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Postsecondaire : 2 milliards $ pour l’infrastructure des établissements

OTTAWA – Une enveloppe de 2 milliards $ pour le postsecondaire sera distribuée aux collèges et universités. Ce nouveau « Fonds d’investissement stratégique » pour les établissements aura pour mission de stimuler la recherche.

SÉBASTIEN PIERROZ
spierroz@tfo.org | @sebpierroz

L’annonce dévoilée dans le budget déposé le mardi 22 mars s’étalera sur trois ans à compter de l’exercice financier 2016-2017.

Objectif pour le gouvernement ? « Moderniser » les installations de recherche et de commercialisation affiliés des campus canadiens, mais aussi appuyer des projets réduisant les émissions de gaz à effet de serre et qui « améliorent la viabilité environnementale ».

Pour la vice-présidente de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCEE), Anne Marie Roy, ce besoin d’infrastructure est plus que nécessaire. « On voit souvent dans les universités de petites salles de classes, ou des plafonds qui coulent. »

Le vieux rêve d’une université franco-ontarienne n’entre pas dans les critères d’admissibilité des projets présentés. « Ceux-ci concerne les infrastructures déjà existantes », précise-t-on du côté du ministère des Finances.

Le gouvernement de Justin Trudeau justifie ce coup de pouce aux établissements postsecondaires sur le fait que beaucoup d’entre eux se trouvent « presque à la fin de la vie utile ».

 

Bourses bonifiées

Dans sa volonté ressassée d’aider la « classe moyenne », l’équipe Trudeau bonifiera le montant des bourses d’études canadiennes. Une augmentation de 2000 $ à 3000 $ par année pour les étudiants à faible revenus, et 800 $ à 1 200$ pour les étudiants de famille à revenu moyen.

D’après le gouvernement, plus de 350 000 étudiants seront concernés par la mesure.

« C’est un vrai pas dans la bonne direction », estime Mme Roy. « Cette mesure va alléger le fardeau financier des étudiants, toujours amplifié par la hausse des frais de scolarité. »

Pour le ministre des Finances, Bill Morneau, il s’agit avant tout de faire « la différence entre obtenir un diplôme et décrocher ».

Mais tout n’est pas si rose aux yeux de la FCEE. L’association porte-parole des étudiants canadiens dénonce l’absence d’un financement additionnel pour les étudiants autochtones par l’intermédiaire du Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire (PAENP).

« Le budget a prévu plus de 8 milliards $ pour les communautés autochtones, mais rien pour ce programme », déplore Mme Roy.

À noter que le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) n’a pas été en mesure de retourner nos demandes d’entrevue.

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