Passer au contenu Passer au pied de page

Traductions gouvernementales : Burke veut des changements « sans délai »

Temps de lecture : 2 minutes

TORONTO – Les ratés de la part de l’équipe Ford en matière de traduction inquiètent. Le Commissariat aux services en français aimerait voir le gouvernement corriger le tir.

« Les communications, c’est une priorité principale pour moi, comme je l’ai noté dans mon rapport annuel le mois dernier », a réagi la commissaire, Kelly Burke, dans un échange de courriels avec ONFR+.

« Il s’agit du secteur qui fait face à la plus grande proportion de plaintes. Je m’attends donc à ce que toute communication du gouvernement soit équivalente et sans délai. »

Depuis quelques semaines, les couacs se multiplient dans les communications d’urgence liées à la COVID-19.

Mardi de la semaine dernière, jour de la déclaration du second état d’urgence en Ontario, le communiqué de presse et les détails sur la déclaration d’urgence et l’ordonnance de rester à la maison du gouvernement Ford, un document de 28 pages, n’avaient été émis qu’en anglais.

Quelques jours auparavant, les informations sur la fermeture des écoles par le ministère de l’Éducation n’avaient été données qu’en anglais.

Dans les deux cas, il avait fallu attendre plusieurs heures pour voir les communiqués en français être disponibles.

Autre observation : les points de presse quotidiens du gouvernement de l’Ontario sur l’évolution de la COVID-19, traduits en français depuis le mois d’avril, connaissent des ratés. Depuis quelques semaines, certains d’entre eux ne sont plus traduits.

L’opposition politique réagit

La semaine dernière, ces entorses aux services en français avaient fait réagir le porte-parole néo-démocrate aux services en français, Guy Bourgouin.

« Étant donné l’ampleur de ces mesures d’urgence, c’est inacceptable que le ministère de l’Éducation, le bureau du Cabinet et le bureau du premier ministre ne soient pas capables d’offrir ces informations de façon simultanée et équivalente en anglais et en français », avait-t-il écrit.

Le député Guy Bourgouin. Source : Facebook Guy Bourgouin

« C’est peut-être quelque chose qui a l’air relativement banal lors de cette pandémie de la COVID-19, mais on ne peut pas informer les 744 000 francophones et francophiles quelques heures plus tard que le reste de la population. »

Une quarantaine de plaintes sur la traduction

La commissaire aux services en français, Kelly Burke, reconnaît avoir déjà interpellé le gouvernement lors du dépôt de son rapport annuel en décembre dernier.

« J’ai déjà fait, en décembre, plusieurs recommandations au gouvernement au sujet du manque de préparation et de ressources à l’origine des manquements à fournir des communications en français sans délai. Mon équipe et moi sommes proactifs auprès du gouvernement pour que les recommandations du rapport annuel soient mises en œuvre rapidement. Toutes les options sont sur la table pour résoudre ces enjeux. » 

Et d’ajouter : « On ne peut pas se permettre d’attendre, d’autant plus dans la situation de crise liée à la pandémie que nous vivons. J’encourage tous ceux et toutes celles qui ont une plainte à formuler à ce sujet – ou toute autre lacune dans les services en français – à contacter notre bureau. »

Le bureau de Mme Burke affirme avoir reçu « une quarantaine de plaintes, au total, sur ce sujet de la traduction des communications gouvernementales », dont un total de 36 avant le 30 septembre 2020.

Quelque 431 plaintes avaient été révélées dans le récent rapport annuel de Mme Burke.  

Vous aimez ? Faites-le nous savoir !
+1