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Retour en classe : le gouvernement prévoit trois scénarios

Temps de lecture : 3 minutes

TORONTO – Le gouvernement Ford a dévoilé, ce vendredi, son plan de retour en classe pour les deux millions d’élèves ontariens, en septembre prochain. Les parents décideront entre trois modèles d’apprentissage : en classe, à domicile ou en classe aménagée, alternative qui pourrait être la plus utilisée. Les conseils scolaires devront prévoir les trois scénarios, en tenant compte de la situation épidémique de leur territoire.

Même si bien des paramètres resteront à l’appréciation de la santé publique et des conseils scolaires, on en sait désormais un peu plus sur ce à quoi ressemblera la rentrée scolaire 2020-2021.

Dans l’hypothèse d’une rentrée alternative, les effectifs par salle de classe seront limités à 15 élèves et un enseignant, un quota visant à circonscrire toute éclosion incontrôlée.

« En cas d’éclosion, on pourra tester et isoler un groupe plutôt que toute la communauté scolaire », a justifié Stephen Lecce.

Au côté du premier ministre Ford, le ministre de l’Éducation a adopté une ligne extrêmement précautionneuse, fermant la porte à une rentrée massive.

« On ne peut pas passer d’une école fermée à deux millions d’élèves en classe, six mois plus tard ». Il s’agira donc, en fonction des locaux disponibles des écoles et des effectifs physiques, de mettre en place « des journées ou des semaines alternées. »

Doug Ford souhaite de la transparence des conseils scolaires et des parents. Capture écran ONFR+

Au cours de la conférence, Doug Ford a été limpide : « Il faut donner le pouvoir aux conseils scolaires, selon leurs priorités locales ».

Mais ces derniers devront être en mesure de garantir toute une série de mesures de sécurité, encadrées par des protocoles stricts en termes de dépistage quotidien, d’accès réservé au personnel essentiel, de désinfection systématique des salles, mais aussi des autobus.

Dans le même temps, le gouvernement s’attend à ce que les parents partagent en toute transparence d’éventuels symptômes repérés chez leurs enfants.

Le plan Lecce demeure toutefois relativement imprécis à ce stade. Le ministre explique que d’ici l’automne beaucoup de choses peuvent se passer sur le front de la pandémie.

« Après septembre, si dans plusieurs districts de la province, on constate que le courbe continue de s’aplatir, on sera en mesure de passer d’un modèle adapté à un modèle conventionnel », a-t-il fait savoir, s’en remettant à l’expertise de Santé publique Ontario.

« L’inverse sera possible », a insisté M. Lecce. « Il n’y a pas de modèle unique. On veut permettre aux élèves d’avoir une expérience normale d’enfant avec une part d’instruction en classe. »

12 525 $ d’allocation par élève

Pour soutenir les conseils scolaires, le premier ministre a promis un financement pour chacun d’eux. Des investissements à hauteur 736 millions de dollars ont été annoncés pour la prochaine année scolaire, portant l’enveloppe globale à 25,5 milliards de dollars pour l’éducation publique, via les Subventions pour les besoins des élèves (SBE).

L’allocation moyenne provinciale par élève devrait ainsi passer à 12 525 $, soit une augmentation de 250 $ par rapport à 2019-2020.

Inséré dans le SBE, un nouveau Fonds de soutien aux élèves de 213 millions de dollars permettra d’appuyer l’éducation de l’enfance en difficulté, la santé mentale, l’enseignement des langues, l’éducation autochtone et les programmes dans les disciplines STIM.

« Nous investissons dans de nouveaux moyens de soutien pour les élèves marginalisés et racialisés et donnons ainsi espoir et confiance à leurs familles en leur montrant que nous ferons tout notre possible pour éliminer les obstacles à la réussite de leurs enfants afin qu’ils puissent atteindre leur plein potentiel », a ajouté le ministre Lecce.

Le ministre ontarien de l’Éducation, Stephen Lecce, limite le nombre d’élèves par classe à 15. Archives ONFR+

Le Fonds de soutien aux élèves peut également servir à répondre aux besoins additionnels en matière de dotation en personnel pour la rentrée de septembre, notamment en ce qui concerne l’embauche de concierges et d’aides-enseignants pour les élèves ayant besoin de soutien.

Outre les SBE, l’Ontario finance le Fonds pour les priorités et les partenariats (FPP) qui permet aux conseils scolaires et aux tiers d’entreprendre d’importantes initiatives et d’offrir des ressources indispensables pour les activités pédagogiques et parascolaires ainsi que des soutiens complémentaires.

Pour l’année scolaire à venir, le financement au titre du PPF devrait être supérieur à 300 millions de dollars, contribuant ainsi à la réalisation d’environ 150 initiatives de soutien des élèves.

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