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Ils nous ont quittés en 2019

Temps de lecture : 6 minutes

Paul Dewar, représentant d’Ottawa sur la Colline

Après un an de lutte contre le cancer, l’ancien député fédéral d’Ottawa-Centre, Paul Dewar, est décédé le 6 février, à l’âge de 56 ans.

Élu pour la première fois à la Chambre des communes en 2006, le député néo-démocrate a été porte-parole de l’opposition en matière d’affaires étrangères en 2011. Il a soumis sa candidature à la course à la direction du parti en 2012, mais n’a récolté que 7,5 % des votes lors du premier tour. En 2015, il a perdu son siège aux mains de la candidate libérale, Catherine McKenna.

L’ancien député fédéral, Paul Dewar. Source : Facebook

Avant de se lancer en politique, M. Dewar a travaillé comme enseignant à Ottawa-Carleton avant de représenter la région à la Fédération des enseignants et des enseignantes de l’élémentaire de l’Ontario.

Benoît Serré, le premier député francophone du Timiskaming

En mai, le cancer a pris la vie de l’ancien député libéral de Timiskaming—French River et de Timiskaming–Cochrane, Benoit Serré.

Originaire de Field à Nipissing Ouest, M. Serré a siégé à la Chambre des communes du Canada de 1993 à 2004. Il est le premier francophone à avoir été élu dans cette circonscription.

Benoît Serré (à droite) avec son neveu, le député de Nickel Belt, Marc Serré. Crédit image : Marc Serré

Son frère aîné, l’ancien député de Nickel Belt, Gaëtan Serré, est décédé avant lui en 2017. Son neveu Marc Serré est l’actuel député fédéral de cette circonscription.

Gilles Gagnon, un leader de Hearst

L’ancien maire de Hearst, Gilles Gagnon, a rendu l’âme en juin dernier.

Lors de mandat de 1981 à 1994, il a dû négocier avec une crise économique régionale en raison d’une chute du prix du bois.

L’ancien maire de Hearst, Gilles Gagnon. Gracieuseté

Alors que le taux de chômage de la petite communauté forestière approchait 40 %, M. Gagnon a œuvré à diversifier l’économie locale. Entre autres, il a participé à la mise sur pied de la Corporation de développement économique Nord-Aski et de l’aéroport de Hearst.

Pour contrer l’exode des jeunes, il a ardemment défendu l’Université de Hearst.

Guy Cayen et la crise scolaire de Sturgeon Falls

Une figure marquante de la crise scolaire de Sturgeon Falls, Guy Cayen, est décédée le 13 juillet, à l’âge de 86 ans.

M. Cayen a été un pionnier qui a lutté pour l’obtention de l’école secondaire francophone à Sturgeon Falls au début des années 1970. Fier membre des Chevaliers de Colomb, M. Cayen s’est impliqué tout au long de sa vie dans l’organisation d’activités communautaires à Nipissing Ouest.

Lors de ses funérailles, un drapeau franco-ontarien a été déposé sur son cercueil.

François Bélair, figure de proue du Reflet de Prescott-Russell

Le décès de l’ancien copropriétaire et éditeur du journal Le Reflet, François Bélair, a été rendu public le 16 juillet.

François Bélair, ancien éditeur du Reflet. Montage de Laura François-Eugène

M. Bélair est devenu éditeur et copropriétaire de l’hebdomadaire francophone d’Embrun en 1987, soit un an après sa première édition.

En reconnaissance de sa contribution à la communauté franco-ontarienne de la région, il a reçu l’Ordre de la Francophonie de Prescott-Russell en 2004.

Il est décédé à l’âge de 64 ans.

Jocelyne Roy Vienneau, grande pionnière acadienne

La lieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick,  Jocelyne Roy Vienneau, a succombé à son cancer le 3 août.

Tout au long de son parcours, Mme Roy Vienneau brisa de nombreux plafonds de verre, d’abord en tant qu’une des premières femmes diplômées en génie industriel de l’Université de Moncton, avant d’être la première femme à diriger un campus du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick et de l’Université de Moncton.

Elle est la troisième femme à avoir occupé le poste de lieutenante-gouverneure de la province.

Lors de son mandat, elle a déployé ses efforts pour augmenter le taux d’alphabétisation et pour lutter contre la violence familiale.

Yves Saint-Denis, un Franco-Ontarien passionné

La francophonie ontarienne a perdu une de ses figures incontournables le 11 septembre, lorsqu’Yves Saint-Denis s’est éteint.

Originaire de Chute-à-Blondeau, près d’Hawkesbury, M. Saint-Denis a travaillé en tant qu’enseignant et animateur culturel à l’École secondaire de Plantagenet. Toutefois, c’est par ses nombreuses contributions au monde associatif franco-ontarien qu’il s’est démarqué tout au long de son parcours.

Yves Saint-Denis (à gauche), en famille, lors de la manifestation du 1er décembre 2018, à Ottawa. Source : Facebook

Président fondateur de la section régionale de l’Association des enseignants franco-ontariens (AEFO), en 1972, il a également été le président fondateur de l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO) de Prescott-Russell en 1973, puis président de l’Association canadienne-française de l’Ontario au niveau provincial, de 1980 à 1982, devenue plus tard l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO).

« Sa vie entière fut dévouée à la défense du fait français en Ontario », a déclaré le président de l’AFO Carol Jolin. « On se rappellera de son travail incessant à tisser des liens entre l’Ontario français et le Québec, sa passion contagieuse pour l’histoire franco-ontarienne et son implication infatigable dans la communauté. »

Raymond Bisson, grand représentant de la francophonie manitobaine

L’ancien président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Raymond Bisson, est décédé le 7 octobre.

Fier Franco-Manitobain, M. Bisson a occupé plusieurs postes au sein d’institutions francophones, d’abord en tant que président du Festival du Voyageur de 1984 à 1986, avant de devenir président de la Société de la francophonie manitobaine de 1989 à 1991. Il a ensuite assuré la présidence de la FCFA de 1991 à 1993.

Le rapprochement des francophonies canadiennes a été au cœur de ses divers mandats. Entre autres, il a mené une campagne de sensibilisation à la culture franco-manitobaine au Québec intitulée Sept plaines journées.

Robert Pichette, architecte de la Loi sur les langues officielles

Lors de son mandant en tant que chef de cabinet et sous-ministre du premier ministre du Nouveau-Brunswick Louis Robichaud, M. Pichette a préparé le cadre de ce qui a mené à la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick.

Il est aussi reconnu comme l’un des créateurs du drapeau de la province.

« Il était une force motrice au Nouveau-Brunswick et le Nouveau-Brunswick était une force motrice pour lui », a déclaré le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, dans les jours suivant son décès. « Notre province est un bien meilleur endroit grâce à son travail et son héritage continuera de vivre. »

Il est décédé le 24 octobre.

Marcel Gingras, « un des plus grands éditorialistes »

L’ancien rédacteur en chef du quotidien Le Droit, Marcel Gingras, est décédé le 1er novembre, à l’âge de 92 ans.

Originaire de Trois-Rivières, il s’est établi à Ottawa, en 1949. Il s’est engagé au quotidien franco-ontarien de 1964 à 1973, d’abord comme correspondent parlementaire à Queen’s Park et membre de la Tribune de la presse sur la colline parlementaire fédérale, puis comme éditorialiste et rédacteur en chef.

L’ancien journaliste, Marcel Gingras. Source : capture d’écran du reportage « Être Franco-Ontarien : 100 ans de luttes au quotidien » TV Rogers

Décrit par l’historien Serge Miville comme « un des plus grands éditorialistes qu’ait connu l’Ontario français », Marcel Gingras a été un grand défenseur des droits des Franco-Ontariens et a pris des positions fortes pour l’accès à l’éducation en français.

Edgar Gallant et l’accès à l’éducation en français

Un grand défenseur de l’éducation en français en situation minoritaire a tiré sa révérence le 28 novembre.

Originaire d’Abram-Village, une municipalité d’à peine 300 habitants à l’Île-du-Prince-Édouard, M. Gallant a connu une longue carrière dans la fonction publique fédérale.

Son travail aura contribué à la mise sur pied des systèmes scolaires francophones au Manitoba, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique, ainsi qu’au Réseau des services de santé en français de l’Est de l’Ontario.

« Si plusieurs enfants dans l’Ouest du pays peuvent maintenant fréquenter une école de langue française, c’est en grande partie grâce à Edgar Gallant », a témoigné le commissaire aux langues officielles du Canada, Raymond Théberge.

Et aussi

La Nouvelle-Écosse a également perdu un acteur de sa francophonie en la personne de Laurent Lavoie de la communauté francophone de Sydney. Ce Franco-Ontarien d’origine a été l’instigateur de la première école francophone de la région du Cap-Breton et le fondateur de la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse.

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