consultation publique, c’est impossible de dire si le projet intéresse réellement la communauté», soutient Mme Baril. «Si ce n’est pas ça que les gens veulent, on a d’autres idées aussi. C’est à la communauté de nous dire si elle veut investir dans ce projet ou ailleurs.»

Le projet a obtenu l’appui du Conseil de la coopération de l’Ontario et la coopérative de Moonbeam s’est engagée à titre d’organisme mentor. André Filion, membre du conseil d’administration de l’Épicerie coopérative, présentera le projet à la communauté de Val Rita dans les prochaines semaines.

L’ancienne Église Ste-Rita a fermé ses portes en 2010. Gracieuseté

Un futur incertain pour l’ancienne église

Afin d’investir dans le bâtiment de l’ancienne école, la municipalité devra libérer des fonds ailleurs.

«Si nous prenons en mains l’édifice de l’ancienne école, ça ne serait pas responsable financièrement de maintenir l’église.»

Val Rita a acquis l’ancienne Église Ste-Rita après sa fermeture en 2010. L’édifice héberge depuis le Centre Ste-Rita, qui s’occupe du Club des aînés et qui organise des soirées de rencontres amicales.

«Malheureusement, il y a beaucoup de travail à mettre dans l’église», explique la mairesse. «Considérant juste la réparation de la fondation, c’est un projet de 200 000 $. Pour l’instant, ce n’est pas dangereux, mais c’est quelque chose qu’il faudra faire lors des prochaines années. L’église requiert aussi tout un travail de façade et a une empreinte de carbone assez élevée au niveau du chauffage. Chauffer ce bâtiment coûte très cher et c’est de l’argent qui serait sûrement mieux investi dans l’édifice de l’école qui est en bien meilleur état.»

Toutefois, l’école nécessite aussi des rénovations. «On songe à démolir la partie arrière, qui a un système de chauffage électrique. Tout le reste du bâtiment est chauffé au gaz naturel, qui coûte beaucoup moins cher, mais qui ne peut pas s’étendre à la partie arrière.»

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Didier Pilon
dpilon@tfo.org

Originaire de Rockland, Didier Pilon baigne depuis longtemps dans la vie culturelle et communautaire de l’Ontario français. Il est diplômé d’une maîtrise en philosophie politique de l’Université d’Ottawa, où il s’est initié au journalisme au journal indépendant La Rotonde. Il a aussi collaboré avec de nombreux journaux et blogues culturels avant de se joindre à l'équipe d'#ONfr en 2017 pour poursuivre sa passion, l’actualité politique.