Le groupe congolais Jupiter & Okwess partage la scène avec de jeunes Franco-Ontariens. Photo : Amine Harmach/ONFR
Culture

Malgré l’orage et la controverse, le FFO conclut sa 51e édition en force

Le groupe congolais Jupiter & Okwess partage la scène avec de jeunes Franco-Ontariens. Photo : Amine Harmach/ONFR

OTTAWA – Après trois jours de festivités, le Festival franco-ontarien a conclu sa 51e édition samedi soir. Malgré les défis et la controverse, la programmation et la réponse du public ont permis de recentrer l’attention sur la musique francophone et la vitalité franco-ontarienne dans la capitale.

En dépit d’un orage qui a forcé l’évacuation du parc Major’s Hill, à Ottawa, vers 19 h 30 lors de la dernière chanson de la Montréalaise Kamilou, la 51e édition du Festival franco-ontarien s’est conclue samedi soir en beauté.

Le public a pu regagner le site vers 21 h 30 afin d’assister à la clôture du festival, assurée par les prestations du rappeur Kimya et du chanteur Jay Scøtt.

Originaire de Kinshasa et établi à Ottawa depuis 2004, Kimya a partagé avec le public sa passion pour les mots à travers un mélange de slam et de rap engagé.

De son côté, le multi-instrumentiste Jay Scøtt a plongé les festivaliers dans son univers mélancolique, porté par des textes sensibles et des mélodies accrocheuses.

Vendredi soir, le public a également eu droit à une soirée haute en couleur. Le groupe Jupiter & Okwess a envoûté la foule avec ses sonorités congolaises et son groove.

Pour Jupiter Bokondji, chanteur du groupe, les artistes sont avant tout des messagers, des griots comme on les appelle en Afrique. Leur mission est simple : briser les barrières entre les êtres humains, indépendamment de leur origine, de leur race ou de leur couleur.

Un message porté avec force par le groupe, le chanteur n’hésitant pas à quitter la scène pour se mêler à la foule et danser avec elle dans un esprit de communion.

Plus tôt dans la soirée, l’ambiance était déjà survoltée avec LGS (Le Groupe Swing). Mélangeant musique électronique, influences populaires et traditions franco-canadiennes, le groupe franco-ontarien a fait danser la foule grâce à son énergie contagieuse et à ses sonorités festives.

« Chers Franco-Ontariens, faites du bruit. Laissez savoir aux gens que vous existez. »

C’est l’appel lancé par Michel Bénac, chanteur de LGS, à l’issue d’un concert électrisant.

Jeudi soir, l’ouverture du Festival franco-ontarien s’était déroulée sous le signe de l’humour, de la musique et de la résilience. Une soirée rassembleuse qui a donné le ton à cette 51e édition de l’événement qui marque traditionnellement le coup d’envoi de la saison estivale des festivals dans la capitale.

En attendant le bilan officiel que dresseront les organisateurs dans les prochains jours, une chose semble déjà acquise : malgré une semaine marquée par la controverse entourant le partenariat entre le Festival franco-ontarien et Alto – une entente finalement abandonnée quelques heures avant l’ouverture de l’événement -, le public franco-ontarien a répondu présent pour cette 51e édition.