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Soccer : « Je suis heureux de revenir », Duhaney-Walker poursuit l’aventure avec l’Atlético Ottawa

Regard tourné vers l'avenir,Tyr Duhaney-Walker a prolongé l'aventure avec l'Atlético Ottawa pour deux ans. Photo : Philippe Lariviere / Atletico Ottawa

[ENTREVUE EXPRESS]

QUI

Tyr Duhaney-Walker, 22 ans, est un défenseur central canadien né à Russell (Ontario) d’une mère brésilienne et d’un père jamaïcain. Formé localement et Franco-Ontarien d’adoption, il a gravi les échelons jusqu’à signer son premier contrat professionnel avec l’Atlético Ottawa en 2023. Issu du programme de développement du club, il s’est imposé petit à petit dans l’équipe première jusqu’à faire partie intégrante de l’équipe championne de Première ligue canadienne en novembre dernier.

LE CONTEXTE

Le 8 janvier 2026, l’Atlético Ottawa a officialisé la prolongation de contrat de Tyr Duhaney-Walker jusqu’à la fin de 2027, deux mois après le sacre de champion de la Première Ligue canadienne. Dans la continuité d’une saison où la jeune garde défensive a été mise à contribution en l’absence d’Amer Didic, depuis parti, le club renouvelle sa confiance en une charnière rajeunie. Duhaney-Walker aura ainsi une carte à jouer aux côtés de Noah Abatneh (21 ans), Sergei Kozlovskiy (17 ans) Loïc Cloutier (21 ans) et Roni Mbomio (20 ans) dont le retour a été également annoncé par le club ottavien ce mardi 13 janvier.

L’ENJEU

Entre blessures, résilience et titre collectif, Tyr Duhaney-Walker raconte son parcours de la saison passée, explique son choix de rester à Ottawa et aborde 2026 avec l’envie de s’imposer durablement dans l’effectif.

« La finale a marqué les esprits, notamment avec des conditions météo extrêmes et un match qui s’est étiré sur près de quatre heures. Avec le recul, qu’est-ce que vous en retenez?

Oui, c’était incroyable. L’atmosphère, c’était quelque chose que personne n’avait jamais vécu. Le fait de gagner dans cet environnement-là, c’est fou. Avec l’équipe qu’on avait, avec le staff, tout le monde impliqué dans ce groupe, c’était très gratifiant de gagner à la fin de la saison. Ça a été une longue saison, avec de bons moments et des moments plus difficiles. La perte d’Amer au début de la saison a été un coup dur, c’était un très bon joueur. Beaucoup de jeunes ont dû prendre plus de place dans l’équipe, mais au final, tout a fonctionné.

Sur le plan individuel, votre saison a été faite de hauts et de bas, notamment à cause des blessures. Quel bilan en tirez-vous?

Individuellement, ça a été un peu difficile avec les blessures la majorité du temps. Je me blessais, je revenais, je reprenais le rythme, puis il y avait une autre blessure. C’était dur mentalement de rester à un haut niveau. Mais j’espère vraiment que cette année, ça ira mieux.

Vous avez choisi de re-signer avec l’Atlético Ottawa. Comment cette décision s’est-elle prise?

J’avais terminé mon contrat de deux ans, donc il y avait d’autres options aussi. Mais Ottawa, c’est la maison. Je suis heureux de revenir, de redonner mes talents à la communauté qui m’a soutenu toute ma carrière. Je suis heureux de revenir et je suis excité pour la Concacaf et pour toutes les choses à venir.

La saison dernière, Tyr Duhaney-Walker a disputé 15 matchs pour un total de 754 minutes en PLC. Photo : Philippe Lariviere / Atlético Ottawa

Quand vous voyez un coéquipier comme Noah Abatneh appelé en sélection canadienne, est-ce que cela vous motive encore plus?

Oui, c’est sûr. J’étais dans la chambre quand Noah a reçu l’appel. C’était incroyable, très excitant. Ça me motive à atteindre ce niveau-là cette année. Même la finale, il y a eu beaucoup de vues. Il y a plus d’attention sur la ligue maintenant. On espère de grandes choses.

Quels sont vos objectifs pendant l’intersaison?

Rester disponible pour le coach. Donner le maximum chaque jour. Faire attention à ce que je mange, à tout ce qui entoure la performance. Je veux toujours être à mon plus haut niveau.

Comment voyez-vous la saison prochaine pour l’Atlético Ottawa, dans un championnat où il y a beaucoup de mouvements de joueurs?

En PLC, il y a toujours beaucoup de mouvements. Des joueurs commencent ici, ils partent, ils reviennent. On perd aussi des leaders, comme Nate (Ingham), qui était un joueur clé pour nous. Ce n’est jamais facile. Mais de ce que je vois, notre équipe va être compétitive cette année. Le but, c’est de gagner. Je pense qu’on va avoir une bonne chance.

La pause est courte cette année avec la Coupe des champions de la Concacaf dès février (contre Nashville). Comment vivez-vous cette reprise rapide?

On a déjà recommencé. On a repris il y a trois jours parce qu’on joue en février. L’intersaison a été courte, mais je trouve que c’est mieux. Tu as moins de temps de repos, tu restes focus, tu te remets tout de suite au travail avec les objectifs à venir. »