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Deux ans après la fin de l’ACFO London-Sarnia, du renouveau

Temps de lecture : 3 minutes

LONDON – Bientôt deux ans après la disparition de l’Association canadienne-française de l’Ontario de London-Sarnia (ACFO London-Sarnia), les francophones s’organisent. Le Centre communautaire régional de London et le Centre communautaire francophone de Sarnia viennent de s’ajouter au réseau d’action communautaire francophone de l’Ontario (réseau des ACFO).

Les deux organismes ont signé une entente dans ce sens avec l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) en fin d’année 2018. Concrètement, ce sont maintenant eux qui parleront à titre de porte-parole des francophones dans les deux villes.

Nouveaux arrivés dans le réseau, le Centre communautaire régional de London et le Centre communautaire francophone de Sarnia conservent leur nom d’origine. C’est aussi le cas par exemple de l’Association des francophones de la région de York (AFRY) ou encore de La Clé d’la Baie à Penetanguishene.

« Cela ne réglera jamais le problème de la disparition de l’ACFO London-Sarnia », croit Jean-Pierre Cantin, directeur général du Centre communautaire régional de London. « C’est juste quelque chose de différent et une réparation des mandats entre les différents organismes à London. Nous (le Centre) allons prendre certains mandats de représentation et d’action communautaire pour la francophonie de London. Par exemple, les services en établissements et à l’emploi seront assurés par le Collège Boréal. »

À la suite de la fermeture en juin 2017, la vingtaine d’organismes francophones de London s’étaient rencontrés pendant de longs mois pour assurer la transition. « Nous avons accepté de l’AFO d’être le leader pour l’organisation de ces événements », assure M. Cantin du Centre communautaire régional de London.

Ce rôle de leader paraphé par un contrat avec l’AFO comporte cinq responsabilités, dites des « champs d’action » : la capacité d’accueillir les francophones, de les mobiliser, de les concerter, de les représenter, et enfin d’assurer le développement économique communautaire.

L’exemple de Sarnia

À plus de 100 kilomètres de là, à Sarnia, les quelque 2 000 francophones de l’endroit pouvaient il y a deux ans encore se référer à l’ACFO London-Sarnia. La parenthèse de la fermeture est aujourd’hui terminée, estime Tanya Tamilio du Centre communautaire francophone de Sarnia.

« Ça règle le problème de l’ACFO de London-Sarnia. On a identifié un manque lors de la Résistance, avec un besoin de savoir qui fait quoi, qui prend le lead. On s’est dit que le Centre communautaire dont je fais partie devait à Sarnia prendre cette relève. C’est là qu’on a commencé les discussions avec l’AFO, qu’on s’est dit qu’on pouvait répondre aux champs d’action du réseau. »

Les francophones de Sarnia lors de la manifestation du 1er décembre dernier contre les coupes francophones. Gracieuseté : Facebook Centre communautaire de Sarnia

Le Centre communautaire francophone a longtemps fait figure d’exception en tant que seul organisme uniquement basé à Sarnia dans le giron de l’ancienne ACFO. Également membres, le service de garde agréé la Ribambelle ou encore, le Collège Boréal, possèdent des bureaux dans les deux villes.

« Ça va renforcer le centre, et sensibiliser les gens autour nous », poursuit Mme Tamilio. « Ils vont pouvoir savoir ou venir, et avoir de l’information sur les besoins et les politiques. »

L’arrivée du Centre communautaire régional de London et le Centre communautaire francophone de Sarnia font grimper à 16 le nombre d’organismes membres du réseau des ACFO.


POUR EN SAVOIR PLUS :

Un an après la fin de l’ACFO London-Sarnia, le défi de la relève

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