Tennis : Victoria Mboko mise à l’honneur par la Ville de Burlington
BURLINGTON – La Ville de Burlington a remis, vendredi 21 novembre, la clé de la ville à la joueuse de tennis Victoria Mboko, 19 ans, lors d’une cérémonie tenue au Centre communautaire Robert Bateman. Environ une centaine de personnes étaient présentes, parmi lesquelles plusieurs élus municipaux, provinciaux et fédéraux, ainsi que la famille de l’athlète, venue assister à la reconnaissance officielle d’un parcours étroitement lié à cette communauté.
Cette remise d’honneur intervenait alors que la jeune joueuse canadienne d’origine congolaise revenait tout juste du Mexique, où elle avait conclu sa saison par une première sélection en Coupe Billie Jean King, ponctuée par une qualification obtenue avec l’équipe canadienne. Un retour rapide à Burlington après une expérience marquante sur la scène internationale.
Lors de son intervention, quasi exclusivement en anglais, Victoria Mboko a répondu en français à une question d’ONFR, expliquant ce que cette reconnaissance représentait pour elle.
« C’est une journée importante pour moi d’être ici à Burlington et de recevoir la clé de la ville. Je suis très heureuse de cet honneur. Je pense que cela va m’aider à gagner encore plus de confiance lorsque je voyage partout dans le monde. De savoir que je viens de Burlington, c’est ma ville et j’en suis très fière. »

Elle a rappelé que Burlington avait constitué un cadre essentiel depuis l’arrivée de sa famille en 2009.
« La communauté ici est accueillante. J’ai eu une belle enfance et j’ai eu accès à des opportunités importantes. »
2025, l’année de la révélation
En 2025, la jeune Burlingtonaise a connu une véritable année de révélation sur le circuit féminin, portée notamment par sa victoire à l’Omnium Banque Nationale de Montréal, un tournant majeur dans sa saison. Mais elle n’a pas oublié que tout a commencé à l’académie de Pierre Lamarche, Ace Tennis, lieu fondateur de sa formation.
« C’était un environnement où je me sentais très à l’aise. Pour ma croissance comme joueuse et comme personne, ça m’a aidée énormément. »
Dans son discours, Mboko a également formulé un souhait précis : voir davantage de terrains de tennis dans la ville. Elle estime que l’accès aux infrastructures reste déterminant pour permettre à des jeunes joueurs d’avoir les mêmes chances d’évoluer. Une demande qui rejoint celle de Pierre Lamarche, qui insiste lui aussi depuis des années sur le manque d’installations adéquates à Burlington.

Une compétitivité évidente dès l’enfance
C’est sous la houlette de Lamarche et des entraîneurs de l’académie que Mboko a fait ses classes, démontrant dès le plus jeune âge un tempérament de compétitrice. Le fondateur québécois de l’académie se souvient bien de leurs premières interactions, alors qu’elle n’avait que quatre ans.
« Je donnais un cours à sa sœur. Pendant qu’elle ramassait les balles, Vicky se mettait au fond du court, en position, et disait : ‘Donne-moi des balles’. Elle était prête, sans hésitation. »
Il raconte aussi les matchs entre sœurs :« Sa grande sœur la battait largement, mais Vicky détestait perdre. Elle voulait absolument gagner. Quand elle perdait, elle pleurait, pas par caprice, mais parce qu’elle cherchait déjà comment faire mieux. »
Une caractéristique confirmée par Mboko elle-même. « J’ai toujours voulu gagner. Même quand je ne connaissais pas encore les règles, j’étais très compétitive. »
Gérer les sollicitations sans perdre la priorité de vue
Avec le succès, les sollicitations grandissent. Interrogée à ce sujet, la jeune athlète a montré une compréhension lucide des exigences associées à son statut. Consciente que les requêtes médiatiques, commerciales ou institutionnelles vont continuer d’augmenter, elle explique gérer ces nouvelles responsabilités en gardant un principe simple : ne pas confondre visibilité et priorité.
« Toutes ces obligations autour du tennis, je les vois comme des quêtes annexes. Le tennis reste la priorité. »
Mboko souligne que sa capacité à rester concentrée repose en grande partie sur son environnement familial. Un rôle stabilisateur que Lamarche confirme volontiers : selon lui, l’équilibre de la jeune joueuse repose sur une combinaison de discipline personnelle et d’un entourage solide.

Un geste symbolique pour une athlète ancrée dans sa communauté
Pour Burlington, la remise de la clé de la ville matérialise autant la reconnaissance des succès sportifs de Mboko que l’attachement durable entre l’athlète et la communauté qui l’a vue grandir. La cérémonie s’est conclue par une séance de photos officielles réunissant les élus, l’athlète, sa famille et un groupe d’élèves invités pour l’occasion.
En clôture, Mboko a résumé son sentiment en quelques mots : « Je suis très fière d’avoir grandi ici à Burlington et je continuerai de faire de mon mieux pour vous rendre fiers. »