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Université de l’Ontario français : une ouverture possible en janvier 2021

Temps de lecture : 3 minutes

TORONTO – La présidente du Conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français (UOF), Dyane Adam veut battre le fer tant qu’il est chaud. Elle juge qu’une ouverture est envisageable en janvier 2021.

Au lendemain de l’ouverture du gouvernement ontarien à des discussions avec le fédéral pour le financement et donc, l’ouverture, de l’UOF, la présidente du Conseil de gouvernance, Dyane Adam est résolument optimiste.

« J’ai la certitude que ça va se faire ! Certains diront que tant que le chèque n’est pas signé, rien n’est sûr, mais le fédéral a déjà montré à plusieurs reprises de l’intérêt et désormais, la demande de financement de la province est là. C’était un beau cadeau pour la Saint-Jean, maintenant, j’aimerais avoir une entente de principe pour la Fête du Canada ! »

Ce mardi, la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, et le ministre de la Formation et des Collèges et Universités, Ross Romano, ont signifié à la ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, leur volonté « d’entamer un dialogue constructif concernant l’ampleur de la contribution du gouvernement fédéral au projet de l’Université de l’Ontario français ».

Le bureau de la ministre Joly a salué cette ouverture, après des mois sans réponse de la part du gouvernement ontarien.

Signal clair

« On l’oublie souvent, mais les universités ne sont pas totalement financées par les deniers publics. Cela prend d’autres sources de financement, sur lesquels nous travaillons en ce moment. Mais ce qui est certain, c’est que pour démarrer, le financement public est très important pour n’importe quelle université », souligne Mme Adam.

La déclaration d’intérêt du gouvernement ontarien, même si elle n’est assortie d’aucune date précise de rencontre entre les deux paliers de gouvernement, ouvre notamment la voie à la mise en place d’une campagne de financement à l’échelle nationale, qui sera lancée d’ici les prochains mois.

« Il nous fallait d’abord un signal clair de la province », explique la présidente du Conseil de gouvernance de l’UOF.

Même si son équipe poursuit le travail depuis plusieurs mois, elle reconnaît que cela se fait au ralenti du fait de la situation actuelle. Mais aujourd’hui, elle dit voir la lumière au bout du tunnel, tout en reconnaissant que l’ouverture, prévue initialement à la rentrée 2020, semble difficilement atteignable.


« Nous avons l’espoir d’ouvrir au plus vite » – Dyane Adam, présidente du Conseil de gouvernance de l’UOF


« On espérait la pause la plus brève possible. Désormais, une fois l’entente de principe signée entre le fédéral et la province, nous allons pouvoir accélérer. Le site que nous avions prévu est encore disponible et on pourrait alors signer et commencer les aménagements nécessaires. Ensuite, il faudra décider des programmes et faire du recrutement. On ne veut vraiment pas perdre d’année et je pense qu’on peut être prêt pour janvier 2021. »

Quatre campus pour commencer ?

Pour l’heure, les quatre programmes soumis au ministère de la Formation et des Collèges et Universités n’ont toujours pas été évalués, mais Mme Adam assure avoir reçu la garantie que cela pourrait aller vite. En septembre 2019, l’UOF offrira déjà un premier programme à Ottawa, au collège La Cité. Un premier certificat de deuxième cycle en pédagogie de l’enseignement supérieur, afin de former les futurs professeurs de l’institution, qui intéresse déjà 25 personnes, indique-t-elle.

« Nous avons tenu compte des difficultés financières de la province et avons parlé ensemble de différents montages financiers possibles. Nous développons des collaborations et des partenariats et faisons preuve de souplesse et de flexibilité. »

Des discussions sont en cours pour offrir des programmes professionnels, en santé, en sciences sociales, dans le domaine juridique, en partenariat avec d’autres universités, dont l’Université d’Ottawa. Et l’UOF pourra également compter sur l’appui de l’Université de Hearst.

« Nous confirmons aujourd’hui notre intérêt à joindre les forces de nos deux institutions pour optimiser nos performances respectives dans l’offre de services universitaires à la francophonie ontarienne », a souligné Luc Bussières, recteur de l’Université de Hearst, par voie de communiqué.

Le recteur de l’Université de Hearst, Luc Bussières. Crédit image : Université de Hearst

Une annonce qui enthousiasme Mme Adam.

« Dès le début, l’Université de Hearst a signalé son intérêt à participer à un réseau provincial. Si bien que nous allons peut-être démarrer avec quatre campus : ici à Toronto, mais aussi avec les trois campus de Hearst, Timmins et Kapuskasing ! »

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