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Casselman

Recensement 2021 : les francophones de moins en moins majoritaires dans l’Est ontarien

Temps de lecture : 3 minutes

L’Est ontarien n’échappe pas au phénomène de l’anglicisation alors que plusieurs villes francophones de la région perdent leurs plumes francophones. Aucune des principales villes de l’Est ontarien n’a gagné ou n’est restée stable en habitants francophones. Voici le portrait pour quelques villes dans l’Est de la province.

Le Recensement 2021, dont les données ont été publiées mercredi révèle que l’Ontario connaît sa plus forte baisse de francophones disant parler le français seulement comme première langue officielle passant de 3,8 % en 2016 à 3,4 % en 2021.

Hawkesbury

La ville frontalière du Québec comptait 8 030 habitants francophones en 2016 et aujourd’hui 7 450, ce qui constitue une descente de près de 6 % de sa population francophone (de 80 % à 74,5 %). Au total, 10 005 personnes habitent la ville encore majoritairement francophone, dont le poids total a diminué de 0,7 %.

Russell

La municipalité de Russell, laquelle comprend le village de Russell, Embrun et une partie de Limoges, est l’une des villes dont le poids démographique francophone a diminué de près de 5 % passant de 43,4 % en 2016 à 38,7 % en 2021. Le nombre d’habitants francophones a augmenté à 7 560, soit de plus de 430, mais la ville a connu une augmentation de 18,6 % de sa population générale. De ce lot, près de 85 % étaient anglophones selon les données de Statistique Canada.

À l’intérieur de la municipalité de Russell, Embrun est l’un des endroits dans l’Est qui s’approche le plus de perdre sa majorité francophone. En 2016, 58,4 % de sa population était francophone. C’est 52,1 % aujourd’hui. En 2011, c’était 61,5 % de la population qui disait utiliser le français comme première langue officielle.

La municipalité du Canton de Russell. Crédit image : Wikipedia

Casselman

La ville de plus de 3 000 habitants est l’une de celles qui s’anglicisent le plus vite dans la région, perdant près de 7 % de francophones en termes démographiques. En 2016, 80,4 % de cette population disait parler officiellement comme langue le français, mais en 2021, c’est 73,3 %. C’est une baisse marquée par rapport à 2011 alors que les francophones se chiffraient à 81,7 %.

En chiffres absolus, Casselman est seulement descendu de près de 70 habitants francophones, mais près de 300 nouvelles personnes qui considèrent l’anglais comme leur première langue officielle parlée se sont ajoutées au total de la ville par rapport à 2016.

Cornwall

La ville de 47 845 habitants a légèrement augmenté (2,5 %) en 2021, mais ce n’est pas le cas pour la francophonie. De 10 385 à 9040 et de 22,8 % à 19,2 % depuis 2016, les francophones de cette ville située près du fleuve Saint-Laurent ne cessent de descendre.

Cornwall
La ville de Cornwall. Archives ONFR+

Clarence-Rockland

Cette ville sur le bord de la Rivière des Outaouais a connu une croissance de 8,1 % de sa population totale. Du lot de 26 150 habitants, 15 320 affirment parler principalement en français, soit 58 %. En 2016, c’était 15 455, soit 63,8 % et donc une baisse de près de 5 %.

Alfred et Plantagenet

La ville rurale a perdu son poids démographique francophone principalement cette année passant de 76,2 % (2011) à 76,8 % (2016) à 72,8 % (2021).

Glengarry-Prescott-Russell

Le recensement offre aussi la possibilité de voir l’ensemble de Glengarry-Prescott-Russell (le territoire couvert par la circonscription fédérale) qui regroupe huit municipalités, dont plusieurs mentionnées plus haut comme Casselman et Hawkesbury. Au total, ce sont près de 116 463 qui disent y habiter selon les données de Statistique Canada, une hausse de 6 % par rapport aux 109 975 de 2016.

L’ensemble des villes combinées offre un portrait clair sur la baisse du français. Les francophones sont aujourd’hui 55,6 % dans cette circonscription alors qu’ils étaient 60,3 % en 2016, soit une baisse de 4,7 % %. En 2011, c’était 60,9 % et 61,8 % (2006) de la population qui disait avoir le français comme première langue officielle parlée.

Orléans

Cette banlieue d’Ottawa située à la frontière de l’Est ontarien est considérée comme faisant partie de la ville d’Ottawa dans le recensement de 2021. Toutefois, il est possible de connaître la population de la circonscription fédérale d’Orléans. Elle est passée de 119 247 habitants en 2011 à 139 909 10 ans plus tard. La population francophone a passé de 33,9 % en 2016 à 30,8 % en 2021, une baisse comparable à celle des villes de l’Est ontarien.

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