Passer au contenu Passer au pied de page

Élections au Manitoba : « Nous avons le droit à la reconnaissance »

[ENTREVUE EXPRESS]

QUI :

Angela Cassie est vice-présidente de la Société de la francophonie manitobaine (SFM), l’organisme porte-parole de la communauté francophone du Manitoba.

LE CONTEXTE :

Les Manitobains choisiront leur prochain gouvernement le 10 septembre. Ils ont l’option de réitérer leur confiance au Parti progressiste-conservateur du Manitoba et son chef, Brian Pallister, ou passer le flambeau à un des autres partis traditionnels.

L’ENJEU :

L’organisme porte-parole des plus de 40 000 personnes possédant le français comme langue maternelle dans la province veut profiter de la campagne pour faire valoir l’importance de la francophonie et des langues officielles.

« Quels sont les objectifs de la SFM par rapport aux élections provinciales du 10 septembre prochain ?

Nous voulons connaître la position de tous les partis politiques sur les enjeux importants pour les francophones et francophiles. Nous avons envoyé aux quatre partis nos questions. Nous ne voulons pas qu’un gouvernement minimise l’importance de la francophonie au Manitoba.

Justement, quels sont ces enjeux importants pour les francophones et francophiles ?

Il y en a plusieurs, mais nous mettons l’accent sur le service linguistique relié aux services en santé et à l’éducation. Nous avons connu beaucoup de changements ces dernières années, par exemple le poste de sous-ministre adjoint francophone qui a été éliminé.

Nous voulons aussi qu’ils reconnaissent l’importance des immigrants francophones, par ailleurs il faut connaître leurs objectifs sur la question. Ensuite, c’est de savoir si le prochain gouvernement continuera à appuyer les arts et la culture ou au contraire, s’il y aura des compressions. Il y a également la question de la réconciliation avec les populations autochtones, puis la question environnementale qui est aussi très importante pour nous.

Pour finir, dans la francophonie, nous travaillons avec les différents paliers du gouvernement, et nous voulons savoir comment le prochain gouvernement va assurer la relation entre ces différents paliers.

Pour un organisme comme le SFM, quel est l’intérêt que les trois paliers du gouvernement travaillent en harmonie ?

Très souvent, il y a des fonds qui viennent du fédéral, alors ça a beaucoup d’importance pour la communauté. Sinon, nous n’aurons plus de financement rapidement et nous aurons des défis quant à la réalisation de nos projets. Alors, c’est dans notre intérêt de garder cette relation harmonieuse.

La Loi sur l’appui à l’épanouissement de la francophonie manitobaine votée sous le gouvernement Pallister a été tout de même une grande avancée, même s’il y a eu quelques déceptions comme par exemple la suppression du sous-ministre adjoint francophone ou les coupures au Service de traduction. Cependant, les sondages placent le gouvernement sortant favori, êtes-vous rassurée ?

C’est justement pour ça qu’on pose des questions. À sa fondation, le Manitoba est une province bilingue, la francophonie enrichie énormément notre province, est-ce qu’on a des droits qui doivent être respectés ? Oui ! Et nous avons droit à la reconnaissance !

En quoi la suppression du poste du sous-ministre adjoint francophone met-elle en danger les Franco-Manitobains ?

La voix du sous-ministre était importante lorsque le gouvernement prenait des décisions reliées à l’éducation.

Lorsqu’on a des ministres qui parlent le français, ils sont capables de comprendre les problèmes reliés à notre communauté. »

Vous aimez ? Faites-le nous savoir !