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Que se passera-t-il dans la francophonie canadienne en 2026?

La secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie à Paris en 2024. Photo : Rudy Chabannes/ONFR

Premières pierres du village francophone à Aurora, 40 ans de la Loi sur les services en français, Sommet de la Francophonie en Asie du Sud-Est, centenaire de l’Association canadienne-française de l’Alberta, Sudbury en mode solution sur les services en français… Voici cinq dossiers qui retiendront l’attention en cette nouvelle année.

Coup d’envoi des travaux du village francophone à Aurora

À Aurora, une petite révolution est en marche. La construction d’un village francophone doit débuter dans les prochaines semaines. À terme, les résidents auront ici accès à des services dans leur langue. Le projet, unique en son genre en Ontario, comprend des logements, un carrefour communautaire, ainsi qu’un foyer de soins de longue durée de 160 lits.

Cette initiative, portée par la Communauté du trille blanc, a été rendue possible grâce à l’achat d’un terrain provincial de 40 hectares à une heure de route au nord de Toronto sur lequel la construction se fera en plusieurs phases, avec de premiers bâtiments sur pied dans un horizon de sept à dix ans.

Une partie de la parcelle sur laquelle commence la construction. Photo : gracieuseté de Jean Bouchard

La Loi sur les services en français, 40 ans plus tard

Adoptée à l’unanimité le 18 novembre 1986, la Loi sur les services en français est entrée en vigueur en 1989. Née de l’abnégation de la communauté et portée par le ministre des Affaires francophones de l’époque, Bernard Grandmaître (décédé l’an dernier), elle grave dans le marbre le droit pour les francophones de l’Ontario d’obtenir des services gouvernementaux dans leur langue.

L’Assemblée de la francophonie est en train d’évaluer comment célébrer ce 40e anniversaire qu’elle considère comme un « jalon important », coïncidant avec le 5e anniversaire de sa modernisation en 2020.

Bernard Grandmaître, père de la Loi sur les services en français.

L’Ontario au Sommet de la Francophonie au Cambodge

La province se prépare à retrouver le Sommet de la Francophonie à l’automne prochain. Après Djerba, Paris, cap cette année sur Phnom Penh, la capitale du Cambodge, à moins que les tensions avec le pays voisin, la Thaïlande, ne contrarient ce plan. Des affrontements frontaliers avaient éclaté l’été dernier avant d’aboutir à un fragile cessez-le-feu signé cet hiver.

Dans ce royaume niché au cœur de la péninsule indochinoise et qui compte 400 000 locuteurs du français – soit 3 % de sa population -, le Sommet de la Francophonie sera particulièrement scruté avec la possible intégration du Manitoba comme membre observateur, mais aussi l’analyse des progrès réalisés en matière de numérique, d’éducation et de développement économique. Il sera aussi question d’élire un nouveau secrétaire général à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie. Qui succédera à la Rwandaise Louise Mushikiwabo? Réponse dans quelques mois.

Le pavillon de l’Ontario au précédent Sommet de la Francophonie, à Paris en 2024. Photo : Rudy Chabannes/ONFR

Un comité sur les services en français à Sudbury

Enfin un Comité sur les services en français à la Ville de Sudbury! La cité du nickel en prend tout droit le chemin en 2026. Elle emboite ainsi le pas à plusieurs autres municipalités comme Ottawa et Toronto, en entamant une révision de sa politique sur les services en français, dont la version finale devrait être présentée cette année au conseil municipal.

Objectif : mieux cerner les besoins des Franco-Sudburois qui représentent un quart de la population. Le maire estime que les recommandations qui en émaneront permettront d’améliorer la situation. L’ACFO de Sudbury également.

Le conseil municipal de Sudbury. Photo : extrait de la chaîne YouTube du Grand Sudbury

Les Franco-Albertains célèbrent les 100 ans de l’ACFA

Il y a 100 ans naissait l’Association canadienne-française de l’Alberta, un organisme porte-parole des francophones de cette province de l’Ouest. Les festivités, qui ont commencé dès le mois de décembre dernier, se poursuivront tout au long de 2026 avec entre autres la création d’une grande œuvre collective composée de 100 toiles réalisées lors d’ateliers à travers la province.

Conçue en collaboration avec le Centre d’arts visuels de l’Alberta, cette mosaïque de la francophonie albertaine sera ensuite exposée.