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« On a donné aux Franco-Ontariens de l’amour comme ils n’en ont jamais vu », dit Ford

Temps de lecture : 2 minutes

WINDSOR – Les Franco-Ontariens n’ont jamais reçu autant d’amour que durant les quatre dernières années sous son gouvernement, a affirmé Doug Ford vendredi. Le meneur dans les sondages a aussi réaffirmé son engagement d’apprendre le français.

Le chef conservateur a vanté les agissements de sa ministre des Affaires francophones Caroline Mulroney, notamment dans les dossiers de l’Université de l’Ontario français et l’Université de Hearst ainsi que pour la francophonie économique.

« Nous sommes le seul gouvernement réellement dédié aux universités en français de l’Ontario, nous sommes le seul gouvernement à avoir une véritable stratégie économique pour les francophones. Nous avons donné aux Franco-Ontariens de l’amour comme ils n’en ont jamais vu », a soutenu celui qui tente d’obtenir un second mandat à la tête de l’Ontario.

Une affirmation que la cheffe néo-démocrate Andrea Horwath a balayé du revers de la main.

« Il n’était pas prêt à gérer ce qui s’est passé à Sudbury avec l’Université Laurentienne. Il n’a pas démontré d’amour aux Franco-Ontariens. On sait que les Franco-Ontariens sont encore incapables d’obtenir les services publics en français qu’ils devraient recevoir. Le gouvernement n’a posé aucune action pour redresser la barre », a critiqué Mme Horwath, qui était du côté Chatham-Kent pour faire campagne.

Une promesse

Doug Ford avait promis d’apprendre le français en 2018, promesse qu’il a réitérée à de nombreuses reprises dont vendredi.

« Je m’engage toujours à apprendre le français et je sais que nous avons plus de 600 000 francophones en Ontario, je les soutiens », affirme celui qui était en déplacement à Windsor en ce jour 10 de la campagne électorale.

Il ajoute avoir suivi des cours de français à certains moments pendant la pandémie, lorsque c’était possible de se regrouper. Pourtant en octobre dernier, le chef conservateur disait avoir complètement arrêté les leçons en raison de la pandémie.

« Je ne pouvais pas suivre les cours alors que je disais aux autres d’aller en ligne et de suivre des cours. Je ne pouvais pas faire venir mon professeur de français », avait-il dit.

Il n’est toutefois pas le seul, car Steven Del Duca (Parti libéral), Andrea Horwath et Mike Schreiner (Parti vert) ne parlent pas le français. Les chefs disent tous avoir suivi des cours depuis quelques années ou être en train d’en suivre.

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