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Mort de Jean Malavoy : début de l’enquête publique chargée de faire la lumière

Temps de lecture : 2 minutes

GATINEAU – C’est ce lundi que s’ouvre l’enquête publique ordonnée par le bureau du coroner en chef du Québec sur le décès de Jean Malavoy. Pilier de la francophonie ontarienne, l’ancien directeur général du Muséoparc Vanier et de la Nouvelle Scène est décédé à l’Hôpital de Hull en octobre 2020 des suites d’une chute.

Les audiences présidées par la coroner Me Julie-Kim Godin se poursuivront jusqu’à lundi prochain, au palais de justice de Gatineau (Québec). Objectif : élucider les causes probables et les circonstances entourant ce décès.

La brutale disparition de M. Malavoy, à l’âge de 71 ans, avait surpris et choqué le monde franco-ontarien attaché à ses nombreux services, successivement à la tête de l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français (AAOF), de la Fondation Trillium, du Centre francophone de Toronto, de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et de la Nouvelle Scène.

Un mois avant le drame, la cabane à sucre du Muséoparc Vanier, dont il était directeur général, partait en fumée dans un incendie d’origine humaine, les autorités n’écartant pas la piste criminelle au moment des faits.

Une semaine, 17 témoins

Parmi les 17 témoins qui seront entendus : Marie-Ève Leclerc, sergente-détective des Services de police de la ville de Gatineau, Isabelle Malavoy-Mundle, fille du défunt, Dre Marie-Hélène Folot, cheffe de l’urgence de l’Hôpital de Hull, ainsi que des urgentologues, médecins-cliniciens, infirmières et techniciens, mais aussi des membres du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS).

Une autopsie, des analyses toxicologiques ou d’autres expertises peuvent être pratiquées dans ce type de procédure.

Au terme de son investigation, le coroner rédigera un rapport détaillé dans lequel il exposera les causes et les circonstances qui ont mené au décès et émettra, si nécessaire, des recommandations pour la protection de la vie humaine. Il ne sera pas apte à statuer sur une responsabilité civile ou criminelle.

« Ces recommandations sont issues de l’analyse des causes et des circonstances des décès par le coroner lors de son investigation ou de son enquête publique », précise sur son site web le coroner du Québec, organisme gouvernemental indépendant qui relève du ministre de la Sécurité publique.

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