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La Journée des Franco-Ontariens en sept chiffres

Temps de lecture : 4 minutes

Pandémie oblige, les festivités de la Journée des Franco-Ontariens ont une teneur particulière cette année. Retour en sept chiffres sur ce 25 septembre qui, chaque année, prend un peu plus d’ampleur.

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Dix comme le nombre d’années qui se sont écoulées depuis le 25 septembre 2010, date de la première Journée des Franco-Ontariens. Occasion de célébrer la « communauté francophone de l’Ontario », et son histoire, la Journée des Franco-Ontariens a depuis gagné en popularité dans les écoles, mais aussi parmi les élus.

À Queen’s Park ou devant les municipalités, plusieurs d’entre eux sont présents pour lever le drapeau, symbole de la fierté franco-ontarienne.

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Quarante-cinq années ont passé depuis le premier lever de drapeau franco-ontarien, le 25 septembre 1975, à l’Université de Sudbury. Gaétan Gervais, professeur à l’Université de Sudbury, et Michel Dupuis, élève à cette même université, sont reconnus comme les créateurs de ce drapeau. Depuis le lys blanc et le trille vert sont visibles à des centaines d’endroits de la province.

En 45 ans, le drapeau a gagné ses lettres de noblesse. En 2001, Queen’s Park l’a reconnu comme emblème des Franco-Ontariens grâce à un projet de loi de Jean-Marc Lalonde. Ces derniers jours, le drapeau est devenu l’un des huit emblèmes de la province, sous l’impulsion de la députée Natalia Kusendova.

Michel Dupuis qui hisse le drapeau franco-ontarien devant l’Université de Sudbury le 25 septembre 1975. Crédit image : Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française

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En raison de la COVID-19, la très grande majorité des festivités seront virtuelles pour cette 11e édition de la Journée des Franco-Ontariens. Depuis lundi dernier, du contenu en ligne est diffusé à cet effet. On retrouve 12 émissions sur la force des régions de l’Ontario français intitulées «  Capsules hystériques  » de L’écho.

« Chaque émission correspond à une personnalité franco-ontarienne inspirante, et aussi un coup de cœur régional », expliquait à cet effet Félix Saint-Denis, l’un des chefs d’orchestre de ces capsules, en entrevue pour ONFR+, en début de semaine.

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Comme le fameux deux mètres de distanciation sociale, la consigne donnée aux citoyens pour lutter contre la propagation du coronavirus. En conséquence  : les cérémonies de lever de drapeau dans les écoles, bien que diffusées sur les médias sociaux, seront restreintes à un petit nombre d’élèves.

À l’Université de Sudbury, le lieu mythique du premier lever de drapeau franco-ontarien ne sera pas accessible pour les médias. La cérémonie de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO Ottawa) a été préenregistrée, tandis que du côté de Toronto, l’ACFO locale restreindra aussi son accès lors de la cérémonie de vendredi à 9h.

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Ou plutôt une cinquantaine d’écoles et de groupes communautaires seront visibles pour l’émission virtuelle du grand lever du drapeau franco-ontarien, ce vendredi à 11h.

Seront aussi de la partie :  Céleste Lévis, Damien Robitaille, Julie Kim, Le R Premier, Mélissa Ouimet et Yao, le tout sous la direction artistique de Brian St-Pierre.

Mélissa Ouimet, lors du Gala Trille Or 2019. Crédit image : Stéphane Bédard

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Depuis le 25 septembre 2006, un total de 17 monuments franco-ontarien ont été érigés aux quatre coins de la province. Très souvent, ils sont inaugurés pour la Journée des Franco-Ontariens. Dernier en date : celui de St-Albert dans l’Est ontarien dévoilé le 25 septembre 2019 en présence d’un millier de personnes.

Dans certains cas, les monuments peuvent faire office de « bonbon » gouvernemental aux Franco-Ontariens. Le 25 septembre 2017, l’équipe libérale a rendu public les plans de son monument à Queen’s Park finalement inauguré… le 25 septembre 2018 par le nouveau gouvernement progressiste-conservateur.

À noter qu’il n’y aura pas de nouveau monument inauguré pour l’édition 2020 de la Journée des Franco-Ontariens.

LES «  BONBONS  » OFFERTS LE 25 SEPTEMBRE

2013 : la ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, présente un projet de loi visant à changer le statut du Commissariat aux services en français pour assurer son indépendance.

2014  : le gouvernement alloue 5,9 millions de dollars au soutien des célébrations culturelles soulignant le 400e anniversaire de l’arrivée de Champlain.

2015  : l’Université d’Ottawa est désignée partiellement en vertu de la Loi sur les services en français.

2016  : la nouvelle ministre déléguée aux Affaires francophones, Marie-France Lalonde, dévoile les membres du Conseil de planification chargé de mettre sur pied l’Université de l’Ontario français (UOF).

2017 : pour sa dernière année au pouvoir un 25 septembre, le gouvernement libéral présente les plans du monument pour la francophonie lequel sera érigé devant Queen’s Park.

2018 : le monument est inauguré par la nouvelle équipe conservatrice.

2019 : la ministre aux Affaires francophones, Caroline Mulroney, nomme Glenn O’Farrell comme conseiller en économie francophone du gouvernement Ford.

622 415

C’est le nombre de personnes considérées comme francophones, selon la Définition inclusive de francophone (DIF). Celle-ci inclut ceux « dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais, mais qui ont une bonne connaissance du français comme langue officielle et qui utilisent le français à la maison ».

Les données du dernier recensement publiées par Statistique Canada en août 2016 avaient révélé qu’ils étaient 549 185 dans la province ayant « le français comme première langue officielle parlée ». Toujours d’après l’agence fédérale, quelque 566 965 personnes auraient le français comme langue maternelle.

De son côté, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) fait maintenant référence à 744 000 Franco-Ontariens.

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