Aurélie Lacassagne quitte la direction de l’Université de Hearst
HEARST – Un peu plus d’un an après son entrée en poste, la rectrice de l’Université de Hearst, Aurélie Lacassagne, a remis sa démission pour des raisons personnelles et familiales. Sa décision, transmise au Conseil d’administration le 2 juillet dernier, marque la fin d’un court mandat placé sous le signe du redressement et de la restructuration.
« Cette décision a été très difficile à prendre, mais elle s’est avérée nécessaire dans un contexte familial et personnel particulier », a indiqué Mme Lacassagne dans une déclaration transmise par l’université mercredi en toute fin d’après-midi. « J’ai toujours eu et je continuerai à avoir l’Université de Hearst à cœur et demeurerai une alliée fidèle. »
Dans sa lettre de départ, Mme Lacassagne s’est dite disposée à accompagner l’établissement au cours des prochains mois pour faciliter la transition. Un plan à cet effet sera annoncé prochainement, a confirmé la présidente du Conseil d’administration, Julie Béchard.
« Je tiens à remercier Aurélie pour tout le travail acharné qu’elle a accompli durant cette dernière année. Elle a su insuffler un nouvel élan et elle a effectué des changements importants et nécessaires dès son arrivée », a déclaré Mme Béchard, en soulignant que des chantiers amorcés sous sa direction devront se poursuivre pour assurer la croissance de l’institution.
Le Conseil d’administration et son exécutif ont tenu une réunion avec les parties concernées, notamment l’Association des professeures et professeurs, le secrétariat général et le vice-rectorat à l’administration, afin d’assurer une continuité dans la gouvernance de l’université. Le Conseil dit rester confiant quant au bon déroulement de cette période de transition.
ONFR a tenté de joindre Aurélie Lacassagne et l’institution afin de savoir si la démission de la rectrice était effective immédiatement et obtenir plus de détails mais n’a pas reçu de réponse mercredi soir. Jeudi matin la rectrice a confirmé qu’elle resterait disponible jusqu’à ce que la personne reprenant les rênes ne soit désignée.
Nommée en mars 2024, mais entrée en fonction quelques mois plus tard en juillet, Aurélie Lacassagne avait pris les rênes de l’Université de Hearst dans un contexte exigeant. Son mandat aura notamment été marqué par un assainissement des finances, la renégociation d’une entente de mandat stratégique et des réformes internes jugées « impérieuses » pour la pérennité de l’établissement.
« Je pars en sachant que grâce à une belle équipe, nous avons su surmonter de nombreux obstacles; assainir les finances; négocier une nouvelle entente de mandat stratégique; et entamer des restructurations impérieuses pour l’avenir de l’institution », termine la rectrice.
Une situation difficile
L’institution, devenue entièrement autonome en 2021 à la suite de la rupture de son affiliation avec l’Université Laurentienne, doit composer avec un bassin d’étudiants limité, une baisse du nombre de diplômés du secondaire dans le Nord ontarien et le plafonnement fédéral des permis d’études pour les étudiants étrangers.
Pour remédier à la situation, des stratégies de partenariat, notamment avec le Collège nordique francophone des Territoires du Nord-Ouest, avaient été mises de l’avant sous la direction de Mme Lacassagne.
Avant son arrivée à la tête de l’Université de Hearst, Aurélie Lacassagne a occupé des postes de direction académique à l’Université Laurentienne, où elle a été vice-doyenne et directrice de département pendant 15 ans jusqu’à son congédiement en 2021, dans la foulée de la crise financière qui a entraîné la suppression massive de programmes et le licenciement de plus d’une centaine de membres du personnel.
Elle a ensuite été nommée doyenne des Facultés des sciences humaines et de philosophie à l’Université Saint-Paul, à Ottawa, poste qu’elle a occupé de 2022 à 2024. Avant elle, Luc Bussières était recteur de l’Université de Hearst depuis 2017.
Article mis à jour jeudi à 11h.