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Le prochain président du CRTC sera bilingue, garantit Rodriguez

Temps de lecture : 2 minutes

OTTAWA – Le prochain président du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) devra parler français et anglais, a assuré le ministre du Patrimoine canadien Pablo Rodriguez mardi.

« Pour moi, comme ministre du Patrimoine, c’est fondamental que le futur président du CRTC soit bilingue », dit-il, ajoutant que cette personne parlera les deux langues officielles « dès le jour 1 ».

Le poste affiché indiquait que « la maîtrise des deux langues officielles serait préférable », ce que dénonçait le Bloc Québécois lundi aux Communes.

« C’est inacceptable, renchérit Pablo Rodriguez sur l’affichage du poste. Que quelqu’un ne soit pas bilingue à ce poste-là, pour moi, c’est inacceptable », ajoute-t-il.

L’actuel président du CRTC Ian Scott va quitter l’organisme en septembre. Son mandat n’a pas été renouvelé par le gouvernement Trudeau, après un règne de cinq ans.

L’actuel président du CRTC Ian Scott. Photo tiré du site internet du CRTC

C-11

Le député bloquiste Martin Champoux reprochait au gouvernement de rendre le « français optionnel » et de trouver « correct de mettre une personne qui ne parle pas français responsable de tout un pan de notre culture ».

Réagissant aux propos du ministre, le chef du Bloc Québécois Yves-François Blanchet a souligné l’importance d’avoir un président de l’organisme publique parlant français. Il ajoute prendre « M. Rodriguez à sa parole, je pense que la chance est au coureur ».

« Si on était pour accepter qu’un président ou une présidente du CRTC ne maitrise pas le français, on s’exposerait à un recul grave. »

Il faisait alors référence au projet de loi C-11 ( Loi sur la radiodiffusion) qui est présentement à l’étude à Ottawa. Dans cette loi, le CRTC devra notamment s’assurer que les plateformes de diffusion en ligne comme Netflix, Spotify, etc. produisent du contenu reflétant les deux langues officielles du pays. L’organisme devra aussi par exemple consulter les communautés francophones minoritaires « lorsqu’il prend toute décision susceptible d’avoir sur elles un effet préjudiciable », peut-on lire. Le CRTC agirait à titre d’arbitre pour s’assurer que ces plateformes suivent la Loi, sinon il pourrait distribuer des amendes ou des pénalités.

« La traduction télévisuelle qu’on a au Québec, c’est extraordinaire, ce qui se fait au Canada anglais aussi c’est extraordinaire, c’est souvent différent. Ça prend une personne qui est capable de comprendre, pas juste la langue, mais les nuances aussi à travers tout ça », affirme Pablo Rodriguez.

Ian Scott est un anglophone qui parle le français. La tradition veut que son successeur soit un francophone.

« La langue d’origine m’importe peu. Qu’une personne soit anglophone et qu’elle apprenne le français ou que ce soit un francophone qui parle l’anglais, je n’ai pas de problème », dit le ministre.

C’est le cabinet fédéral qui décide de la nomination de ce poste de la haute direction du CRTC.

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