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Le Prix de la Francophonie pour Paulette Gagnon à titre posthume

Paulette Gagnon est décédée le 12 octobre dernier à l'âge de 62 ans.

TORONTO – Paulette Gagnon, qui est décédée subitement en octobre dernier, est la récipiendaire à titre posthume du Prix de la Francophonie remis à une personnalité franco-ontarienne pour sa contribution à l’épanouissement de la communauté.

JEAN-FRANÇOIS MORISSETTE
jmorissette@tfo.org | @JFMorissette72

Le départ de cette géante du monde culturel franco-ontarien à l’âge de 62 ans avait provoqué une onde de choc dans la communauté. Triste hasard du calendrier, son décès est survenu la veille de l’annonce d’une participation financière fédérale dans le dossier de la Place des Arts de Sudbury, qui permettait de réaliser le rêve de sa vie.

Avant son décès, Mme Gagnon avait été l’une des plus ardentes militantes du projet et en était même la porte-parole.

Originaire de Hearst, Paulette Gagnon a débuté sa carrière dans les années 70 au sein de plusieurs organismes communautaires, notamment Direction Jeunesse, Théâtre Action et le Théâtre du Nouvel-Ontario. Elle hérite par la suite de différents mandats au Conseil des arts de l’Ontario, à La Nouvelle Scène, au Théâtre français du Centre national des Arts, à la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF) et à l’Association des théâtres francophones du Canada.

En 2010, elle joint le Regroupement des organismes culturels de Sudbury et amorce un travail acharné pour la création d’une Place des Arts francophone à Sudbury.

La remise des Prix de la francophonie de l’Ontario a lieu tous les deux ou trois ans. Ces prix saluent les personnes dont les contributions sociales, économiques, politiques ou culturelles ont un effet bénéfique sur la communauté francophone et sur l’Ontario en général.

C’est Stéphane Gauthier, le président du conseil d’administration de la Place des Arts de Sudbury, qui a accepté le prix pour Mme Gagnon.

«Paulette, c’était comme une fée qui se déposait sur les projets pour les amener vers l’avenir», a-t-il lancé. en acceptant le prix.

Pour lui, le legs de Paulette Gagnon est indéniable.


«Cette femme était tenace, elle était rigoureuse et elle mérite le respect.» – Stéphane Gauthier


Le président du conseil d’administration se souvient bien que son énergie était contagieuse et que de «travailler avec Paulette te forçait à te dépasser».

Stéphane Gauthier, président du conseil d’administration de la Place des Arts de Sudbury, est entouré de Marie-France Lalonde, ministre des Affaires francophones, Nathalie DesRosiers, ministre des Richesses naturelles et des Forêts et Marc Despatie, du Collège Boréal. Crédit image: Jean-François Morissette

Une importante contribution

La ministre des Affaires francophones, Marie-France Lalonde, a souligné l’importante contribution de Mme Gagnon dans le milieu des arts franco-ontariens.

«C’était une ambassadrice (…), une dame qui a pris une place importante dans le monde de la culture franco-ontarienne de par son engagement», a-t-elle raconté.

Même son de cloche chez le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Carol Jolin.

«Son empreinte restera bel et bien présente dans le milieu culturel franco-ontarien et la communauté lui sera toujours reconnaissante pour son engagement inconditionnel», a-t-il déclaré.

 

Le prix jeunesse remis à William Burton

William Burton est impliqué dans la communauté culturelle francophone de l’Est ontarien. Il a lancé «Le Réveil», un médium qui informe la communauté franco-ontarienne d’Ottawa des activités culturelles et artistiques à venir dans la région.

«C’est une belle reconnaissance et ça démontre bien ce que je suis capable de faire», indique-t-il.

«À mon jeune âge, je suis presque gêné d’accepter ce prix, parce que je n’aurais pas réussi tout ça sans de l’aide», a-t-il lancé visiblement ému en remerciant tous les adultes qui l’ont appuyé.

William Burton estime qu’il est important pour les jeunes de s’impliquer et invite tous ceux et celles qui ont une passion à la partager.

William Burton, récipiendaire dans la catégorie «Jeune francophone ou francophile», est entouré de Marie-France Lalonde, ministre des Affaires francophones, Nathalie DesRosiers, ministres des Richesses naturelles et des Forêts, et de Maëva Leblanc, de Réseau Ontario. Crédit image: Jean-François Morissette

La ministre Lalonde a martelé que l’avenir de la communauté franco-ontarienne passe d’abord et avant tout par la jeunesse. Elle ajoute que, si elle est réélue, elle va activement travailler afin d’impliquer davantage les jeunes à «prendre la relève».

Margaret Aerola, la récipiendaire dans la catégorie «Francophile», est administratrice au foyer de soins de longue durée Bendale Acres. Elle a été reconnue pour son implication auprès des personnes âgées en travaillant afin qu’elles puissent recevoir des soins dans leur langue maternelle.

 

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois, le 12 avril à 20h07.


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Jean-François Morissette
Jean-François Morissette
jmorissette@tfo.org @jfmorissette72

Jean-François Morissette est un diplômé des programmes de sciences politiques et de journalisme de l’Université Laval, à Québec. Il a évolué au sein de plusieurs médias, dont le journal provincial L’Étoile, qui couvre les dossiers de la communauté francophone du Nouveau-Brunswick. Il a aussi collaboré avec Le Journal de Québec et la Quête. Il couvre le parlement ontarien pour #ONfr.