Préparer la relève au festival «Quand ça nous chante»

Quand ça nous chante édition 2019. Tiré de la page Facebook APCM
Quand ça nous chante édition 2019. Tiré de la page Facebook APCM

Tenu en virtuel, le festival «Quand ça nous chante» mettra en spectacle des jeunes d’une dizaine d’écoles franco-ontariennes suivis des prestations de DJ UNPIER, Mimi O’Bonsawin et Pointex. Cette 18e édition, qui se tiendra du 29 au 31 mars, représente une belle opportunité pour les artistes en herbe.

«J’ai hâte de voir la qualité de ce que les jeunes vont nous offrir, ça va être spectaculaire !», lance DJ UNPIER en entrevue avec ONFR+.

«C’est un excellent point de départ pour des jeunes qui veulent faire carrière dans la musique», ajoute-t-il. «Quand ça nous chante, c’est la première expérience comme Secondaires en spectacle au Québec».

Alors que les spectacles sont déjà enregistrés, les jeunes pourront interagir en direct entre eux et avec les artistes durant les prestations.

L’artiste DJ UNPIER. Crédit image: Caleb John Taylor

Retour aux sources

DJ UNPIER et Mimi O’Bonsawin en seront à leur première prestation professionnelle dans le cadre du festival. Cependant, les deux artistes ont également eu des expériences en lien avec l’événement lors de leur passage au secondaire.

«J’ai participé comme étudiante avec mon band d’école. Mon teenage self est pas mal fier de moi!», s’exclame Mimi O’Bonsawin. «J’ai toujours rêvé de faire de la musique. Lorsque j’ai participé à Quand ça nous chante, je me souviens qu’il y avait Damien Robitaille et que j’étais tellement impressionnée par les artistes que j’ai vraiment commencé à vouloir en devenir une moi-même», se remémore-t-elle.

De son côté, DJ UNPIER raconte y avoir fait du bénévolat dans son jeune temps et d’y avoir rencontré Mehdi Cayenne. De nombreuses années plus tard (2020), le DJ remixait la chanson de ce dernier «Croque-pomme».

L’artiste Mimi O’Bonsawin. Gracieuseté

Inspirer professionnellement la jeunesse francophone

Destiné à former la relève artistique, le festival Quand ça nous chante permet aux jeunes participants de voir comment l’industrie musicale franco-ontarienne se déroule dans la réalité.

«C’était important pour mes enseignants au secondaire de nous amener dans des places où notre culture franco-ontarienne était célébrée. Ils voulaient nous montrer des gens qui travaillent dans la communauté et comment c’est possible», raconte Mimi O’Bonsawin.

De plus, certains jeunes talents pourront se voir ouvrir des portes pour leurs débuts d’artistes. «Pour mon projet Dans la danse, j’ai eu un flash de donner une chance à quelqu’un de Quand ça nous chante. J’ai trouvé que Kaiday avait une belle voix puis je l’ai approché pour participer», rappelle DJ UNPIER.

«Cette année, on va essayer de refaire la même chose. Il y aura un prix de mon label Bienvenue Records qui va offrir une opportunité d’enregistrement sur une de nos chansons.»

Bien que le virtuel est moins propice pour faire des contacts, les deux artistes sont sûrs qu’ils feront de belles rencontres avec les jeunes et espèrent bien contribuer à la culture franco-ontarienne de demain.