MIFO : une saison 2026-2027 entre découvertes et têtes d’affiche
OTTAWA – Le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) a levé mardi soir le voile sur sa saison 2026-2027. Entre chanson, humour et théâtre, plus d’une vingtaine d’artistes de multiples horizons ainsi que des voix des Premiers peuples se succéderont sur scène. Objectif : émerveiller, surprendre et rassembler autour du spectacle vivant francophone.
« Une programmation qui reflète la francophonie dans laquelle on évolue », promet Anne Gutknecht, directrice artistique du MIFO, pour la saison 2026-2027 du MIFO.
« Il ne faut pas manquer cette saison tout simplement parce que le spectacle vivant permet de vivre des émotions uniques : se laisser transporter par la musique, réfléchir à travers le théâtre, rêver avec les spectacles jeunesse. C’est une invitation à retrouver son âme d’enfant et à se laisser porter par la vision d’un artiste », affirme Anne Gutknecht.
À noter que la saison se déploiera entre le Centre des arts Shenkman et l’auditorium Béatrice-Desloges, deux lieux clés de la diffusion culturelle à Orléans.
« Concernant le futur MIFO, prévu pour l’automne 2027, les spectacles de cette saison ne s’y tiendront pas. La programmation s’arrête en mai 2027, et il faudra ensuite laisser le temps aux équipes de s’approprier le nouveau lieu. Peut-être que la saison 2027-2028 en bénéficiera partiellement, mais il est encore trop tôt pour le dire », précise la directrice artistique.
Une place de choix pour les artistes franco-ontariens
Comme chaque année, les talents franco-ontariens auront une place de choix dans cette programmation. Céleste Lévis présentera, le 4 mars 2027, Si elle, un spectacle tiré de son 5e album du même nom. Damien Robitaille sera de nouveau à Orléans, le 9 décembre, avec une version solo de son spectacle Ultraviolet.
L’artiste sudburois McLean partagera la scène le 18 novembre avec l’Acadienne Caroline Savoie, l’artiste originaire du Manitoba Flora Luna et le chanteur autochtone Shauit, lors de la 8e édition de Kaléidoscope musical. Ils seront sous la direction artistique du Fransaskois Mario Lepage (Ponteix).
« Des initiatives comme le Kaléidoscope musical jouent aussi ce rôle de tremplin, en invitant le public à découvrir des artistes qu’il n’aurait peut-être pas vus autrement. L’idée est d’amener progressivement la communauté vers plus de curiosité, et d’attirer aussi de nouveaux publics qui ne fréquentaient pas forcément le MIFO auparavant », explique Anne Gutknecht.
Dans la même veine, des artistes qui faisaient partie de la précédente édition de Kaléidoscope reviennent cette année avec leur propre spectacle. Ce sera le cas pour le Montréalais d’origine haïtienne Waahli, de même que la slameuse camerounaise Lydol.

« La saison précédente a en quelque sorte servi de terreau à celle-ci. Cela illustre bien notre volonté de faire évoluer des projets vers une reconnaissance plus large », souligne la directrice artistique.
Des grands noms et des projets rassembleurs
De grands noms seront également à l’affiche. On cite Diane Tell qui soulignera 50 ans de carrière, Marie-Élaine Thibert qui rendra hommage à Dalida avec Parlez-moi d’elle et Marc Hervieux qui plongera le public d’Orléans dans l’esprit des Fêtes avec Nostalgia Noël.
Un des coups de cœur de la saison artistique 26-27 est la 2e édition de Nikamu Mamuitun – Chansons rassembleuses, qui réunit le 7 octobre des musiciens autochtones et allochtones. Cette édition permettra au public de découvrir ou redécouvrir Mimi O’Bonsawin (Abénakise, Ontario), Sandrine Masse (Wendate, Wendake), Pako (Attikamek, Manawan), Freddy Cluney (Innu, Kawawachikamach), Willows (Métisse de la Rivière Rouge, Manitoba), Mariko (Sainte-Émilie-de-l’Énergie), Velours Velours (Sainte-Anne-des-Monts/Trois-Rivières) et Luan Larobina (Latino-Gaspésienne, Douglastown).
Théâtre : entre mémoire et identité
Révélation de Contact Ontarois avec deux distinctions, Patenteuses, sera présentée le 22 octobre. La comédie musicale signée Créations In Vivo revisite l’histoire de l’Ordre de Jacques-Cartier. L’œuvre suit quatre femmes déterminées à infiltrer une société secrète masculine pour sauver le patrimoine du Canada français.

Le public aura aussi la chance d’assister, le 21 janvier, à la pièce de théâtre Le fantôme dans la machine, une production Duceppe. Mise en scène par Alexia Bürger, l’œuvre explore les vies que l’on n’a pas vécues et les choix qui nous définissent.
La jeunesse n’est pas en reste avec Les Voisines de la compagnie Le Gros Orteil. Présenté le 18 mars durant la semaine de relâche ontarienne, le spectacle met en scène un duo clownesque féminin, Huguette et Vana, des voisines qui partagent une cour commune et qui ont des tempéraments totalement différents.
Rire et réfléchir
La relève et les grands noms de l’humour québécois fouleront la scène orléanaise en 2026-2027. Louis-José Houde (17 septembre) et Guillaume Pineault (7 janvier) viendront roder leurs prochains spectacles respectifs pour avoir le pouls du public.
Les personnes qui aiment l’humour décalé et absurde seront servies le 24 mars avec Bon jus, le 2e spectacle d’Arnaud Soly.
Boucar Diouf propose le 15 mai un mélange habile de biologie, d’histoire et de culture afin de raconter, avec humour et sensibilité, la présence du chien et du chat dans nos vies avec Trois prédateurs et un bungalow.
Parodies, bricolage et superhéros semblent un mélange intriguant? C’est ce que l’on découvrira le 27 novembre dans Le Batshow : une nouvelle aventure de Batman en carton de l’humoriste, marionnettiste, animateur et professeur à l’École nationale de l’humour, Jérémie Larouche.

Enfin, deux humoristes féminines seront de passage à Orléans, soit Silvi Tourigny avec son premier spectacle solo qui plonge les spectateurs dans son vécu, et Maude Landry avec Trop cool, un spectacle dans lequel l’humoriste cherche à savoir pourquoi elle n’a jamais fait partie des gens cool de la société.