Des bureaux d’assistance aux familles ouverts dans les conseils scolaires
HAMILTON – C’est sur fond de tension syndicale que Paul Calandra a annoncé l’entrée en service des nouveaux « bureaux d’assistance aux élèves et aux familles » pour répondre aux problématiques rencontrées. Dans le même temps, ce sont cinq syndicats enseignants qui font à nouveau front commun, dénonçant une volonté de centralisation du pouvoir du gouvernement dans la négociation des conventions collectives.
Annoncés à l’automne par Paul Calandra, les bureaux d’assistance aux élèves et aux familles sont désormais accessibles au sein des 72 conseils scolaires de la province.
« Les parents peuvent trouver les coordonnées du bureau d’assistance aux élèves et aux familles de leur conseil scolaire local sur la page principale du site web de ce dernier », explique le communiqué officiel.
Il s’agit pour le gouvernement de doter les familles d’un moyen supplémentaire d’obtenir des réponses à des préoccupations générales, de résoudre des problèmes et de recevoir de l’information, si la problématique n’a pas pu être résolue « après une première discussion avec l’enseignant de l’enfant et la direction ».
« Les parents devraient savoir que leurs inquiétudes ont été entendues », a commenté le M. Calandra, ce mardi en conférence de presse.
Les bureaux devront accuser réception des demandes dans les deux jours ouvrables et offrir une réponse dans les cinq jours ouvrables.
Les conseils scolaires sont tenus de veiller à la pertinence et à la clarté des réponses. Il est également précisé que le ministre de l’Éducation s’enquerra régulièrement auprès de ces derniers des préoccupations soulevées par les parents.
Le ministre a dit que ce système « a fait ses preuves » pour les conseils scolaires anglophones sous supervision depuis janvier 2026.
Les syndicats enseignants, mécontents, font front commun
Ce même jour, cinq syndicats enseignants font de nouveau front en publiant une déclaration conjointe, déplorant une volonté de centraliser la prise de décision au niveau provincial lors de cette ronde de négociations, désormais au point mort.
Selon l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) et quatre autres syndicats anglophones, le gouvernement a tenté d’intégrer des points de négociation locaux de longue date dans des négociations centrales, comprenant les conditions de travail fondamentales, comme les délais de dotation liés aux transferts, au personnel surnuméraire et au personnel excédentaire, et le financement local du perfectionnement professionnel.
« Transférer ces questions à la table centrale aurait pour conséquence de supprimer l’autonomie locale, d’affaiblir la capacité de nos unités de négociation à répondre aux besoins et aux circonstances particulières de nos membres, de nos élèves et de nos communautés scolaires », décrie leur déclaration commune.
Autre point de tension : ceux-ci réclamaient des négociations en avance, dès le printemps 2026, ce qui leur a été refusé, expliquent-ils.
« Malgré les nombreuses assurances du ministre de l’Éducation Paul Calandra, selon lesquelles des conventions collectives seraient en place avant la fête du Travail, le personnel enseignant et les travailleurs en éducation de l’Ontario accueilleront les élèves la semaine prochaine en l’absence d’une nouvelle convention. »
En conférence de presse, interrogé sur de possibles perturbations dans les écoles, le ministre de l’Éducation s’est de nouveau voulu rassurant. « Il y a une opportunité pour qu’une entente se fasse entre les syndicats et le gouvernement. Je ne pense pas qu’il y aura de perturbations. Je reste optimiste. »
« Le contrat actuel couvre toujours les travailleurs de l’enseignement (expiré) », a-t-il relativisé, ajoutant n’avoir jamais vu des contrats négociés en avance, avant de se dire « aussi pressé qu’eux que ça soit signé ».