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Cornwall veut accueillir l’Université de l’Ontario français

Temps de lecture : 2 minutes

CORNWALL – Et si l’Université de l’Ontario français prenait finalement la direction de l’Est ontarien ? Lundi soir, la municipalité a déposé une résolution dans ce sens lors du conseil municipal.

« Il est donc maintenant résolu que le conseil de la Ville de Cornwall demande au ministre provincial de la Formation, des Collèges et Universités de considérer la Ville de Cornwall comme un site possible pour la construction de la première université de langue française de l’Ontario et qu’une copie de cette résolution soit transmise au premier ministre Ford, à la ministre fédérale du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, à l’Association française des municipalités de l’Ontario (AFMO) et à notre député provincial », peut-on lire dans l’ordre du jour du conseil municipal.

C’est le conseiller Syd Gardiner qui a déposé une motion en faveur de ce projet.

« La municipalité de Cornwall et les régions avoisinantes, comme Glengarry-Prescott-Russell pourraient bénéficier ce projet », dit-il.

L’élu a affirmé qu’il existe un potentiel d’étudiants important, citant les plus de 10 000 élèves scolarisés au Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien (CSDCEO).

M. Gardiner a laissé entendre que bâtir l’UOF à Cornwall comporte un lot d’économies. D’autant que selon lui, les bâtiments sont déjà présents, que ce soit le site de Nav Canada ou le Collège St. Lawrence College.

Après moult rebondissements, le projet a connu une nouvelle dynamique il y a deux semaines. La ministre des Affaires francophones de l’Ontario, Caroline Mulroney, et son homologue fédérale, Mélanie Joly, ont enfin accordé leurs violons sur une entente de financement.

Les deux paliers se sont entendus pour partager le financement de démarrage du projet dans la région de Toronto, évalué à 126 millions de dollars, le tout sur huit ans. L’ouverture du bâtiment est toujours prévue pour 2021.

Cette entente est intervenue dix mois après que le gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford eut annulé le projet, provoquant une vague d’opposition en Ontario français et au Québec.

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