#Francophonie, #Ontario

Médias sociaux et sites web, le français délaissé à Queen’s Park

Image Pixabay

[DOSSIER]

TORONTO – Il ne reste plus qu’une poignée de jours avant le déclenchement de la campagne électorale. En quatre années, la plupart des partis ont bien souvent multiplié les déclarations de bonne intention quant à la francophonie. Certains députés ont gazouillé pour célébrer la Journée des Franco-Ontariens, d’autres ont publié un message Facebook pour se féliciter de la construction d’une école francophone. Reste à déterminer ce que représentent vraiment ces communications en français sur une longue période. #ONfr a mené l’enquête auprès des sites web et médias sociaux des 103 députés présents à Queen’s Park.  

SÉBASTIEN PIERROZ
spierroz@tfo.org | @sebpierroz

Sur les trois variantes choisies (bilinguisme du site web du député, proportion de messages en français ou bilingues sur Twitter ou Facebook), le constat est sans appel. Seules deux députées répondent globalement à des critères parfaitement bilingues dans leur communication: Marie-France Lalonde (Ottawa-Orléans) et Nathalie Des Rosiers (Ottawa-Vanier).

En guise de méthode et pour mieux cerner cette tendance, #ONfr s’est basé sur les messages écrits par les élus durant les trois derniers mois, comprendre la période du 25 janvier au 25 avril 2018.

Le graphique représente la proportion de tweets en français, des députés présents à l'Assemblée législative de l'Ontario. Le graphique disposé sous forme de camembert, contient trois part. La première démontre que 1,8 % des députés ont une bonne utilisation des tweets en français, soit plus de 20 % du total de leur tweets. La seconde part démontre que 5,8 % des députés ont une utilisation moyenne des tweets en français, soit de 5 à 20 % du total de leur tweets. La troisième part démontre que 92,2 % des députés ont une utilisation faible des tweets en français, soit moins de 5 % du total de leurs tweets.
Graphique de la proportion de tweets en français des députés.

Sur ces 90 jours, les deux ministres francophones du gouvernement Wynne ont publié via Facebook et Twitter des messages «au moins en français» dans une proportion supérieure à 40 %.

Les deux députées possèdent par ailleurs un site web bilingue. Ils ne sont que dix sur les bancs de l’Assemblée législative à avoir fait ce choix. Aux côtés de Mmes Des Rosiers et Lalonde, on retrouve cinq autres libéraux (Grant Crack, John Fraser, Peter Milczyn, Glenn Thibeault, et Yasir Naqvi) et trois néo-démocrates (Gilles Bisson, Michael Mantha et John Vanthof).

À noter quelques absents dans cette liste puisqu’on ne retrouve pas, par exemple, l’ancien maire d’Ottawa et député de Ottawa-Ouest-Nepean, Bob Chiarelli. Pas plus que la critique progressiste-conservatrice en matière d’Affaires francophones, Gila Martow. Pour son homologue néo-démocrate France Gélinas, son site web était en construction au moment d’effectuer notre collecte de données.

Le graphique est un histogramme illustrant le sites bilingues en Ontario selon les députés de Queen's Park. La première barre, à gauche, représente le Parti libéral qui a 7 députés sur 55 possédant un site bilingue, soit une proportion de 12,7 %, la seconde barre, représente le Nouveau Parti démocratique qui a 3 députés sur 18 possédant un site bilingue, soit une proportion de 16,6 %. La troisième barre représente le Parti progressiste-conservateur qui n'a aucun député ayant un site bilingue, soit une proportion de 0 %. Enfin, la barre de droite représente les trois députés indépendants, dont aucun n'a un site bilingue, soit 0 %.
Graphique du bilinguisme des sites web des députés provinciaux.

Les chefs de partis Kathleen Wynne et Andrea Horwath, toutes deux auto-déclarées «fières francophiles», possèdent quant à elle un site unilingue… et des communications «très faibles, voire nulles» sur les médias sociaux dans la langue de Molière.

On est loin ici du souhait de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) de créer une culture du bilinguisme des chefs dans la province. «Je suis un petit peu surpris», convient le président de l’organisme porte-parole des Franco-Ontariens, Carol Jolin. «On constate qu’il y a moins de députés qui communiquent en français que de régions désignées (26 au total).»

«Ce qui est désolant, c’est de voir que les chefs de partis, si on inclut Doug Ford, ont des sites web unilingues, et qu’ils ne font pas l’effort de mettre des messages dans les deux langues», croit la politologue du Collège militaire de Kingston, Stéphanie Chouinard, mise au courant de notre étude. «Les libéraux sont au pouvoir, mais on voit qu’hormis les personnes concernées ou dans des circonscriptions à majorité francophone, personne ne fait vraiment l’effort.»

Son statut de «bonne élève» en matière de bilinguisme a beau être bien différent de la grande majorité de ses collègues libéraux, Marie-France Lalonde voit le verre à moitié plein. «C’est dans notre ADN libéral de communiquer dans les deux langues», a-t-elle martelé au micro d’#ONfr. «Il faut explorer comment on peut s’améliorer, mais on a une bonne présence francophone déjà.»

Les différentes communication du député Peter Milczyn, alors qu’il était adjoint parlementaire à la ministre déléguée aux Affaires francophones, en 2016. Archives #ONfr

L’ancien adjoint de la ministre des Affaires francophones est un cas éloquent. En 2016, #ONfr avait interpellé Peter Milczyn sur son manque de communication bilingue dans ses messages sur les médias sociaux. Bon joueur, le député d’Etobicoke-Lakeshore avait promis de «corriger le tir» et «faire rayonner la francophonie à Toronto». Deux ans plus tard et bien qu’il ne soit plus à ce poste d’adjoint, sa communication est restée profondément unilingue sur Facebook et Twitter.

Mais comment un député peut-il obtenir un site bilingue? Seule la direction du Parti libéral a répondu à #ONfr. «Si un membre ou candidat décide d’avoir son site en français, il doit pouvoir s’assurer d’avoir les ressources au sein de son bureau pour pouvoir alimenter et mettre à jour son site régulièrement», fait savoir le parti au pouvoir, dans un échange de courriels.

 

Du chaud et du froid pour les néo-démocrates

Comme à leur habitude lorsqu’il s’agit de francophonie, les néo-démocrates soufflent le chaud et le froid. Car avec trois de ses 18 députés possédant un site bilingue, le parti fait mieux que les deux autres proportionnellement. On pourrait penser sans problème que sans le désagrément du site web de France Gélinas, le résultat aurait été meilleur.

Sauf que ces résultats encourageants ne suivent pas lorsqu’il s’agit d’afficher des messages bilingues sur leurs pages personnelles. Prompte à dégainer sans relâche contre les libéraux, Mme Gélinas ne gazouille que très occasionnellement dans la langue de Champlain. Gilles Bisson, lui, n’a écrit qu’un gazouillis en français en trois mois.

Interrogée par #ONfr sur le sujet, la députée de Nickel-Belt se défend. Pour elle, les ressources ne sont pas les mêmes pour les partis d’opposition que pour les députés du gouvernement. «Si tu es dans le parti au pouvoir, tu as accès à de la traduction, mais les oppositions n’ont pas les mêmes ressources. Ce n’est pas juste! Il faut que les députés puissent communiquer avec ceux qu’ils représentent.» La solution pour elle: plus de ressources de la part de l’Assemblée législative pour aider à publier des messages dans les deux langues.

La néo-démocrate et critique aux Affaires francophones pour son parti, France Gélinas. Archives #ONfr

«Ça ne coûte pas tant, c’est une excuse un peu facile», analyse Mme Chouinard. «Les partis pourraient assurer facilement la traduction avec une personne-ressource aux communications.»

Les résultats interviennent quelques jours après que le parti orange eut oublié de dévoiler sa plateforme en français.

 

Les progressistes-conservateurs, en attendant mieux

Une fois n’est pas coutume, les progressistes-conservateurs sont à la traîne des autres partis au niveau des communications bilingues. Un fait tout de même: le parti de Doug Ford n’occupe pas les circonscriptions situées dans les gros bassins francophones. Une différence dès lors avec les libéraux, très représentés dans la région d’Ottawa, et les néo-démocrates, dans le Nord.

La porte-parole en matière d’Affaires francophones pour le parti, Gila Martow, sauve l’honneur avec environ 10 % de communications en français sur les médias sociaux. Une exception.

«Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, mais c’est vrai qu’il y a encore du pain sur la planche», avertit M. Jolin. «Doug Ford nous avait dit qu’il prendrait des cours de français.»

Une image du site web du Parti progressiste-conservateur où apparaît Doug Ford. Capture écran: Site web Parti PC

La coupe pourrait être même pleine, quand on considère que la publication de ces résultats intervient au lendemain d’un autre constat amer. Celui que le site du parti est redevenu unilingue sous l’ère de Doug Ford, après de timides, mais réelles, ouvertures à une traduction avec le précédent chef, Patrick Brown.

«C’est un bilan décevant. Cela démontre un manque de sensibilisation dans l’équipe de communication du parti», souligne Mme Chouinard. «On aura peut-être des surprises si la candidate francophone dans Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard, est élue.»

 

Le «Far West» au niveau des lois

Si ces résultats sont moribonds pour la francophonie, c’est peut-être aussi que les lois ne suivent pas. Très rares sont aujourd’hui les députés ne possédant pas une page Facebook ou un compte Twitter personnel. Mais la Loi sur les services en français (LSF), votée en 1986, tarde à suivre cette nouvelle réalité.

«La LSF ne se base pas sur les communications des partis politiques sur les réseaux sociaux. En fait, tout ce qui se passe sur la toile lui échappe», souligne Mme Chouinard. «Cet enjeu devrait être pourtant pris par les cornes.»

En clair, les députés, étant aussi ministres, tant au fédéral qu’en Ontario, ont l’obligation d’informer adéquatement la population dans les deux langues, sous peine de contrevenir à la loi. Une directive qui n’existe pas pour les simples élus, et leur page personnelle. «C’est encore le Far West, à ce niveau», résume Stéphanie Chouinard.

Le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, Carol Jolin. Archives #ONfr

Une loi pour régler les problèmes? Ce n’est pas tant l’avis de l’AFO. «La Loi sur les services en français est là depuis des années, mais c’est encore difficile de la faire appliquer. Je suis plus pour un travail de sensibilisation avec les élus, notamment en les rencontrant», glisse M. Jolin.

Quelque 124 élus, la plupart des nouveaux-venus, seront présents sur les bancs de l’Assemblée législative, après les élections du 7 juin. «Nous allons surveiller ça», conclut le président de l’AFO.

 

Article écrit avec la collaboration de Jean-François Morissette

 


POUR EN SAVOIR PLUS:

Le français disparaît du site web du Parti PC

Un départ unilingue pour les néo-démocrates

Un manque de français sur les sites web des partis politiques

 

Résultats détaillés obtenus par #ONfr

DÉPUTÉ Site web Écrit en français sur Twitter Écrit en français sur FB
Laura Albanese, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Teresa Armstrong NPD unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Ted Arnott, PC unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Granville Anderson, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Robert Bailey, PC Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Yvan Baker,  LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Christian Ballard, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Toby Barret, PC Unilingue Nulle ou très faible Non trouvé
Lorenzo Beradinetti, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Gilles Bisson, NPD Bilingue Nulle ou très faible Occasionnelle
James Bradley, LIB Unilingue Compte inactif Compte inactif
Patrick Brown, indépendant Site introuvable Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Sarah Campbell, NPD unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Michael Chan, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Bob Chiarelli, LIB Unilingue Nulle ou très faible Occasionnelle
Raymond Cho, PC Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Steve Clark, PC Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Lorne Coe, PC Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Mike Colle, LIB Unilingue Compte inactif Nulle ou très faible
Michael Coteau, LIB Unilingue Nulle ou très faible nulle ou très faible
Grant Crack, LIB Bilingue Utilisation trop faible Bonne
Dipka Damerla, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Bob Delaney, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Steven Del Luca, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Nathalie Des Rosiers, LIB Bilingue Excellent Excellent
Vic Dhillon, LIB Unilingue Utilisation trop faible Nulle ou très faible
Joe Dickson, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Han Dong, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Brad Duguid, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Vic Fedeli, PC Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Catherine Fife, NPD Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Daniel Flynn, LIB Unilingue Compte inactif Nulle ou très faible
Cindy Forster, NPD Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
John Fraser LIB Bilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Jennifer French, NPD Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Wayne Gates, NPD Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
France Gelinas, NPD En construction Occasionnelle Bonne
Michaelle Gravelle, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Lisa Gretzky, NPD Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Michael Harris, Indépendant Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Ernie Hardeman, PC Unilingue Utilisation trop faible Nulle ou très faible
Percy Hatfield, NPD Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Randy Hillier, PC Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Ann Hoggarth, LIB Unilingue Utilisation trop faible Nulle ou très faible
Andrea Horwath, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Mitizie Hunter, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Helena Jaczek, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Sylvia Jones, PC Unilingue Nulle ou très faible Utilisation très faible
Sophie Kiwala, LIB Unilingue Occasionnelle Nulle ou très faible
Monte Kwinter, PC Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Marie-France Lalonde, LIB Bilingue Excellent Excellent
Jeff Leal, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Dave Levac, LIB Unilingue Nulle ou très faible Utilisation trop faible
Tracy MacCharles, LIB Unilingue Nulle ou très faible Utilisation trop faible
Jack MacLaren, Indépendant Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Lisa MacLeod, PC Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Harinder Malhi, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Armit Mangat, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Michael Mantha, NPD Bilingue Occasionnelle Occasionnelle
Cristina Martins, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Gila Martow, PC Unilingue Occasionnelle Occasionnelle
Deb Matthews, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Bill Mauro LIB Unilingue Nulle ou très faible Introuvable
Jim McDonell, PC Unilingue Compte inactif Nulle ou très faible
Kathryn McGarry, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Eleanor McMahon LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Ted McKeekin, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Monte McNaughton, PC Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Peter Milczyn, LIB Bilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Norm Miller, PC Unilingue Nulle ou très faible Introuvable
Paul Miller, NPD Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Reza Moridi, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Julia Munro, PC Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Indria Naidoo Harris, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Yasir Naqvi, LIB Bilingue Occasionnelle Nulle ou très faible
Taras Natyshak NPD Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Rick Nicholls, PC Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Sam Osterhoof, PC Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Randy Pettapiece, PC Unilingue Nulle ou très faible nulle ou très faible
Shaffiq Qaadri, LIB Unilingue Utilisation trop faible Utilisation trop faible
Arthhur Potts, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Lou Rinaldi, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Romano Ross, PC Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Liz Sandals, LIB Unilingue Compte inactif Compte inactif
Peggy Sattler, NPD Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Laurie Scott, PC Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Mario Sergio, LIB Unilingue Utilisation trop faible Non trouvé
Todd Smith, PC Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Charles Sousa, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Peter Tabuns, NPD Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Harinder Takhar, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Monique Taylor, NPD Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Glenn Thibeault, LIB bilingue Occasionnelle Occasionnelle
Lisa Thompson, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
John Vanthof, NPD Bilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Daeine Vernile, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Bill Walker, PC Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Jim Wilson, PC Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Soo Wong, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Kathleen Wynne, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
John Yakabuski, PC Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
Jeff Yurek, PC Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible
David Zimmer, LIB Unilingue Nulle ou très faible Nulle ou très faible

Notes: L = Parti libéral, NPD = Nouveau Parti démocratique, et PC = Parti progressiste-conservateur

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Sébastien Pierroz
Sébastien Pierroz
spierroz@tfo.org @sebpierroz

Natif d’Annecy dans les Alpes françaises, Sébastien Pierroz obtient une maîtrise d’histoire de l’Université Paris Panthéon-Sorbonne en 2007. Après avoir travaillé pour Le Reflet dans l’Est ontarien, puis L’Express d’Ottawa, Sébastien rejoint l’équipe d’#ONfr au Groupe Média TFO en janvier 2015.