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Meilleur nouvelle DG du Muséoparc : « Jean Malavoy était Monsieur culture »

Temps de lecture : 2 minutes


[ENTREVUE EXPRESS]

QUI :

Madeleine Meilleur est l’ancienne députée provinciale d’Ottawa-Vanier sous la bannière libérale. En 13 ans de carrière en politique provinciale, elle a occupé divers postes de ministres, dont celui des Affaires francophones entre 2003 et 2016.

LE CONTEXTE :

Madeleine Meilleur a été nommée directrice générale par intérim du Muséoparc Vanier après le décès de Jean Malavoy, survenu début octobre.

L’ENJEU :

Elle entre en poste alors que l’organisme d’Ottawa entame les premières étapes de la reconstruction de sa cabane à sucre qui est passée au feu à la fin du mois d’août.

« Pourquoi avoir décidé d’accepter le poste de directrice générale ?

On m’avait approchée pour savoir si j’étais intéressée et je leur ai dit oui pour le poste par intérim. C’est un beau projet ici avec deux grands projets à faire, dont la rénovation de la cabane à sucre. Il y a aussi le fait que je connais beaucoup de gens au point de vue communautaire avec ma carrière.

Votre entreé en poste se fait près de deux mois après l’incendie qui a ravagé la cabane à sucre du Muséoparc Vanier. Quelles sont les prochaines étapes dans la reconstruction de la cabane à sucre ?

C’est un grand projet. On est en négociation avec les assureurs et on m’a demandé de présider le comité pour sa reconstruction avec les experts et la ville d’Ottawa autour de la table.

On est au début, car on attend les rapports des assureurs, mais on a beaucoup d’aide communautaire avec une petite levée de fonds qu’on a lancée. Les gens sont généreux. On va la reconstruire un peu comme elle était, mais on va aussi l’agrandir un peu. On espère pouvoir l’ouvrir pour le printemps 2022.

Votre nomination survient après le décès de Jean Malavoy, qui était le directeur général du Muséoparc Vanier avant sa mort. Avez-vous travaillé avec votre prédécesseur durant votre carrière politique, et quels souvenirs avez-vous de M. Malavoy ?

Je le connaissais assez bien. Comme ministre de la Culture et des Affaires francophones, j’ai eu affaire à Jean. Je l’ai aussi côtoyé pour les collectes de fonds visant à reconstruire la cabane à sucre quand j’étais députée. Je l’ai surtout connu à La Nouvelle Scène d’Ottawa. Jean était un grand francophone dévoué pour les arts et la culture. Il a réglé de gros problèmes financiers une fois arrivé au Muséoparc. C’est un grand francophone. Jean Malavoy, c’était Monsieur Culture.

Vous avez été nommée à titre intérimaire pour trois à six mois, mais espérez-vous prolonger votre mandat après ce terme ?

Ce n’est pas à moi de décider cela. J’ai pris le contrat de trois à six mois et je vais faire tout ce que je peux pour faire une bonne transition pour la nouvelle personne qui va arriver.

Suivez-vous encore un peu l’actualité politique ?

J’ai été en politique pendant 25 ans, on ne peut pas s’éloigner trop trop ! Je reste à distance, je ne veux pas faire la belle-mère. J’ai une chronique au 94,5 FM avec Michel Picard chaque semaine. Disons que la politique en tant que telle, elle est plutôt tranquille. C’est surtout la pandémie qui occupe le tout en ce moment. Alors c’est sûr que je suis toujours ça, car j’ai à cœur la communauté et j’espère que la pandémie va finir bientôt pour qu’on puisse parler d’autre chose. »

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