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Enjeux francophones: le NPD promet de «finir le travail»

La chef du NPD, Andrea Horwath Crédit image: Maxime Delaquis

TORONTO – Andrea Horwath, chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) de l’Ontario, affirme vouloir donner vie aux projets phares de la communauté francophone. Les Franco-Ontariens en ont assez des promesses libérales brisées, a-t-elle affirmé en marge du dévoilement de ses grandes priorités en vue de l’élection provinciale de juin.

ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER
efgauthier@tfo.org | @etiennefg

Le dévoilement des grandes priorités du NPD ne mettait pas de l’avant les enjeux francophones. Et le slogan dévoilé par la formation politique n’était qu’en anglais. Mais Andrea Horwath s’est quand même mouillée sur les préoccupations des francophones, en marge d’un rassemblement militant organisé à Toronto, le vendredi 23 février.

La chef du NPD de l’Ontario, Andrea Horwath, devant les militants. Crédit image: Étienne Fortin-Gauthier

Questionnée par #ONfr sur ce qui la différencie de Kathleen Wynne en matière de francophonie ontarienne, Andrea Horwath a soutenu qu’elle poserait les gestes nécessaires pour répondre aux besoins des francophones.

«Les libéraux peuvent faire les promesses qu’ils veulent, mais après 15 ans au gouvernement, il faut finir le travail. Je pense que personne ne croit plus les libéraux quand ils disent qu’ils vont donner vie à leurs promesses. Ils ont eu tout le temps pour le faire. Il est temps de choisir un parti qui va faire le travail», a-t-elle lancé.


«Les Franco-Ontariens doivent avoir une belle qualité de vie en Ontario, mais aussi pouvoir vivre en français. Le français est lié à notre histoire, mais aussi à notre avenir» – Andrea Horwath


L’absence de promesses concrètes pour les francophones, dans les priorités dévoilées vendredi, ne devrait pas inquiéter les Franco-Ontariens, assure-t-elle. «Nous allons dévoiler notre plateforme complète avant le déclenchement des élections. On s’est déjà engagé à aller de l’avant avec l’Université de l’Ontario français, puis sur la nécessité de services en français pour les Franco-Ontariens. Les francophones de partout en province doivent aussi pouvoir éduquer leurs enfants en français ou de manière bilingue pour le reste des Ontariens», a-t-elle soutenu.

 

Les priorités du NPD

Alors que les sondages révèlent que les libéraux de Kathleen Wynne sont en difficulté dans l’électorat et que les progressistes-conservateurs se cherchent un chef permanent, le NPD tente d’imposer son message.

Andrea Horwath a rassemblé une poignée de militants à Toronto où elle a annoncé qu’elle ferait des enjeux de santé une de ses priorités. «Les patients attendent un temps interminable pour les soins dont ils ont besoin. Les gens perdent espoir», a-t-elle lancé devant ses militants.

Elle compte s’attaquer aux listes d’attente dans les hôpitaux, adopter un plan d’assurance médicaments universel qui couvrirait l’ensemble des Ontariens et créer un ministère dédié entièrement à la lutte aux problèmes de santé mentale et aux dépendances.

Le NPD ontarien compte aussi augmenter le salaire minimum à 15 dollars de l’heure pour l’ensemble des Ontariens, même ceux actuellement exclus du plan libéral en la matière.

Elle rappelle que son parti mettrait aussi un terme à la privatisation d’Hydro One, compagnie d’électricité qui est en train d’être partiellement privatisée par le gouvernement de Kathleen Wynne.

Andrea Horwath affirme que le NPD ontarien mènera ce printemps la «plus grosse campagne électorale de son histoire».

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Étienne Fortin-Gauthier
Étienne Fortin-Gauthier
efgauthier@tfo.org @etiennefg

Étienne Fortin-Gauthier est journaliste depuis une dizaine d’années. Il a collaboré à plusieurs grands médias canadiens et européens, dont La Presse Canadienne, le quotidien La Presse, l’Agence France-Presse et le groupe de presse L’Avenir (Belgique). Il s’est initié aux dossiers de la francophonie canadienne lors d’un séjour au Réseau francophone d’Amérique, qui travaille de près avec les stations radiophoniques francophones en milieu minoritaire. Étienne est diplômé de l’École des affaires publiques et internationales de Glendon, à Toronto, et du programme bidisciplinaire en communication et science politique de l’Université de Montréal.